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Attente de funambules !

Attente de funambules !

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La crise marche du feu de Dieu en République  Démocratique du Congo. Impasse de légitimité des institutions au Pouvoir, c’est le cas peu-à-peu depuis le 19 décembre 2016 avec la non-organisation des élections alors que le Président Kabila arrivait au terme de son deuxième et dernier mandat constitutionnel. Après, effet du temps oblige, les Députés nationaux ont rejoint les Sénateurs et les provinciaux sur le registre des animateurs des institutions à mandat électif expiré. Le Pouvoir est exercé de fait depuis, disent certains, même si d’autres argumentent qu’il y a eu consensus politique via deux accords, l’un avec Kodjo, à faible impact et, l’autre, le plus consensuel, celui obtenu sous la conduite des Evêques catholiques au centre interdiocésain le 31 décembre 2016, pour gérer la Res Publica. Bien.

Mais, l’interminable cycle de crise, crisophagie des politiques du Congo-Kinshasa à la manœuvre, a causé l’enchainement d’impasse avec celle née en 2017 autour de l’interprétation de l’application de l’Accord de la Saint Sylvestre. Après, fin décembre 2017, l’heure était, de nouveau, à la crise électorale avec l’horizon incertain du respect du délai prescrit et entendu aux assises du centre interdiocésain. Savoir, qu’au plus tard le 31 décembre 2017, il fallait qu’il y ait des joutes électorales au pays de Lumumba. C’est fut le bis repetita de 2016 puisqu’il y a report des élections, cette fois, passage Nikki Haley et pression CLC aidant, le cap 2018 allait être éclairé par le calendrier électoral du 5 novembre 2018. Hélas ! Ces éclairages n’auront pas été assez grandes pour mettre fin à deux choses.

Les contradictions autour du processus électoral avec les innovations machine à voter, seuil, etc. comme le lourd suspense qui pèse sur les ailes des élections depuis 2016. A savoir, Joseph Kabila sera-t-il oui ou non candidat à sa propre succession ? Alors que le premier test de la convocation du corps électoral s’est passé sans accroc, puisque l’Opposition a joué le jeu faisant acte de bonne foi, la deuxième manche s’annonce plus palpitante. Comme dit plus haut, il appert que la crise marche du feu de Dieu puisque le décor qui se plante pour août prendrait des allures apocalyptiques pour certains. Marches, grèves, désobéissances civiles signées CLC puis bientôt d’autres soutenues par le Rassop/Limete, ensuite le spectre du bloc anti-3ème mandat constitué par Paris-Kigali-Luanda mis en musique avec la série de nominations mi- juillet faite par le Président Kabila dans l’armée donne du froid au dos de quelques observateurs qui, catholiques ou pas, s’adonneraient volontiers à la récitation d’un chapelet pour invoquer l’intercession de la sainte Vierge sur la RDC. Tout ce tableau lugubre semble suspendu sur une donne : le verdict autour du 3ème mandat ou non du Président Kabila.  Jusque-là, le Raïs maintient un silence radio sur le dossier et les supputations vont dans tous les sens, mettant quasiment sans dessus-dessous la scène politique car, tout le monde est sur le qui-vive de la MP/FCC à l’Opposition, en passant par les  chancelleries. Les espoirs restent, qu’à l’issue de la session extraordinaire, comme confirmé hier par Minaku, que Joseph Kabila lève le voile pour que l’avenir soit abordé, pour le meilleur ou pas, par des congolais funambules depuis des lustres. Sinon, il faudra attendre la vérité des BRTC du 25 juillet à début août, le 8 ou le 13, ce sera selon la CENI.

La Pros.