Elections 2018. Opposition : Bemba, le Joker ?

Elections 2018. Opposition : Bemba, le Joker ?

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*Ce sera, sans doute, l’exclamation d’un au revoir plein d’ardeur à la célèbre prison de la Cour  Pénale Internationale, que le Sénateur Jean-Pierre Bemba va débander aujourd’hui au moment de sa libération totale. Enfin, si tous ces  saints de la Haye usent d’un langage commun pour mettre fin à 10 années qui auront été longues et  lassantes,  les  partisans du MLC auront tout intérêt à jubiler aujourd’hui.

Acquitté le vendredi 8 juin  dernier des charges de guerre et des  crimes contre l’humanité dont il était sujet d’accusation, l’ancien Vice-président de la RD. Congo reste, jusque-là, scellé  à cette épineuse affaire de subornation des témoins. Sortira, sortira pas ? En tout cas, les analyses des esprits les plus futés prouvent à suffisance que le challenger de Joseph Kabila en 2006 décampera bel et bien des Pays-Bas totalement libre et blanc comme de la neigeote.

Mais, à voir le fond de cette situation,  au regard d’une talpa, l’enjeu politique rd-congolais, solidement acculé par l’organisation des élections, la fin d’un régime qui ne dit plus ses faiblesses et le non-respect des différents accords, il y a pleinement son compte là dedans, semble-t-il.

Si pour une affaire qui, logiquement, devait s’étendre sur plusieurs années, le verdict est arrivé un petit peu tôt et au moment où personne ne s’y attendait le moins, le jeu se cache peut-être ailleurs… Le Sénateur qui, du moins n’a jamais siégé, pourrait, en effet, jouer un rôle déterminant à l’approche des scrutins en décembre prochain.

Regardez ça ! Le Président Kabila est au terme de son deuxième et dernier mandat à la tête du pays. Bon, sans compter les deux années qui auront servi de prétexte pour organiser les élections qui, jusque-là, sont encore perçus d’un air boiteux. Alors qu’il souffle dans le cosmos de sa famille politique comme une tempête de 3ème penalty pour lui, l’opposition congolaise accompagnée du CLC, de la CENCO, de plusieurs organisations internationales et même,  de quelques pays voisins n’ont plus d’yeux que sur  la RDC.

Dans une logique de prévention contre toute tentative du genre à ensorceler le processus électoral, tous ceux-là veillent à assainir le climat politique actuel dont le chamboulement réside à la maison d’à côté. Les adversaires potentiels qui pointent leur nez pour le moment sont, en effet, Moïse Katumbi et Félix Tshisekedi.

Mais depuis le 8 juin 2018, le vent a presque changé de direction pour se positionner vers l’auteur du ‘’Choix de la Liberté‘’. Au vu de l’atmosphère présente à Kinshasa et même sur le territoire national, JP. Bemba aurait  naturellement plus de poids et d’influence que ses compères opposants.

Et ce n’est pas pour rien, parce que de lui,  l’histoire retient tout de même la lutte des élections de 2006 pour lesquelles la contestation des résultats a fait couler  le sang de plusieurs congolais. Mais aussi son flair à pouvoir drainer des foules et influer sur une quelconque décision politique importante pour le pays.

Bien que la décision de la CPI soit désavouée pour certains, pour d’autres,  par contre, cela arrive au moment opportun. Alors, n’étant pas un fruit du hasard, était-ce une sentence managée d’avance ? Jean-Pierre Bemba ne serait-t-il pas le pion ou la carte ultime des occidentaux ? N’est-ce pas lui le Joker ? Si tel est le cas, le dauphin du Président Kabila, dont il n’a pas encore pris le soin de dévoiler l’identité, du moins s’il en existe, fera face à un vieux sage de l’agora politique. C’est vrai que pour l’instant,  les contours sur son éligibilité vague dans l’incertitude, mais ce qui est sûr est que  son retour sera un séisme pour le pouvoir en place.

Boris Luviya

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