Clôture des états généraux café-cacao. Gouvernement- FEC : cap sur la mise en œuvre des recommandations

Clôture des états généraux café-cacao. Gouvernement- FEC : cap sur la mise en œuvre des  recommandations

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Trois jours de dur labeur n’ont, certes, pas été suffisants mais nécessaires pour faire l’état des lieux des filières café-cacao, en identifiant les obstacles majeures. Notamment, à la production, la recherche, la transformation, la certification ainsi que la commercialisation de ces produits. Ce, en vue d’en formuler les recommandations idoines pour leur promotion et compétitivité. Le Kempinski Fleuve Congo Hôtel a abrité du 18 au 20 juin 2018, les Etats généraux des filières café et cacao sous la coordination du Ministère de l’Agriculture en partenariat avec la Fédération des Entreprises du Congo. Les participants venus de divers horizons se sont livré sans ambages aux travaux en ateliers pour aboutir à une série de contraintes et recommandations pertinentes qui n’attendent qu’à être mis en application.

Cependant, après échanges et débats, les participants ont été orientés pour les travaux en quatre ateliers thématiques, à savoir : la problématique de production, de la recherche, de la transformation et des infrastructures ; celle de la certification de la normalisation, du marketing et des opportunités de marchés ; aussi celle du financement, de l’investissement, de l’environnement des affaires et du partenariat public-privé ; enfin, la problématique de l’autonomisation et de l’encadrement des femmes et des jeunes dans la filière café et cacao. Et parmi les recommandations formulées en vue de lever les contraintes, il y a, entre autres, celle d’encadrer les producteurs par les services techniques spécialisés de l’Etat et privés, entretenir les routes de desserte agricole, mais aussi décourager la déforestation et encourager les plantations en zones savanicoles. Pour lutter contre la problématique de la certification, les experts ont proposé notamment, de redynamiser l’encadrement des producteurs, renforcer la culture normative et des bonnes pratiques culturelles ainsi qu’améliorer la qualité et augmenter la quantité de la production caféière et cacaoyère. Les femmes et les jeunes n’ont pas été oubliés dans ces recommandations. L’on propose pour ce point la mise en place des mécanismes de financements adaptés aux femmes et aux jeunes agriculteurs, la facilitation d’accès à l’information et la fluidité de cette information auprès des petits groupes. Pas tout, mais également le renforcement des capacités techniques et managériales des femmes et des jeunes agriculteurs.

  1. Robert Schuddeboom, l’Ambassadeur Pays-Bas présent à ce forum, est arrivé à la conclusion selon laquelle la RD. Congo n’est pas seulement fort dans le secteur des minerais mais surtout agricole. Cependant, au vu des recommandations faites ici, il y a donc beaucoup à faire dans les années qui viennent, est-il convaincu. ‘’En ce moment notre ambassade réfléchit sur les possibilités de soutenir le secteur congolais à travers un programme néerlandais dont l’objectif est de promouvoir les exportations des pays comme la RDC‘’, a affirmé le légat de la Hollande. Néanmoins, ‘’il est quand même important de se demander comment un pays comme les Pays-Bas, dont la RDC est 60 fois plus grande, est le 2ème exportateur agricole au monde après les Etats-Unis ?‘’, s’est-il interrogé. Les Pays-Bas sont le marché global du café et du cacao. Ils n’en produisent pas, mais en sont de grands distributeurs. C’est une leçon importante à tirer…

Ces assises se sont déroulées sous le haut patronage du Chef de l’Etat, représenté par le Ministre d’Etat en charge de l’Economie nationale, ont connu notamment, la participation de 219 personnes venues de l’intérieur et de l’étranger, des membres des Gouvernements central et provinciaux, des représentations diplomatiques ainsi que des experts et producteurs agricoles. Joseph Kapika affirme ici que des ateliers ont dégagés des pistes pour relancer la culture du café et du cacao, en améliorer la productivité mais aussi assurer les exportations dans l’intérêt du pays. ‘’Beaucoup de remerciements à tous ceux qui ont participé à ce forum. Afin que les recommandations idoines sorties d’ici ne demeurent pas lettres mortes, le gouvernement et la FEC doivent s’en approprier, les défendre partout mais aussi mettre tout en œuvre pour qu’elles soient appliquées‘’, a-t-il conclu lors de la cérémonie de clôture de ce premier Forum Expo Kinshasa 2018.

Une Loi qui pose problème…

‘’Vous avez donc compris à la lecture de toutes ces recommandations, qu’il y a de la matière‘’, a lâché, satisfait du travail abattu, l’administrateur délégué de la Fédération des Entreprises du Congo. S’engageant ainsi d’aider le Gouvernement à mettre en œuvre les recommandations prises au cours de ce forum, la FEC note, toutefois, la maturité et la qualité des interventions qui ont abouti à des recommandations pertinentes. Elle encourage, cependant, le concours des congolais dans la prise de participation dans les entreprises mais insiste que cela doit se faire d’une manière acceptable. D’où, les articles 16 et 82 de la Loi agricole sont mis en doute. Une Loi que le Ministre de l’Agriculture, Georges Kazadi, a promis de suivre… ‘’S’agissant de la Loi portant principes fondamentaux relatifs à l’agriculture, dont l’article 16 constitue jusque là un obstacle aux investisseurs étrangers, notez qu’elle est en cours de modification‘’, a-t-il rassuré. En effet, cette modification a été adoptée au Sénat depuis la session parlementaire de septembre 2017, et se trouve actuellement en attente d’adoption en plénière à l’Assemblée Nationale avant bien entendu d’être transmis pour promulgation par le Président de la République. Cette modification vise notamment, d’ouvrir le secteur et les terres destinés à l’usage agricole à tous les opérateurs économiques nationaux et étrangers, réduire de 35 à 20 % le taux d’imposition sur le revenu professionnel des exploitants agricoles industriels, promouvoir une classe moyenne congolaise, exonérer l’impôt sur le revenu professionnel à travers les exploitants agricoles de type familial. Bref, cette modification de la Loi portant principes fondamentaux relatifs à l’agriculture, porte sur les articles 3, 11, 12, 16, 18, 22, 41, 76 et 82. ‘’Soyons des acteurs engagés pour la relance de notre économie‘’, a réaffirmé Georges Kazadi.

La FEC, un partenaire privilégié

Dans le souci d’assainir l’environnement des affaires en RDC, la FEC reste et demeurera un partenaire privilégié, loyal mais sans complaisance. Ce sont là les mots de l’administrateur délégué de la Fédération des Entreprises du Congo qui estime qu’il ne suffit pas pour le gouvernement de prendre toutes ces recommandations, mais il faut surtout veiller à leur application effective sur le terrain. Pour lui : ‘’la FEC demande à ce que cette feuille de route reprenant les mesures urgentes à impact visible immédiat soient rapidement élaborées et qu’elles soient rendues directement opérationnelles par les autorités compétentes sans faire de nouveau l’objet d’arbitrage‘’. Si il n’y a toujours pas d’évolution favorable et que les choses sont plus difficiles en RDC, c’est parce que l’on n’ose pas dans ce pays, croit-il. ‘’Il faut savoir oser au niveau du gouvernement de prendre des mesures pour diminuer la fiscalité, la parafiscalité. Certains pays l’ont réussi, nous le pouvons aussi. ‘’La RDC est d’abord un pays agricole avant de devenir un pays à vocation minière‘’.

La RDC, un pays à vocation agricole

‘’L’heure n’est plus aux discours, car tout a été dit pendant ces 3 jours‘’, a martelé le Ministre de l’Agriculture. Il est donc conscient qu’ : ‘’il nous revient donc en tant que décideurs, de prendre des engagements et mesures nécessaires afin que vos recommandations ne puissent rester lettres mortes. Mais, pour qu’elles soient mises en application et produisent des résultats escomptés‘’. A travers ce forum, le Gouvernement, par le biais du Ministère de l’Agriculture s’engage ici dans un bref délai à mettre en pratique toutes les recommandations sorties de ces travaux, mettre en place un cadre conjoint de suivi et concertations entre le gouvernement, les organismes publics et privés du secteur café-cacao ainsi que la FEC. Mais aussi de couler ces résolutions sous forme de programme, procéder à des réformes structurelles de tous les services sous sa tutelle afin de faciliter les investissements, d’encadrer les agriculteurs, augmenter la production et améliorer  la qualité des filières café-cacao en République Démocratique du Congo. : ‘’Je salue la présence combien importante des contributeurs, du président de l’ICCO et de toutes les délégations étrangères qui ont voulu partager avec nous leur expérience‘’. C’est par cette phrase noble que se clôturait les Etats généraux des filières café et cacao en République Démocratique du Congo.

La Pros.

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