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La sonnette du CLC tirée. UA : la RDC s’invite à Nouakchott !

La sonnette du CLC tirée. UA : la RDC s’invite à Nouakchott !

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*Le processus électoral en RD. Congo serait, entre autres, un des sujets inscrits à l’ordre du jour. Apparemment, ce sommet  risque de culminer  vers la bataille de sa crédibilité, de la fiabilité des résultats ainsi que de sa remise en cause à l’externe. Les autorités congolaises devront se prémunir de tous les arguments possibles, pour convaincre et rassurer.

Agenda

Nouakchott,  capitale de la Mauritanie depuis 1957, au bord de l’océan Atlantique, fut  créée sur une zone de campement. Météo : 31 °C, vent O à 16 km/h, 41 % d’humidité. Coordonnées : 18° 06′ nord, 15° 57′ ouest. Population : 968 000, les dernières statistiques datées de 2015. C’est là où les Chefs d’Etat des pays membres de l’Union africaine, 44 au total, vont se rencontrer du 1er au 2 juillet 2018, pour parler d’une série de dossiers liés notamment, à la stabilité ainsi qu’au développement du Continent.

Plusieurs invités de marque sont signalés à l’agenda.

Sauf changement de dernière minute, Emmanuel Macron, l’actuel Président Français, serait au nombre des personnalités qui, à cette  occasion, pourrait profiter de la tribune de l’UA, pour distribuer des cartons jaunes ou rouges aux Chefs d’Etat africains. Et,  dans ce cadre, le cas de la RD. Congo en ce qui concerne, particulièrement, le processus électoral, tel qu’engagé depuis le 23 juin dernier, avec la convocation de l’électorat et l’ouverture de 171 Bureaux de réception et de traitement des candidatures par la CENI, n’y échappera pas.

Le CLC s’en mêle…

Comme tout le monde sait, le Comité Laïc de Coordination, saisissant la nature de l’enjeu, l’y avait déjà envoyé un courrier pour enrichir le menu de ces imminentes discussions à l’échelle continentale.

Ainsi, avait-il insisté, dans la panoplie de ses préoccupations sur l’exigence de l’organisation d’un processus électoral viable, crédible, apaisé.

Pour y parvenir, le CLC, jouant à l’ange gardien de l’Accord de la Saint Sylvestre, tel que  négocié sous les auspices des Evêques, fin décembre 2016, pour exiger de la  part des Chefs d’Etat africains, des pressions externes aux fins d’appeler les autorités congolaises à œuvrer à son application intégrale, rapide et correcte.

Il y a avait également mis à l’avant-plan, la problématique de la décrispation politique – libération des prisonniers politiques ou d’opinion, libération de l’espace médiatique, levée de l’interdiction des manifestations publiques, abandon des poursuites judiciaires et autres tracasseries policières, fiscales ou administratives à l’égard de certains Opposants.

Dans le même registre, il mettait un accent tout particulier sur la nécessité, pour la CENI, d’abandonner la machine à voter, d’intégrer les recommandations de l’OIF dans le fichier électoral, de se soumettre à la pédagogie de l’audit de sa  gestion des finances consécutives à la réalisation des  opérations.

Aussi, avait-il ajouté à ses exigences,  l’affaire de la redynamisation de la CENI et du CSAC et, surtout, celle du bannissement de l’exclusion dans la confection des listes de partis et regroupements politiques.

Bien d’autres questions, selon que le CLC les avait recensés et soulevés dans sa lettre, seront évidemment traitées.

Les préparatifs amorcés

Déjà, hier, jeudi 28 juin 2018, les premières réunions exploratoires ont commencé, avec les travaux au niveau des Ministres des Affaires Etrangères.

Le décor est progressivement en train d’être planté. De   sorte que les Chefs d’Etat des pays membres de l’UA puissent des matières et dossiers prêts, pour lever les dernières options.

Le Chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila Kabange, autant que ses pairs africains  qui y sont attendus,  auront ainsi la tâche aisée et la possibilité de se parler en face.

LPM