Guet-apens !

Guet-apens !

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La série d’exigences de l’opposition, malgré l’avancement du processus électoral dans l’accomplissement de ces étapes, ne connaît vraiment pas des réels exaucements de la part du tandem Pouvoir-CENI, disent des analystes. Pas convaincu ? Tenez. Mesures de décrispation ! Voilà une phrase qui englobe le chapelet de péchés que l’Opposition et bien d’organisations de la Société Civile, à l’instar du CLC, reprochent au Pouvoir dans le cadre du processus électoral actuel. Car, les cas emblématiques d’exilés et prisonniers politiques n’ont pas bougé d’un iota. L’avant Accord de la Saint Sylvestre par rapport à eux serait idem à l’après. Cela, puisque Katumbi n’est pas de retour au Congo-Kinshasa, les Diongo, Muyambo et Cie ne sont pas sortis de la prison de Makala. Par contre, ils ont été rejoints par les Carbone Beni et Gecoco, dont l’état de santé délie des langues. Au-delà de ces points qui crispent les opposants, il y a les nouveautés dans le jeu électoral qui donnent aussi matière à réflexion. Sur cette lancée, si le seuil et surtout la caution revue à la hausse sont déjà consacrés par la loi électorale en vigueur, l’autre point coupe-gorge qu’est l’usage de la machine à voter est perçu comme l’ultime consensus à ne pas faire et du reste encore rejetable par la CENI. Pourtant, à quelques jours de l’ouverture des bureaux de réceptions de candidatures, la centrale électorale campe sur sa position d’utiliser ce qu’elle qualifie de simple machine à imprimer les bulletins et qui, à contrario, est qualifiée de machine à tricher à l’Opposition. Par-dessus tout, enfin, le sujet le plus crispant, à savoir : la problématique d’une quête ou non d’un troisième mandat pour le Président Kabila demeure un mystère puisque la programmation de son speech devant le Congrès le 22 juin a été décalé autant que l’électrique réunion de Luanda prévu le 17 juin passé. Pour être fixé par la bouche autorisée qu’est Joseph Kabila lui-même sur son avenir politique, un thème qui à lui seul saurait tout chambouler pour le meilleur ou le pire, il faudra attendre d’ici le 20 juillet 2018.

Voilà qui redistribue des cartes sur les calculs politiques déjà concoctés çà et là. En effet, le discours du Président Kabila était perçu comme un bulletin météo permettant de lire la suite des choses sur la scène politique avec la position à avoir, plus précisément, sur la convocation du corps électoral à cette étape du 24 juin puis celle des forces anti-3ème mandat à l’interne (CLC) comme à l’externe par rapport au cap fin juillet-début août durant lequel les candidatures doivent être déposées pour le sprint électoral de la présidentielle 2018.

A ce stade, une question mérite d’être posée : qu’est-ce qui sera décidé par ces parterres d’intérêts ? Les opposants qui n’ont pas encore eu le rejet de la machine à voter, la redynamisation d’une CENI qualifiée d’inféoder par le Pouvoir, vont-ils monter dans le train électoral dès ce dimanche ? Quelle attitude optera le CLC, dont l’ultimatum au Président Kabila, à la CENI, au Gouvernement tombe caduque ce 30 juin, du 1er juillet au discours du Chef de l’Etat ? Que dire du bloc Paris-Luanda-Kigali-Bruxelles avec ce passage du SG de l’ONU au pays? Mystère.  Néanmoins, des plumes acérés recommandent autant que le bon sens, d’ailleurs, que la loi d’opter pour le moindre mal en jouant ‘’la carte du qui perd-gagnera dans le temps’’ puisse être d’application. Sinon, ils se retrouveront pris dans un guet-apens savamment ficelé qui, s’ils optent pour des coups de colère par un boycott ou des marches, les fera passer pour des troubles fête du processus électoral et donc les méchants de l’histoire à partir de qui, le diable aidant, un énième report des échéances électorales pourrait être possible. Le peuple attend les élections.

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