Ouverture de la session extraordinaire. AN: Minaku appelle à l’unité nationale pour les élections !

Ouverture de la session extraordinaire. AN: Minaku appelle à l’unité nationale pour les élections !

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Il a déclaré ouverte la session extraordinaire depuis hier à la Chambre Basse du Parlement. Aubin Minaku Ndjalandjoko, c’est de lui qu’il s’agit, a prononcé son discours solennel devant la représentation nationale en exhortant toutes les classes sociales et politiques à l’unité pour des bonnes élections prévues en décembre 2018. Avant tout, il a rappelé  à l’Auguste Assemblée la nécessité de la tenue de ladite session. «C’est essentiellement pour permettre à notre Chambre législative de boucler le processus législatif de certains textes de lois jugés urgents qui n’ont pu être traités à l’issue de la session ordinaire que nous venions de clôturer il y a à peine 4 jours », a-t-il annoncé. La convocation d’un Congrès consacré à la désignation d’un nouveau membre de la cour constitutionnelle en remplacement du professeur Félix Vunduawe Te Pemako, a fait l’objet de son propos. Il a, par ailleurs, informé à l’opinion publique qu’au cours de la Session qui s’ouvre, il est prévu un oral du Président Joseph Kabila devant le Congrès. A lire ses propos, ce speech devrait avoir lieu d’ici le 20 juillet 2018. Ci-dessous, retrouvez l’intégralité de son discours. 

Honorables Députés et Chers collègues,

Tout en vous souhaitant la bienvenue, il me revient de vous informer, et à travers vous, d’informer l’ensemble de notre peuple qu’en application des dispositions des articles 116 de la Constitution et 56 de notre règlement intérieur et à la demande de son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, j’ai été appelé, après concertation avec mon collègue du Sénat, à convoquer l’Assemblée nationale en session extraordinaire.

C’est essentiellement pour permettre à notre Chambre législative de boucler le processus législatif de certains textes de lois jugés urgents, qui n’ont pu être traités à l’issue de la Session ordinaire que nous venions de clôturer il y a à peine 4 jours.

Il s’agit des matières ci-après :

  • La proposition de loi portant statut des anciens Présidents de la République élus, dont le processus est quasiment clôturé au Sénat en première lecture sur pied des options politiques déjà levées par les deux bureaux ;
  • Le projet de loi portant statut particulier du personnel de l’enseignement supérieur et universitaire et de la recherche scientifique, texte important pour l’avenir des universités et instituts supérieurs dans notre pays, déjà adopté en première lecture au sénat et dont le rapport au niveau de la commission est en voie d’être adopté ;
  • Le projet de loi modifiant et complétant l’Ordonnance-loi n°011/2012 du 21 septembre 2012 instituant un nouveau tarif des droits et taxes à l’importation, texte qui nous a été déposé par le Gouvernement en procédure d’urgence depuis la session ordinaire passée ;
  • La proposition de loi relative à la protection et à la responsabilité du défenseur des droits humains, en cours d’examen à la Commission mixte paritaire Assemblée nationale-Sénat.

Il y va sans dire qu’hormis ces matières, l’Assemblée nationale se devra de mettre à profit ce retour à l’hémicycle pour vider certaines questions de son agenda restées en suspens.

C’est le cas notamment du dossier relatif au changement de certains membres de la commission Electorale Nationale Indépendante, sans omettre la  poursuite de l’exercice normal de notre mission de contrôle, conformément au règlement intérieur.

Honorables Députés et chers Collègues,

Votre  Bureau a bien noté, par ailleurs, les avis et observations de plusieurs d’entre vous qui ont exprimé leur crainte de voir la session extraordinaire contrarier les agendas respectifs des mouvements et regroupements électoraux en cette période préélectorale.

Aussi, en concertation une nouvelle fois avec la Chambre sœur, des dispositions ont-elles été prises pour faire de cette session ordinaire de septembre 2018, encore que la prochaine campagne électorale ne doive intervenir qu’en novembre 2018.

Honorables Députés nationaux et Chers collègues,

Il est aisé de le constater, la présente session  extraordinaire est convoquée à un moment bien singulier de notre histoire en cours d’écriture marquée, comme vous le voyez, par tous ces faits d’actualité majeurs ou mineurs entourant le processus électoral.

A mesure que les jours avancent -et, ils avancent très vite-, chacun de nous prend en sa manière la mesure des enjeux et défis notables attachés à la retraite dudit processus électoral.

Si pour certains les Partis politiques et les regroupements électoraux l’on s’essaie déjà, dans les états-majors, de s’organiser, pour d’autres, par contre, il ne se passe pas un seul jour sans que l’agitation due souvent à l’impréparation gagne du terrain au point, hélas, de conduire quelques-uns à vouloir céder aux appels à l’anarchie que d’aucuns ourdiraient déjà, non sans le concours à peine voilé d’affairistes politiques de tous bords.

Tout en priant instamment ces derniers à revenir à des meilleurs sentiments, j’encourage vivement ceux de tous nos acteurs politiques d’où qu’ils soient idéologiquement situés d’œuvrer, avec civisme et responsabilité pour que soient menées à bonnes fins les élections qui pointent à l’horizon.

Qu’il en soit de même de tous les compatriotes, y compris ceux de la diaspora, qui croient fermement en notre capacité partagée à pouvoir nous assumer ensemble comme « maîtres » de notre destin en tant que nation et en tant que peuple.

Mon souhait est donc de voir chacun de nos acteurs politiques, voire de la société civile, apporter sa pierre à l’édification d’un processus électoral véritablement démocratique et apaisé.

J’annonce aussi qu’au cours de la Session qui s’ouvre, il est prévu que le Président de la République, chef de l’Etat, son excellence Joseph KABILA KABANGE s’adresse à la Nation, conformément à la disposition de l’article 119 de la constitution.

Aussi les deux chambres du Parlement s’attendront-elles, à être convoquées en congrès, suivant le règlement intérieur de ce dernier.

Il en sera de même de la séance du congrès qui devra se tenir pour la désignation d’un nouveau membre de la cour constitutionnelle, en remplacement du professeur Félix VUNDUAWE TE PEMAKO, appelé à d’autres charges d’Etat, plus précisément comme Premier Président du Conseil d’Etat.

Honorables Députés et chers collègues,

Ainsi que je l’ai dit tantôt, nous sommes, sans nul doute, en train de traverser l’une des périodes les plus déterminantes de l’histoire de notre nation.

A nous de savoir être à la hauteur de la grandeur de la mission qui est la nôtre.

S’il est vrai que les élections sous-entendent une émulation idéologique à même de « fractionner », en quelque sorte, les citoyens, il n’en demeure pas moins que l’unité nationale, notre unité, ne doit, en aucun instant, souffrir d’une quelconque remise en question au travers de nos discours et de nos actes.

Nous devons à tout prix veiller à ne pas exposer  notre peuple à des divisions provincialistes, tribalistes, voire même à des dissensions intestines de type « claniste ».

Les élections passeront, mais la République démocratique du Congo survivra et vivra toujours.

A chacune et à chacun je souhaite une bonne session.

J’ai dit.

Sur ce, je déclare ouverte la session extraordinaire de juin 2018.

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  • Editeur - Directeur Général :

    Marcel Ngoyi



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