Journal la Prospérité

Quidam… !

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Le Quidam demeure. Au regard des avancées significatives des institutions congolaises depuis que le pays a revêtu le statut d’une République démocratique, logique aurait été les observations qui emmèneraient à des satisfactions certaines. Malheureusement, dans cette guerre de pronostiques, les pessimistes continuent à mener au score. Car, à mille et une reprises, le pays a sombré dans des chaos causés par des échauffourées politiques.

Tenez ! Telle une malédiction depuis son accession à l’indépendance en juin 1960, la démocratie n’a guère trouvé sa place dans les installations de la RDC.  Menacée par le Mobutisme durant plus d’une trentaine d’années, elle a cru siéger avec Mzee Kabila lors de son arrivée à Kinshasa qui, arme à la main, en vaillant héros du siècle dernier et de tous les temps, avait atteint la fameuse gâchette dont parlait Franz Fanon en ce qui concerne l’ex-Zaïre. Joie de courte durée. La maquette d’un avenir voulu bondissant et rebondissant sur les propres acquis laissés par les aïeux, espérant les honorer en bâtissant un Congo plus beau qu’avant a malheureusement été repeint par du sang du père du  Président de la République démocratique du Congo qui, après dix-sept ans de règne, continue encore à courir derrière le monde lui criant que ce patrimoine dont ont hérité les congolais, fait d’eux des souverains, tant sur le plan national qu’international.

Aujourd’hui, la nature de l’avenir du Congo demeure sur une éventualité. Oui ! Les détails dans lesquels se cache le diablotin reposent sur l’organisation des élections libres, apaisées, crédibles et tout ce que vous voudrez, seulement si cela reste probe au coeurier de l’opinion nationale, victime des résidus des altercations politiques depuis la nuit des temps, et les opinions régionales ainsi qu’internationales, vases dans lesquelles se déversent tous les vestiges des altercas intérieures.

Avec un décor supplanté par des dates épinglées des visites à Kinshasa des responsables des organisations africaines et autres représentants des assemblées internationales, le sol congolais semble plus que jamais faire une énième place à une verdure endiablée.

Après le report de Luanda et le refus du Président congolais de se présenter au 31ème sommet de l’Union Africaine, où l’on attendait de le voir en live par ses pères africains qui, d’ailleurs, avaient invité le Président français, Emmanuel Macron pour la peine, c’est à l’interne que les entrevues vont désormais se faire.

Seulement, aux dernières nouvelles, la venue sur les terres rd-congolaises de Moussa Faki et Antonio Guterres à Kinshasa aurait été ajournée, les autorités de la RDCn semble-t-il, évoque l’indisponibilité de Chef de l’Etat. Il en est de même de la visite annoncée dans la Capitale du Congo-Kinshasa, Nikki Haley, la Représentation des Etats-Unis à l’ONU.

Néanmoins, la certitude est telle que des événements à visage empêtré d’incertitudes se dérouleront d’ici le 20 juillet, qui marquera, comme tout le monde le sait, du reste, la fin de l’ultimatum du caractère taiseux de Joseph Kabila sur son avenir à la tête de la Nation.

La fin justifie le moyen dit-on. Du côté de l’opposition, c’est apparemment le jeu de “je m’inspire des actes posés par l’autre” qui se jouerait entre l’UDPS, le MLC, l’Ensemble et le MNC pour former un front commun avant ces élections dont les pistes des solutions proposées par Yves Mpunga permettant de faire de la machine à voter tant contestée, une solution qui élucidera ces scrutins dont se sont dorénavant imprégné toutes les franges politiques congolaises.

A présent, la quiddité de l’avenir de la RDC se pose sur le quoi que pondra les prochaines discours, allocutions, voire rencontres entre politiques à l’extérieur comme à l’intérieur du pays, puis que tout semble vouloir se jouer sur le sol congolais. Prendre donc son mal en patience, car plus les plans tombent, mieux on cherche à en créer d’autres, mais avec quel temps ? Nangaa est d’ores et déjà décidé à clore les débats sur les  élections. Et dire que tout ce vacarme causé par plusieurs tire ses origines des envies abusives du pouvoir.

Ouf… Le quidam demeure en tout cas !

La Pros