Pas un pas sans la prospérité.
Chaque jour, du lundi à samedi, reprise des publications quotidiennes

Et après ?

Et après ?

This post has already been read 8702 times!

A quoi s’attendre de la rencontre prévue à Luanda à quelque  10 jours d’ici, soit le 17 juin prochain, entre le Président Angolais et Joseph Kabila, Président de la République démocratique du Congo ? Difficile à dire. Il faut néanmoins rappeler que les yeux du monde entier resteront jusqu’aux toutes dernières tierces de cette rencontre,  braqués sur Luanda,  le temps que le Chef d’Etat congolais y sera, pour parler sans nul  doute de son avenir à la tête de cette nation en bleu jaune et rouge, qu’il chapeaute depuis 17 ans.

Cette scène se déroulera sous les regards  et la  barbe  des Présidents africains pris pour témoins, à savoir : Denis Sassou Nguesso en pôle position, Paul Kagame, Ali Bongo et Cyril Ramaphosa  qui,  lui, risque de les rejoindre en dernier.

De quoi se tenir prêt, car les torchons risquent de brûler à une intensité inimaginable. Ce métrage de quelques heures promet d’être, il faut se le dire, plus long que l’espérance des congolais à l’évacuation de la crise politique qui gangrène jusqu’à la moelle épinière  et d’une manière insupportable,  le pays depuis 2016.

Par ailleurs, il est conseillé au préparateur des discours du Chef d’Etat congolais de  se prémunir des dispositions  de secours, car quelques 7 jours avant cette entrevue entre deux sommets de  deux grandes nations, que sont la République démocratique du Congo et l’Angola, Jean-Pierre Bemba qui,  depuis plus de 10 ans,  a trouvé demeure à la Cour Pénale Internationale, entendra se prononcer son verdict qui, selon des bouches fouilles-merdes,  lui sera favorable. Idée qu’exclut d’avance et  avec toute sa force,  Karine Bonneau de FIDH.

Un peu plus loin, les pensées de Joseph Kabila auraient,  selon des analystes,  tout à gagner à se projeter sur le meeting que prévoit la plateforme “Ensemble pour le changement”, à la place Sainte-Thérése,  dans la commune de Nd’jili, car ces fidèles de Katumbi sont déterminés à frapper fort avant de ne conter le nom de leur candidat sur la liste de  prétendants au siège de tous les conflits.

Mais,  à quoi s’attendre de pire encore au juste, puisque la doctrine positiviste a plié bagages depuis le raté de l’accord du 31 décembre 2016 qui lui amenait la non-gestion consensuelle entre Kabila et les parties prenantes aux discussions de la Saint sylvestre en cette même année-là, puis la non-tenue des élections prévues par cet accord, sanctionné de la mort de l’opposant historique qu’est le Lider maximo en début de février 2017,  en Belgique pour ne citer que cela ?  Quoique cet accord ait eu le mérite de pondre,  le 5 novembre 2017 par la CENI, le calendrier qui projetait les élections en décembre 2018, il n’en exclut pas que le futur annonce des élections chaotiques. Parce que c’est dans une atmosphère d’attentes égoïstes que les dépôts des candidatures présidentielles risquent à 98%  de se dérouler. Regardant l’intrusion de la machine à voter quelque peu imposée par la Commission Electorale Nationale Indépendante, le rejet de plusieurs participants aux votes jadis promus, et ce que redoute une multitude, la probable  représentation de Joseph Kabila à sa propre succession, l’on devra se questionner pour savoir si les élections sont en vraie, le remède à la crise qui demeure depuis 2016, où si le remède est depuis toujours entre les mains des autorités congolaises ou encore, si elles sont,  elles-mêmes, le remède aux multiples problèmes que connaît le congolais depuis des années. Si, aussi sages qu’ils l’ont toujours été, ils savent comment répondre à cette question embêtante, ils se doivent de décanter la situation in globo,  avant que Joseph Kabila ne foule le sol angolais.

Au risque de sacrifier l’essentiel de  l’avenir du  peuple congolais sur l’autel  de la montée en puissance d’une situation chaotique. Y a-t-il lieu d’espérer  que le contraire ne ferait  pas partie de leurs intentions ?

La Pros.