Incertitudes !

Incertitudes !

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Plus que 7 mois nous séparent de la date fixée pour la tenue effective des élections, soit le 23 décembre 2018. Bien plus, plus qu’une poignée de jours avant la convocation fin juin du corps électoral. Pourtant, le mois de mai qui part tout en fumée sous peu, se termine avec un tableau peu reluisant par rapport au processus électoral actuel. De Félix Tshisekedi à Muzito en passant par bien d’autres acteurs politiques, de plus en plus, des doutes commencent à germer sur la réelle organisation des élections ce 23 décembre 2018. Y aura-t-il ou pas vote une année après le délai fixé dans l’Accord de la Saint Sylvestre (2017) ?  Il n’est pas aisé de se prononcer sans craindre d’être contredit par l’histoire un de ces quatre matins d’ici la fin de l’année.

Naturellement, pour briser cette incertitude, aux yeux de plusieurs analystes, un consensus électoral s’impose sur des questions qui fâchent quitte à crisper le processus électoral et mener certains de futurs candidats éligibles à confesser leurs frayeurs, leurs doutes. Hélas ! Jusque-là, au devant du train électoral d’ici le jour de vote, plusieurs obstacles se posent toujours faute d’inexistence de consensus. La machine à voter pose toujours problème. Alors que les modérés parlent d’une certification avant usage, des irréductibles à l’Opposition ainsi qu’à la Société Civile campent sur le rejet catégorique pendant que la CENI a d’ores et déjà tranché au nom de son indépendance : ‘’ce moyen technique pour voter, qu’il pleuve ou qu’il grêle, car il est impossible qu’il neige à l’Equateur, la machine à voter sera utilisé pour les élections de décembre’’. Entretemps, l’une des grandes interrogations qui crispent, c’est où est le dauphin du Président Kabila ?

La République héritée des Lumumba, Kimbangu, Etsou et autres n’est pas encore sortie des rififis très Zaïre des années 90, disait déjà quelques observateurs en marge des festivités de la fin de la dictature par l’entrée de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo -AFDL. Désormais, les délie-langues vraies pommes de discorde alimentent les doutes qui ne sauraient, elles aussi, enfin de compte, rien produire de bien pour un apaisement de la tension politique en RDC.

Toujours et encore, à une quarantaine de jours de la convocation du corps électoral ainsi qu’à 7 mois des élections de décembre 2018, l’opinion se demande : y aura-t-il vraiment élections ? Si joutes électorales il y a, ces dernières sortiront-elles le pays de l’impasse politico-juridico-électorale actuelle ? Le Conseil National de Suivi de l’Accord de la Saint Sylvestre semble avoir pris le bâton de pèlerin pour rechercher la décrispation, véritable gage pour baliser la voix au processus électoral jusqu’à son terme. Des effets s’annoncent sur le fond de la liste de partis politiques valides pour participer aux élections de décembre 2018. Quoi qu’il en soit, les promesses faites attendent des actes concrets et, par ailleurs, la grande bataille du CNSA et d’autres veilleurs de la sortie du tunnel de la crise sera la décrispation finale du côté de la MP, avec le dévoilement d’un dauphin ainsi que la libération des prisonniers et retour des exilés politiques. Puis, du côté de l’Opposition, il y a l’impératif de la fin de la radicalisation extrême de certains qui nourrissent, eux aussi, l’idée qu’après les affaires ce sera l’enfer pour les caciques du Pouvoir actuelle. Ce sera là, vraiment, l’ultime tâche pour conforter les chances de la tenue effective des élections du 23 décembre 2018. Et, ce travail herculéen vient de perdre un mois, celui de mai dont l’épilogue comporte bien de doutes, d’incertitudes pour une suite réussie du processus électoral actuel.

La Pros.

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