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Elections ou complot ? Paris-Kigali-Luanda : Kinshasa exige des explications !

Elections ou complot ? Paris-Kigali-Luanda : Kinshasa exige des explications !

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*Alors que la dernière contrainte institutionnelle vers les élections du  23 décembre 2018 a été levée, avec   la promulgation de la loi portant répartition des sièges par le Président de la République Joseph Kabila et que des  avancées majeures sont saluées tant par l’ONU dans le dernier briefing du Conseil de Sécurité sur la RDC que le Sommet de la Double Troïka  SADC, quelle serait cette nouvelle initiative parrainée par Paris de l’axe Kigali-Luanda ? Pour Kinshasa, cette initiative annoncée depuis Paris par le Président Macron,  en présence de Paul Kagame et qui serait soutenue par Luanda est une grande inconnue. Voilà pourquoi,  les ambassadeurs de ces trois pays ont été convoqués ce samedi 26 mai 2018,   par Léonard She Okitundu, pour des amples explications.  Ainsi, la volonté de  Kinshasa démontre-t-elle  qu’il n’est plus possible de   transiger  sur sa souveraineté, ni d’entortiller les   principes sacro-saints  du droit international qui  consacrent  l’égalité des peuples et, surtout,  la non-ingérence dans les affaires internes des Etats. Kinshasa renouvelle sa foi en la tenue des élections à la date fixée et annoncée, depuis le 5 novembre 2017, lors de la publication du  calendrier,  et  financées, faut-il rappeler, sur fonds propres.

Déclaration du Président  Emmanuel  Macron  relative à  l’initiative de Paul  Kagame  sur la RDC, soumise à  l’Angola : Kinshasa  a convoqué  ce samedi 26 mai 2018  les ambassadeurs de France, du Rwanda et d’Angola  pour des explications

C’est un véritable ballet diplomatique qui s’est déroulé, le samedi 26 mai 2018 au Ministère des Affaires Etrangères et Intégration Régionale.

Tour à tour, les représentants diplomatiques accrédités à Kinshasa de la République Française, du Rwanda et de l’Angola ont été reçus suite à une convocation diplomatique par le Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires Etrangères et Intégration Régionale, Léonard She Okitundu.

Au menu de cette intense activité diplomatique,   un seul point, une «demande de clarification et d’explication» de Kinshasa à ces pays suite aux propos tenus,  le 23 mai 2018 à Paris par le Président Emmanuel Macron,  lors de la conférence de presse suivant  la fin de son entretien avec le Président rwandais Paul Kagame.

Au cours de cet échange médiatique, Emmanuel Macron a affirmé concernant la RDC,  que la France  soutenait l’initiative prise par le Président de l’Union Africaine en exercice, Paul Kagame en lien étroit avec le Président d’Angola, Joâo Lourenço.

Ces propos passeraient bien inaperçus tant que  la situation de la République Démocratique du Congo est scrutée par de nombreux partenaires au niveau international. Cependant, tant la forme et le fond ont suscité une vague de commentaires dans les salons huppés en RDC et ailleurs.

En effet, pour Kinshasa, cette initiative annoncée depuis Paris par le Président Macron en présence de Paul Kagame et qui serait soutenue par Luanda est une grande inconnue.

Alors que la dernière contrainte institutionnelle vers les élections prévues le 23 décembre 2018 a été levée par la promulgation de la loi portant répartition des sièges par le Président de la République Joseph Kabila et que ces avancées majeures sont saluées tant par l’ONU dans le dernier briefing du Conseil de Sécurité sur la RDC que le Sommet de la Double Troïka  SADC, quelle serait cette nouvelle initiative parrainée par Paris de l’axe Kigali-Luanda ?

C’est à cette question que devront répondre les ambassadeurs convoqués ce jour par Léonard She Okitundu, après consultations,  bien évidemment,  de leurs centrales.

Par ce message diplomatique clair, Kinshasa démontre,  une fois de plus,  qu’il n’est plus possible de   transiger  sur sa souveraineté, tout en   rappelant  aux partenaires internationaux, le respect scrupuleux de  grands principes du droit international que sont l’égalité souveraine et la non-ingérence dans les affaires internes des Etats.

Pour rappel, c’est dans cette même ligne de souveraineté et de dignité que la RDC a opté pour un financement sur fonds propres,   le  processus électoral,  à l’instar de la grande majorité des pays du monde.

(Avec la Cellule de communication/Ministère des Affaires Etrangères et Coopération Régionale)