Méfiance autour de la machine à voter. CENI-Opinion : Jacques Djoli parle de la crise de confiance

Méfiance autour de la machine à voter. CENI-Opinion : Jacques Djoli parle de la crise de confiance

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Alors que le processus électoral entre dans sa phase cruciale de convocation du corps électoral, les pierres d’achoppements continuent de perdurer dans le chef des éligibles et des électeurs comme des organisateurs desdites joutes. Et, au nombre de sujets qui divisent et délient des langues, il sied de noter la machine à voter. Après mille et une explications de la part de la CENI, certains la considèrent, à présent, comme un simple équipement à imprimer des bulletins de vote pendant que d’autres, à contrario, continuent de la qualifier de machine à tricher. A l’occasion d’un café- presse organisé jeudi dernier par le Collectif 24, un regroupement des organisations de la société civile qui militent pour l’accès à l’information, avec le soutien de l’AETA, le sénateur Jacques Djoli, connu pour son expertise en matière électorale, a livré l’économie de ses idées quant à cette controverse. Tout discours bu, il faille retenir qu’à ses yeux comme à ceux d’autres participants à ce rendez-vous, que les controverses et contestations naissent de la méfiance qui existe envers la CENI de Nangaa et ses compères têtes auréolées à cette centrale électorale. «Le problème,  ce n’est pas la machine mais la confiance. Lorsqu’on ne veut pas construire la confiance, on ne peut que laisser la place à la méfiance», a dit Jacques Djoli.

«Lorsqu’un président de la CENI vous dit qu’il n’est pas là pour créer la confiance, mais c’est grave. Le processus électoral repose sur la confiance. L’ensemble du processus électoral doit se faire dans la transparence, le serveur central doit être à la disposition des parties prenantes…», a confié Jacques Djoli, réagissant aux derniers propos attribués au Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante. Pour rappel, à la suite de la sortie de silence des évêques catholiques avec une recommandation à la CENI de créer un climat de confiance à l’égard de l’opinion publique, Corneille Nangaa aurait soutenu que son travail n’était point de créer un climat de confiance mais consistait à diriger la CENI qui conduit le processus électoral. Au cours de ce même café-presse d’information organisé par le collectif 24, en collaboration avec l’AETA jeudi à Kinshasa, Gérard Bisambu, secrétaire général de ‘‘Agir pour les Elections Transparentes et Apaisées’’, a, quant à lui, dénoncé l’imposition de fait de la machine à voter par la CENI à l’ensemble du corps électoral comme si cela relevait d’un droit inscrit dans une loi. A ses yeux, la machine à voter est un instrument qui va jouer un rôle important dans les scrutins. D’où, selon lui, faut-il que son utilisation puisse trouver l’assentiment de tout le monde sinon la période postélectorale fera courir le pays vers un horizon des contestations. «Le consensus qu’attend la machine à voter, elle ne le trouvera pas. Il ne faudra pas qu’on nous dise que la machine à voter est un simple instrument, non, la machine à voter va jouer un rôle important sur les scrutins, la gestion des candidats, le transfert des résultats. Elle jouera un rôle important dans l’acceptation des résultats et dans le calcul du seuil…», dixit Gérard Bisambu.

Danny Ngubaa

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