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L’encens !

L’encens !

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Que faut-il lire de la surchauffe sur la scène diplomatique au niveau tant national qu’international autour du Congo-Kinshasa ? Désormais, plus d’un au pays comme à l’étranger aimeraient répondre à cette question en posant le doigt sur cette problématique.

Après la visite très pompeuse de Kagame à l’Elysée de Macron, une forme de mauvaise odeur dégagée par l’encens brûlé lors de la messe noire dite par la tripartite  Angola-France-Rwanda a été sentie par les autorités de la République Démocratique du Congo.   Cela résultait, de fait, de cette affirmation très délie-langue attribuée au Président français qui, comme le tweet de l’américain Herman Cohen, laissait entrevoir une probable intervention (pas diplomatique du tout) des voisins Angolais et Rwandais… en RDC au cas où  Kinshasa aimerait mordre aux sirènes de la quête d’un 3ème mandat pour le Président Kabila aux prochaines élections.

A la suite de cet événement, la demande d’explication de She Okitundu, le patron de la diplomatique du pays, aux ambassadeurs de l’Hexagone, de l’Angola et du Rwanda fait encore couler encre et salive. Tout ne s’est pas, hélas, terminé sur cette note déjà dissonante.

Oui, puisqu’il y a eu une suite à ces tractations sur le Congo-Kinshasa sans ses dirigeants qui fâchent. C’est ce qu’il faut lire du frais passage de Kagame chez Sassou la veille de celui très remarqué de Lourenço, le président angolais, aux Champs Elysées hier. A Kinshasa, aussi, simultanément à la rencontre Lourenço-Macron, il y avait de la suite dans la protestation par Lambert Mende, le porte-parole du Gouvernement congolais.

En effet, pendant que Lourenço et son homologue français livraient l’économie de leurs idées sur le potentiel troisième mandat de Joseph Kabila à la tête du pays, Mende relayait, lui aussi, She Okitundu sur le fait que le pays de Lumumba voulait des éclaircissements sur les sous-entendus des propos de Macron acquiescés par Kagame puis visiblement salué et appuyé par Lourenço, à son tour. Que faut-il donc retenir de ces dires croisés ? Une seule phrase revient de l’analyse des postures prises à Kinshasa comme à Paris ? Mise en garde ! La voilà.

Effectivement, Kinshasa qui s’était depuis l’avènement d’Emmanuel Macron rapproché, selon des diplomates de l’Hexagone, reçoit ‘’un râteau en pleine gueule ‘’des mains du pays des gaulois qui, en chœur avec  le Rwanda et l’Angola, appelle à la tenue sans fioriture des élections puis la concrétisation de l’alternance au pays. Une vision qui ne peut être concrétisée si la mouvance actuelle cherche d’ici le 8 août, date limite de dépôt des candidatures, à jouer ‘’un coup divin’’ pour rendre le Président Kabila éligible. C’est là que la mise en garde (par une intervention de nature peu catholique via des voisins connus) est faite à Kinshasa au cas où les élans enregistrés avec les thèses Mirindi et autres étaient mises en œuvre. Et, qui mieux que Lambert Mende pouvait trouver la bonne répartie pour mettre en garde au nom des autorités congolaises ce bloc anti-troisième pénalty? Très peu en tout cas. L’homme connu pour sa verve oratoire tance, en effet, Paris-Kigali-Luanda. «Les pays voisins qui s’hasarderont à servir des ponts pour les pays étrangers qui tentent de déstabiliser la RDC, ils seront payés en monnaie de singe grâce notamment, à la résistance du peuple congolais», a-t-il averti. Quoique les discours soient corsés, plusieurs espèrent que la voie de la raison par le dialogue soit prônée plutôt que celle qui conduit au chaos, et donc à l’embrasement de la région.

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