Ce vendredi au Palm Beach, l’artiste Maguy Kalomba dénonce la violence faite à la femme à travers la pièce «Transes infernales»

Ce vendredi au Palm Beach, l’artiste Maguy Kalomba dénonce la violence faite à la femme à travers la pièce  «Transes infernales»

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Pour la première fois depuis sa création, le centre culturel Palm Beach accueille, ce vendredi 18 mai 2018, un spectacle de théâtre classique. “Transes infernales ” est le titre principal de la pièce qui sera présentée aux amoureux de l’art dramatique. Sur scène, elle sera présentée par des artistes professionnels issus de l’Institut National des Arts, INA. A cette occasion, le journal La Prospérité a rencontré la comédienne Maguy KALOMBA qui assure la mise en scène de cette pièce. Expérimentée, créative et très engagée dans la thématique, Maguy KALOMBA est une dame qui a réussi à imposer son nom dans l’art dramatique en République Démocratique du Congo. Avec plus de 20 ans de carrière artistique, elle reste engagée pour les causes justes dans la société. Le théâtre classique est son créneau majeur. Très talentueuse, la vedette, qui revisite à nouveau la scène, a retracé son parcours et  a donné la quintessence de la pièce “Transes infernales “, qui dénonce les violences faites à la femme au pays de Lumumba. 

Découvrons-la:

C’est depuis combien de temps êtes-vous dans le monde de l’art dramatique?

MAGUY KALOMBA: Ça fait plus de vingt ans que je suis comédienne et il y a peu metteur en scène. Au-delà de l’art de scène, je dirige aussi «Mapend’O Culture qui est une Asbl et cela depuis 2005. 

Pouvez-vous nous raconter votre histoire avec le théâtre ?

MK: L’art dramatique est une passion pour moi. Pour apprendre, approfondir ma connaissance dans le théâtre, je suis d’abord allée à l’Institut National des Arts et Spectacles, INAS où J’ai fais mes études secondaires  jusqu’à obtenir mon diplôme d’Etat. Par la suite, j’ai continué au niveau supérieur à l’INA pour perfectionner mon talent afin de devenir une professionnelle. C’est là que j’ai obtenu mon titre de graduat en art dramatique. C’est en 1994 que tout commence après mes études. En quelques lignes, retenez que je suis passée par l’Ecurie Maloba où j’ai évolué auprès de Mutombo Buitshi, Nono Bakwa et Jean Shaka. Dans cette compagnie, j’ai tenu quelques rôles principaux. J’ai participé et joué dans plusieurs pièces telles que: “Le baron de Binza”, “Mourir en Europe”, “Son et lumière pour Patrice Emery Lumumba», “Arrêt Cardiaque”, “L’enfer et le paradis”, ainsi que dans la pièce “Rions plus rions moins”. J’ai aussi participé à des ateliers, stages artistiques et des créations internationales en RDC, au Cameroun, au Bénin, en France, en Belgique, en Suisse, en Italie, en Allemagne, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, en Centrafrique, au Mali et au Congo-Brazza, Rwanda et  Burundi. Bref, j’ai sillonné le monde pour défendre toujours mon art et surtout la culture congolaise, à travers le théâtre.

Que peut-on retenir de la pièce “Transes infernales ” que vous allez présenter ce 18 mai au Palm Beach ? 

MK: Dans la pièce, nous dénonçons les violences et les injustices dont la femme est victime. En résumé, il s’agit d’une histoire d’une personne au nom de Masiki qui vit dans une communauté où la femme n’a droit ni à la parole, ni au choix personnel, ni à l’éducation. Son malheur a commencé dès son retour au village après un séjour en ville où elle a découvert que la femme était un être humain à part entière, avec des désirs, des choix, des libertés. En voulant changer les choses dans son village, elle se retrouve seule contre tous. Et brisée de son rêve, son père la marie précocement à un vieux “buana” qu’elle va tuer après avoir été violée. A la fin, elle va tuer le bébé qu’elle a eu dans cette union forcée. Vraiment, un spectacle attrayant et intéressant  à découvrir.

Pourquoi avez-vous choisi ce moment pour la présenter au public kinois?

MK: Il n’y a pas un moment précis pour présenter une pièce de théâtre généralement. Nous jouons avant tout pour divertir le public, mais aussi pour apporter un message. Le sujet que nous abordons est  et reste d’actualité. La question du genre nous concerne tous. Tant que le monde existera, cette question subsistera et nous ne cesserons d’en parler.

Qui est l’auteur de cette pièce en question ?

MK: “Transes infernales “ est une pièce écrite par Nono Bakwa, un artiste comédien congolais. Et moi, j’ai assuré sa mise en scène. Mais, c’est un travail d’équipe.  Il faut retenir qu’on en est déjà à une vingtaine de représentations, depuis qu’elle a été créée l’année passée.

Avez- vous un message particulier à adresser aux amoureux du théâtre ?

MAGUY KALOMBA: Merci à toute l’équipe dirigeante du centre culturel Palm Beach pour la confiance. Et plus particulièrement à son Président Directeur Général, Mr. Thierry Kabamba pour l’initiative. J’invite le public kinois à revenir, comme au bon vieux temps, au bon spectacle. Parce que nous créons d’abord pour le peuple congolais, avant d’exporter nos créations vers l’étranger. Mon souci est que chaque congolais ait accès au théâtre de qualité. Parce que nous sommes capables de le leur donner. Nous allons lutter pour que les congolais y comprennent. Malgré les difficultés dont on fait tous face, on peut toutefois s’offrir un divertissement sain. De la même manière que le football (surtout étranger qui draine du monde),  de la même manière aussi, nous voudrions que le théâtre classique draine du monde dans notre pays. Alors je dis, pour ce vendredi 18 mai, tous au théâtre, au Palm Beach. Merci!

Propos recueillis par Jordache Diala

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