‘‘Article 15’’ : des mamans kinoises se lancent dans la restauration

‘‘Article 15’’ : des mamans kinoises se lancent dans la restauration

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Il a beau ne point être inscrit dans un texte légal connu, le fameux article 15, largement répandu dans la conscience collective des kinois et même des congolais, reste en vigueur dès lors que chômage et impaiement font rage au Congo-Kinshasa. Ce, alors que la vie n’a de cesse de devenir plus cher notamment, avec des hausses du prix des biens et services. ‘’Débrouillez-vous ‘’. Voilà ce que dicte cet article pour quiconque se retrouve dans le pétrin. Les femmes ayant à leur charge des enfants face à l’insécurité financière de leur famille n’ont de cesse, en bonne mère, de multiplier des stratégies afin de ramener de l’argent pour faire tourner avec ou sans homme leur maisonnée. Vente ambulante, commerce des friperies, … Voilà une série d’activités dans lesquelles s’illustrent les mamans kinoises aux fins de tenir. Au nombre de ces dernières, il sied d’épingler la restauration à faible coût, c’est-à-dire, des gargotes communément appelées Malewa par les kinois.

Il suffit de faire un petit tour à traves la Ville-Province de Kinshasa pour se rendre compte combien pullulent ces Malewa. Les femmes exercent ce métier malgré beaucoup de difficultés de divers ordres notamment, physique, puisqu’il faille se réveiller très tôt, psychologique et logistique, parce qu’il faut gérer enfants à la maison et les clients lors des services,…C’est là des détails confiés par une des ces femmes prénommée Judith, croisée au Quartier Don Bosco, dans la commune de Mont Ngafula. Pour madame Naomi, collaboratrice de madame Judith, ‘‘le qui cherche’’ n’est pas mauvais mais comme pour les mamans la famille prime sur tout, la pratique de ce métier doit se faire après les travaux ménagers.

Quid de l’hygiène ?

C’est une évidence pour les experts du domaine, savoir que la nourriture contribue à la bonne santé mais, aussi, qu’elle peut être à la base de bien de maladie dès lors que les principes élémentaires d’hygiène ne sont pas respectées. La restauratrice Judith répond à cette question que le respect de l’hygiène est une chose inculquée dans la vie de tout homme, surtout des femmes. Ainsi, seules celles qui ont manqué d’intégrer ces principes peuvent, dans la restauration, faire preuve de laisser-aller. Sur la même lancée, elle explique que la clientèle dans cette entreprise est plus attirée par la propreté plutôt que de prendre des risques en se remplissant le ventre auprès d’une personne pour qui l’hygiène n’est qu’une fable.

Perside Mpusi

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