Impact de l’art d’Orphée à Kinshasa : le coupé-décalé corrompt les mœurs !

Impact de l’art d’Orphée à Kinshasa : le coupé-décalé corrompt les mœurs !

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C’est un style musical qui est issu du mélange du rap et du ndombolo. Le coupé-décalé a pris ses racines en Côte d’Ivoire vers les années 2001, avec comme un des précurseurs Dougou Saga, de triste mémoire. Au fil des années, le décalé a franchi les frontières jusqu’à séduire les cœurs de kinois qui ne peuvent plus s’en passer dans les nuits alcoolisées. Certes, la musique est l’art de combiner le son d’une manière agréable à l’oreille, a dit Jean- Jacques Rousseau philosophe du siècle de lumière, mais, il ne faut pas oublier  la valeur intrinsèque de la musique qui est celle de partager une, celle de l’auteur au-delà des émotions d’un tube, aux autres personnes comme nations. Et cela doit se faire dans un strict respect des mœurs, civilité oblige. Le décalé ne cesse de prendre des allures inquiétantes au point qu’il n’est plus gênant, sous ses ondes, de laisser passer pires insultes, antivaleurs, et même incitations aux orgies puis Dieu seul sait quoi.

Le droit positif Congolais organise dans ses dispositifs,  l’application d’une censure de tous les supports audio et visuel de cette nature. Mais, dommage, ces services de censures n’existeraient que de nom. Depuis plus de trois décennies, les musiciens ont pris l’option de faire recours à paroles malveillantes dans leurs tubes sans qu’ils soient vraiment interpelés. Le coupé-décalé, le tout dernier style musical, est venu enfoncer le clou avec parole et danse immorales. ‘’Apparemment, l’argent aurait pris l’ascendance sur les fondamentaux avant-gardistes de la culture au travers de l’art d’Orphée’’, estime un opérateur culturel. Dans la cité, c’est la catastrophe, l’éducation des enfants est tout simplement empoisonnée dès le bas âge, certains enfants ont la langue pourrie à cause de cette musique qui n’éduque plus. Au contraire, elle monte en puissance avec la prolifération des chaines de télévision et radio pour amener les ignorants dans la falaise. Des chansons qui immunisent le bon sens, mêmes ceux qui ont eu la chance de franchir le seuil des humanités en allant à l’université ne sont pas épargnés.’’L’on a vu des gens relativement intellectuels s’enivrer avec des chansons anodines… ata soutien to kolongola … et vous les voyez en train de se déshabiller. C’est une abomination ‘’, renchérit l’opérateur culturel.

Le gouvernement au travers des ministères de l’éducation nationale et celui de la culture et arts doit se saisir du problème pour que ses assassins de la culture soient mis hors état de nuire. Il doit œuvrer dans une même direction pour décourager ces inciviques qui ternissent l’image du pays au travers des chansons qui ne vont apporter aucune touche dans l’émergence de la culture de la nation Congolaise. Il faut, nécessairement, traquer des studios d’enregistrement de fortune qui se rependent çà et là et qui constituent des interfaces pour ces musiciens folkloriques. La population a, aussi, le devoir moral de bien tamiser, fignoler ceux qui doit être entendu. Conseil gratuit !

Francis Sengeyi

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