Parrainage réussi pour le Prof. Théophile Mbemba. Unikin : le CT. Makengo Gisèle promue Docteur en Sciences avec la mention grande distinction

Parrainage réussi pour le Prof. Théophile Mbemba. Unikin : le CT. Makengo Gisèle promue Docteur en Sciences avec la mention grande distinction

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La Faculté des Sciences de l’Université de Kinshasa a accueilli une nouvelle Intelligence dans sa cour des «Nganga Mayele» constituée de sa haute crème intellectuelle. Il s’agit du Chef des travaux Makengo Kafuti Gisèle qui a su démontrer son savoir-faire scientifique lors de la défense de sa thèse intervenue vendredi 8 juin 2018, en la salle de promotion de cette alma mater. « Formulation, Caractérisation physico-chimique, biochimique et évaluation sanitaire et nutritionnelle d’un aliment de complément à base de ressources traditionnelles : cas de la Vamine ». C’est là, en effet, le thème sur lequel porte cette thèse aux diverses harmoniques dont le Professeur Théophile Mbemba a été Promoteur. Celle qui sera, désormais, appelée Docteur, et par la suite Professeur, rassure que son travail constitue certainement un élément de réponse apporté à l’appel à l’action pour la survie de l’enfant (UNICEF, 2003) face au défi de taille visant à ramener la mortalité infantile à moins de 20 décès pour 1000 naissances vivantes d’ici 2035.  

Grande distinction, c’est la mention obtenue par l’ancien Chef des travaux, promue Docteur à l’issue de la défense de sa thèse d’intérêt hautement social. Ayant convaincu l’assistance présente à la cérémonie de défense dont les Professeurs de cette colline inspirée,  les étudiants et tant d’autres scientifiques venus des quatre coins de la capitale, la présentement Docteur Makengo Kafuti Gisèle  apporte une nouvelle contribution sans commune mesure pour les enfants du monde de 0 à 5 ans, en particulier ceux de l’Afrique et de la RD. Congo.

Elle est partie du postulat selon lequel la situation des enfants de moins de 5 ans demeure préoccupante dans le monde. Elle précise qu’en 2015, près de 5,9 millions de ces derniers sont morts suite à la malnutrition qui est un facteur sous-jacent, car elle rend les enfants plus vulnérables aux maladies graves. Elle démontre que la malnutrition a plusieurs causes parmi lesquelles, la carence en protéines et en micronutriments susceptibles de rendre les enfants vulnérables aux infections, souvent accompagnée d’un stress oxydatif.

Défis nutritionnels

Ainsi, fustige-t-elle, quarante pourcent d’enfants reçoivent des bouillies préparées à base de farine de manioc, de riz ou de maïs, pauvre en protéines. La consommation de fruits, riches en vitamines et minéraux est rare tandis que, seulement, trente pourcent  de mères ajoutent de l’huile ou de lait aux bouillies données  aux nourrissons faites de riz ou de maïs et d’eau sont épaisses et présentent généralement un problème de densité énergétique diminuant ainsi les substances nutritives et énergétiques nécessaires à la croissance des nourrissons.

En plus, poursuit-elle, la capacité gastrique réduite des nourrissons (300 ml/kg de poids corporel/repas) ne leur permet pas de consommer des bouillies dans des proportions qui satisfassent leurs besoins nutritionnels avec deux repas par jour. Et de continuer, la consommation de telles bouillies n’apporte pas au lait maternel les éléments nécessaires à la couverture de leurs besoins nutritionnels. «Dans ces conditions, une des voies d’amélioration de l’alimentation complémentaire des enfants consiste à proposer des modifications des procédés de production de farines infantiles fabriquées à l’échelle artisanale ou au sein des ménages de manière à augmenter leur apport en énergie et en nutriments», renchérit-elle.

Des solutions préconisées

«L’originalité de notre travail réside en ce que la farine d’ignames germées a été utilisée comme source d’amylases en vue de résoudre la problématique de la densité énergétique de la bouillie mettant ainsi à la disposition de l’enfant une bouillie qui répond à ses besoins nutritionnels. Pour ce faire, nous avons utilisé le manioc doux et le maïs, riches en glucides ainsi que l’arachide et le voandzou, comme source de protéines», soutient-elle. Les résultats obtenus indiquent que l’aliment de complément formulé et dénommé Vamine répond à la norme standard FAO/OMS 2006 révisé en 2015.

Dans sa thèse, elle démontre que la Vamine est riche en protéines de bonne valeur biologique avec des teneurs appréciables en acides aminés. En mille comme en un mot, dans la thèse du nouveau docteur en biologie, les mots clés sont, entre autres, les ressources alimentaires locales, l’aliment de complément, le jeune enfant, la Vamine, la densité énergétique, la valeur biologique, la valeur nutritive, l’évaluation nutritionnelle.

Jacques Kitengie

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