Le 17, mais… !

Le 17, mais… !

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C’est reparti pour les répétitives séances de cogitations dans les cercles de l’élite congolaise sur une problématique autre, cette fois, de l’habituel casse-tête électoral. Un bref coup d’œil dans les agendas ce mercredi 16 mai 2018 laisse transparaitre que le pays est à l’aube de vivre, revivre même, un jour historique. Il s’agit pour aller droit au but du 17 mai. Pour ceux qui ont vécu l’avant 1997 comme ceux qui maitrisent le jeu et enjeux politiques de l’après 97 à ce mai 2018, des questions bien particulières se posent. D’abord, qu’est-ce que cette date signifie pour la conscience nationale ? Est-ce la fin du bonheur pour Mobutu et ses caciques dont plusieurs se tapent la part du lion dans le régime actuel ? Est-ce cette libération qu’attendaient impatiemment les congolais, zaïrois de l’époque, suite à la déception du semblant de démocratisation dont le glas avait été sonné par Mobutu Seseko lui-même un certain 24 avril 1990 ? Certains nationalistes aimeraient même que l’on se pose la question de savoir si ce n’était pas le début des cauchemars insufflés par le tandem Rwanda-Ouganda qui ont signé une entrée en force aux côtés des ‘’Kadogo’’ ? D’autres disciples des Lumumba et Cie veulent que la réflexion soit poussée plus loin, en posant la question de savoir si ce n’était pas que la poursuite de l’ingérence des multinationales et des occidentaux sur le sommet même de l’Etat congolais ? A tout dire, bien intelligent celui qui saura démêler les liens étroits qu’ont ces préoccupations qui se compénètrent de par leur nature.

Quoi qu’il en soit, à 21 ans de 1997, année de l’entrée de l’Alliances des Forces Démocratiques pour la Libération –du Congo-, AFDL, et la fuite de Mobutu estampillé dictateur de la deuxième République au pays donc museleur patenté des libertés fondamentales des citoyens, il faut dire que l’heure est propice au bilan. Cela, avec une et une simple question : le Congo-Kinshasa d’aujourd’hui est-il mieux que le Zaïre d’hier ?

C’est dans l’exercice de répondre à cette interrogation que les Romains s’empoignent. Simple image car, il n’y a pas des romains dans l’agora politique de la RDC même si volontiers l’on pointerait des Césars et des Brutus. En effet, loin de la petite boutade, il sied de souligner que le bilan qui s’effectue de ces 21 années après Mobutu est très teinté de ‘’c’est selon’’ car, manifestement, résultant non forcément de la raison ou la logique mais, plutôt, des couleurs politiques et de la proximité ou non de la mangeoire. Soit !

A lire la carte du ciel congolais et les péripéties de la vie sociale, bien d’âmes s’accordent aisément à dire qu’il n’y a pas eu régression. Jusque-là, le pays a fait du surplace en politique, des avancées en économie. Mais, par-dessus tout, le Congo-Kinshasa risque de faire un sérieux retour en arrière si l’impasse électorale actuelle, née des dessous de la non-organisation des élections en 2016 alors que le mandat du Chef de l’Etat prenait fin, ne trouvait pas d’issue. Les urnes par des élections crédibles, transparentes et apaisées sont le lieu de l’exorcisme de l’obscurantisme qui comme un brouillard rend difficile de lire les avancées et les reculs. Le peuple, d’ailleurs, attend ce rendez-vous pour dire son bilan via le verdict des urnes. N’est-ce pas vrai ? Donc, demain c’est le 17 mai. Seulement, il sera émaillé des mais…

La Pros.

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