M17 et nouvelle libération de la RDC à travers les urnes. Augustin Kikukama : ‘’le peuple congolais n’a besoin que des élections’’

M17 et nouvelle libération de la RDC à travers les urnes. Augustin Kikukama : ‘’le peuple congolais n’a besoin que des élections’’

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Vingt et un an après, les congolaises et congolais ont encore célébré hier, jeudi 17 mai 2018, la libération  de la République Démocratique du Congo de la dictature du Maréchal Mobutu par Mzee Laurent- Désiré kabila. En marge cette commémoration, le Mouvement du 17 Mai, M17, conduit par son Secrétaire Général, Augustin Kikukama, a organisé une messe d’action de grâce ce même jeudi 17 mai 2018, à la cathédrale Notre Dame de Fatima à Kinshasa. Une véritable opportunité saisie par le M17 afin de se rappeler de la bravoure, de l’héroïsme de Kadogos conduits par Mzee L-D. Kabila. Pour Augustin Kikukama, l’heure a sonné pour matérialiser les vœux et souhaits de Mzee, qui exigent au peuple congolais de se rendre maître des richesses et patrimoines de la République. Fustigeant la gestion calamiteuse de tous ceux se qui se sont succédés au pouvoir et de l’opposition plurielle qui profite de toute occasion offerte par ceux qui sont aux affaires pour brouiller le vrai sens du combat de Mzee, le Secrétaire Général  du M17 met le cap sur le rendez-vous du 23 décembre 2018, ‘’pour mettre hors de nos institutions républicaines ceux qui entretiennent notre misère’’, question de doter les congolais d’une nouvelle libération 21 ans après la fin de la dictature. Dans son discours, ci-après, prononcé à l’occasion de cette commémoration de la libération nationale, Augustin Kikukama rappelle que ‘’le peuple congolais n’a besoin que des élections. C’est notre cheval de bataille. C’est le socle de la victoire du peuple sur ses oppresseurs, afin d’assurer une rupture avec un régime qui a ressuscité les antivaleurs qui étaient mis en terre le 17 Mai 1997’’. Pour ce faire, il en appelle à la sensibilisation, la conscientisation et d’éducation des congolaises et congolais afin de les orienter à maitriser le sens des élections et ainsi voter utile. Que ce vote, martèle-t-il, soit pour le changement et la rupture. Et non pour les intérêts individuels égoïstes mais pour la bonne gouvernance.

 

Discours du Secrétaire Général Augustin KIKUKAMA à l’occasion de la journée du 17 Mai 2018

17 Mai 1997 – 17 Mai 2018, voilà aujourd’hui 21 ans depuis que nos jeunes KADOGO étaient enrôlés, armes à la main pour répondre à la violence du régime dictatorial du défunt Maréchal Mobutu finissant qui gouvernait par défis de se maintenir au pouvoir, pourtant décrié par le peuple congolais.

Au fait, il y a 21 ans que Mzee Laurent-Désiré KABILA a conduit de main de maitre cette lutte qui a mené tout un peuple à la victoire face au régime oppresseur. Plusieurs volontaires se recrutaient village après village dans le seul objectif d’administrer le coup de grâce à un régime qui a entretenu la misère durant 32 ans à un peuple congolais réputé pacifique naturellement. Mais paradoxalement, sous ce même régime dictatorial tant décrié, ce peuple s’est baigné dans la corruption, impunité, les détournements des fonds publics, et assassinats des paisibles citoyens. Le Zaïre a connu des monstruosités indescriptibles. Des citoyens étaient massacrés, tués nuits et jours. Donc la vie humaine n’avait plus de sens. Elle n’était plus sacrée.

Chers Camarades,

Nous voici aujourd’hui réunis dans cette magnifique église; Notre Dame de FATIMA pour prendre date, pour se rappeler de la bravoure, de l’héroïsme de nos jeunes KADOGO conduit par Mzee Laurent-Désiré KABILA. Ces jeunes gens qui ont fait le pied, arme à la main traversant des longues distances et d’autres qui sont tombés, sur le chemin du combat pour la liberté, pour l’émancipation du peuple congolais, pour notre dignité et notre épanouissement.

Ces KADOGO pensaient bien faire. S’enrôler dans l’armée de libération, Sacrifier leur jeunesse et Mourir  pour certains au front pour nous léguer un pays Libre et Démocratique. Tel que nous le proclamons tout haut en chantant l’hymne national: ‘’… Nous bâtirons un pays plus beau qu’avant dans la paix…’’, et non un pays aujourd’hui regorgeant une caste de privilégiés, là où la majorité de la population croupi dans la misère la plus totale.

Et pour preuve, nos frères et sœurs fonctionnaires qui ont choisi de servir notre pays, n’ont pour rétribution que le salaire de misère. Les policiers et militaires n’ont de solde que paie malheureux. Et même les voyageurs des transports en commun qui se mettaient en rang dans le respect de l’autre pour attendre les bus et taxis, sont retombés dans l’anarchie et le désordre au mépris des agents de l’ordre public. Aujourd’hui la pagaille a repris !!

Alors qu’à l’avènement du 17 Mai 1997, le peuple s’était senti libéré, les agents de l’ordre veillaient réellement à la sécurité des paisibles citoyens. Les tracasseries routières, ni des services spécialisés n’étaient plus une préoccupation ni un cauchemar du peuple car ces services exécutaient bien leur travail et étaient vraiment au service et à la protection du peuple.

J’ai encore frais dans ma mémoire, l’attitude que les jeunes de l’intérieur du pays affichaient lors de leur mobilisation. Nombreux étaient fiers de travailler dans les déférentes structures de l’Etat. C’était une fierté pour eux de servir leur pays, de devenir les gardiens, protecteurs de la nation toute entière et non pas les bourreaux de ces compatriotes.

Chers Camarades,

Je ne suis pas ici pour rappeler le passé glorieux de notre pays, où tout un peuple était debout, fier d’être congolais. Permettez-moi d’ouvrir une parenthèse dans le cadre de la réminiscence de l’histoire de notre chère patrie, la seule que nous avons en commun. Il s’agit des ‘’TROIS GLORIEUSES’’ dates des 23, 24 et 25 Août 1998, la patrie en danger, ici à Kinshasa, le district de la Tshangu a fait preuve de vaillance, comme les KADOGO, ils ont pris notre destin en main. Tous comme un seul homme, ils se sont levés pour venir au secours de la nation en danger et ont protégé la ville-province de Kinshasa en proie de nos adversaires. (Acte de bravoure que je félicite en passant !!). Et à cet effet, ont rallumé cette flamme d’héroïsme. Cette même flamme que Mzee Laurent-Désiré KABILA avait brûlée le 17 Mai 1997, et qui avait embrassé la nation toute entière.

Nous sommes, donc réunis ici pour nous rappeler de cette date historique, comme pour dire que nous n’accepterons plus un régime qui entretient notre misère, confisque notre liberté, s’accapare de nos droits et dignité d’homme. ‘’Pour Mzee  Laurent-Désiré KABILA, pour nos vaillants KADOGO, et pour tous ceux qui sont tombés sous les balles de l’oppresseur pour un Congo libre et démocratique, nous saluons leurs mémoires et nous disons MERCI ! Je vous invite par conséquent à vous lever et observer une minute de silence pour marquer notre respect’’.

Nos KADOGO nous ont montré le chemin, la route vers la démocratie. Mais cette fois-ci, nous n’allons plus user des armes à feu mais plutôt de nos bulletins de vote, pour mettre fin au régime arbitraire, d’impunité et de corruption généralisée. La société congolaise a perdu ses repères, le bien est devenu mal et l’inacceptable est consenti. C’est pourquoi nous observons aujourd’hui que plusieurs jeunes se livrent sans discernement et par mimétisme à toute sorte de drogues, au sexe, à l’alcoolisme, à homosexualité, l’argent facile et à l’extravagance, à l’occultisme, au fétichisme organisé, les KULUNA, etc.

Chers Camarades,

Aujourd’hui, nous M17 sommes fiers de voir que certaines formations politiques se sont appropriées nos slogans et devises, à savoir:

  • LE PEUPLE D’ABORD
  • LA PATRIE OU LA MORT
  • NE JAMAIS TRAHIR LA RDC

Sachez chers frères et sœurs, que ces mots d’ordre sont mentionnés dans nos statuts qui les témoignent.

Fidèle à la volonté et au serment que Mzee Laurent- Désiré KABILA nous a légués, le M17 nous demande outre nos devises, nous devons matérialiser ses vœux et souhaits qui exigent au peuple congolais de se rendre maître de nos richesses et patrimoines. Le moment est venu pour que les prédateurs soient sanctionnés, et cela se fera à travers les URNES.

La date du 17 Mai 1997, a ramené à la surface l’espoir pour tout un peuple. Le peuple congolais qui a tant attendu sa libération. En cette date, nous avions cru enterrer les antivaleurs décriés ci-haut. Que l’idéal de celui que nous avions appelé autrefois affectueusement: ‘’Mzee’’, nous habite tous et qu’il soit notre évangile de chaque jour: ‘’NE JAMAIS TRAHIR LA NATION’’.

Depuis 2007, nous avons assisté à une montée de la production minière, aucun congolais ne peut aujourd’hui affirmer d’être ou même d’avoir été bénéficiaire des effets positifs de l’augmentation de la production minière.

De même, la croissance économique longtemps ventées par ceux qui dirigent le pays n’est qu’un leurre, la gratuité scolaire promise du bluff, les 5 chantiers clamés en fanfare aujourd’hui rangés dans des tiroirs et même sort pour le grand projet BUKANGALONZO dont les résultats se font attendre. Il suffit de se rendre dans les cimetières pour comprendre comment l’on programme l’extermination des congolais lentement mais surement. Ceci, dans l’indifférence totale de notre gouvernement.

Depuis l’avènement du Président de la République à la magistrature suprême en 2001, Monsieur Joseph KABILA, comme chacun des gouvernements qui se sont succédés, avaient comme justification que le manque d’augmentation du budget national était dû par la baisse du prix de nos minerais sur les marchés internationaux. Curieusement, depuis le boom du secteur minier de 2007, cette non augmentation du budget national est devenu le fait de l’ancien Code minier qui par ailleurs était d’application depuis 2002. Mis en faute, les investisseurs du secteur minier ont demandé comme cela se passe dans tout Etat démocratique et protecteur du ‘’bon climat des affaires’’, à comprendre la manière dont la rente minière est affectée. Ils ont eu comme réponse à cette préoccupation, de la part du PCA de la GECAMINES ‘’que cela entrait dans le domaine de la souveraineté de l’Etat’’.  Cette réponse ne pouvait être pertinente que si les montants évoqués entraient dans le domaine du secret d’Etat. Mais ici, il s’avère que ces mêmes investisseurs connaissent bien la hauteur de leur contribution. Si les contribuables congolais ont le droit de savoir la manière dont leur contribution à travers les impôts est gérée, il est du bon droit que les investisseurs miniers soient également informés de la manière dont les rentes minières sont affectées car fruit de leur contribution.

Chers Camarades,

Cette question du nouveau code minier est d’autant plus importante car le gros du budget national en provient. Nous ne voulons pas d’un code minier qui vient enrichir davantage le petit cercle des privilégiés, mais une loi qui vise d’abord l’intérêt collectif.

La personne supposée présenter le cahier des charges des investisseurs miniers, nous voulons ici désigner le Président du Syndicat du patronat, qui malheureusement se trouve être en même temps au service de l’Etat congolais. Ce conflit d’intérêt nous a fait pondre un nouveau code minier déséquilibré ne tenant pas compte du droit acquit et de la non rétroactivité de la loi. Violant ainsi certaines dispositions constitutionnelles de notre pays.

Nous M17, à cause de la recrudescence des antivaleurs, imputables au gouvernement, ne pouvant pas être solidaire d’une mauvaise gestion qui entretient la misère, la pauvreté de son peuple, nous avons choisi de ne pas être membre de la Majorité Présidentielle. En face d’elle, se trouvent nos frères, dit de l’opposition plurielle, qui à la moindre sirène du pouvoir, ils sont les premiers à saisir cette sollicitation sans contrepartie du respect des idéaux pour lesquels ils militaient dans l’opposition. Cela a poussé et pousse le M17 à demeurer dans le chemin du centre.

Notre devoir d’aujourd’hui est de nous mobiliser massivement afin d’atteindre le changement tel que les KADOGO l’ont fait le 17 Mai 1997. Si nos vaillants soldats ont usé de leurs armes pour neutraliser la dictature, nous par contre, nous utiliserons de nos bulletins de vote pour arriver à ce nouveau changement.

Pour ne pas disperser nos efforts, deux élections s’avèrent très importantes, il s’agit des élections législatives nationales et des élections provinciales. Gagner ces deux élections nous permettra d’atteindre l’un de nos objectifs principal, le changement de régime du semi-présidentiel actuel au régime parlementaire.

Notre préférence pour le régime parlementaire est fondé sur:

  • Mettre fin à une démocratie qui se nourrit par le sang de son peuple;
  • Mettre fin à l’existence d’une Assemblée Nationale obéissante aux mots d’ordre d’une autorité morale, alors qu’elle est l’émancipation du peuple;
  • Mettre fin au fait que la Constitution actuelle fait du Président de la République politiquement responsable de ces actes alors qu’en réalité toutes les grandes décisions sont prises sous son initiative;
  • Le changement de régime fera en sorte que les congolais deviennent maitres de leur destin.

Enfin pour terminer, le peuple congolais n’a besoin que des élections. C’est notre cheval de bataille. C’est le socle de la victoire du peuple sur ces oppresseurs, afin d’assurer une rupture avec un régime qui a ressuscité les antivaleurs qui étaient mis en terre le 17 Mai 1997.

Chers Compatriotes,

Nous avons tous le devoir de sensibiliser, de conscientiser, d’éduquer les congolaises et congolais, les orienter à maitriser le sens des élections afin de voter utile. Que ce vote soit pour le changement et la rupture. Et non pour les intérêts individuels égoïstes mais pour la bonne gouvernance.

Que vive la République Démocratique du Congo

Que vive le Mouvement du 17 Mai

Gloire et immortel à Mzee Laurent-Désiré KABILA   

 

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  • Editeur - Directeur Général :

    Marcel Ngoyi



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