Pas un pas sans la prospérité.
Chaque jour, du lundi à samedi, reprise des publications quotidiennes

Elections 2018. APCO: Raphaël Katebe rejoint Tshibala !

Elections 2018. APCO: Raphaël Katebe rejoint  Tshibala !

This post has already been read 1440 times!

*A la grande surprise de tous  sociétaires  du Rassemblement, dans son format de Kasa-Vubu, Soriano Raphaël  Katebe Katoto, le frère aîné de Moïse Katumbi Chapwe,  a levé l’option de rejoindre l’APCO, la toute nouvelle plateforme électorale dont Bruno Tshibala, l’actuel Premier Ministre, est, à la fois, initiateur et Autorité Morale. Et, selon des sources recoupées, il serait question maintenant, pour les deux personnalités,  de convoler en justes noces jusqu’à la victoire   à la suite des  élections du 23 décembre 2018. Puisqu’ils ont une vision commune et claire  de la lutte à mener, Katebe et Tshibala Nzenzhe se retrouvent encore et vont œuvrer sous la bannière d’une même et seule   Plateforme, après un petit temps d’éclipse justifié par l’embrouillamini dont  les alchimistes ‘’vivants’’  sont aujourd’hui, eux-mêmes, pris dans leur propre piège.

Le séisme, s’il faut l’appeler ainsi, intervient au moment où dans le firmament politique congolais d’aujourd’hui, la plupart des acteurs sont, plutôt,  à la quête de nouvelles plateformes, s’ils n’ont pas trouvé mieux dans les premières ou, peut-être, si  la gestion des ambitions n’aurait pas été bien assurée, là ils évoluaient avant.

Désormais, l’ex-compagnon de lutte de Joseph Olenghankoy, celui-là même qui, à un certain moment, lui prêtait une main de fer, a traversé le Boulevard, pour aller de l’autre côté, vers l’Alliance des Progressistes pour le Congo de Tshibala.

S’agit-il  là,  d’une simple rupture ou alors d’une évolution normale d’un homme qui, après avoir passé plusieurs années en dehors du pays, y est revenu en manifestant, sur chemin de  repli,  une soif inextinguible, quant à la possibilité, pour lui,  d’apporter sa contribution à l’érection d’un nouvel édifice en RD. Congo ? La question vaut son pesant d’or. Elle mérite,  raisonnablement,   d’être  posée à l’intéressé, lui-même. Mais, en attendant qu’une telle occasion se présente et que le ciel brumeux s’éclaircisse sur les vraies motivations, les boursicoteurs politiques ont droit de se perdre en conjectures.  Des  commentaires y vont dans tous les sens, y compris dans celui de décocher une série de petites  flèches  à fleuret moucheté à l’endroit de l’actuel Président du CNSA, accusé, à tort ou à raison, de n’avoir eu réussi encadrer toutes  ses troupes dont certaines se désagrègent et se constituent en grappes  rebelles ou hostiles.

Au loin,  certains parmi les analystes libres et objectifs,  voient dans ce départ de Katebe, un amaigrissement de la caste de gros calibres qui, depuis la schisme intervenu  après les  tristes événements du 19 au 21 septembre 2018, peu avant évidemment, la fin des discussions directes tenues au Centre Interdiocésain, sous les auspices des Evêques,   faisait du Rassemblement de Kasa-Vubu,  la principale plateforme de l’Opposition et donc, l’interlocutrice attitrée  de la Majorité Présidentielle.  Ils craignent que cette nouvelle donne politique  n’ait un effet contre-productif pour ce  regroupement de Kasa-Vubu  qui, autrefois, naquit   sur les cendres de quelques  contradictions  avec celui de Limete.

En politique, dit-on, les  alliances se font et se défont. A la veille des joutes électorales dont les échéances ont été fixées, depuis le 5 novembre 2017, lors de la publication du calendrier de la CENI, au 23 décembre 2018, les esprits se réchauffent et les calculs se multiplient.

Quoi de plus de normal, pour que  les spécialistes puissent attribuer ce remue-ménage politique à   la fièvre électorale dont la température monte chaque jour et pousse les acteurs politiques à redimensionner leurs stratégies, tactiques ou programmes en fonction des réalités et des perspectives nouvelles.

Donc, en choisissant Tshibala, Katebe donne la preuve qu’il  a  si bien compris  et intériorisé ces  axiomes.

LPM