Journal la Prospérité

Le fantôme de l’Opéra !

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Le Fantôme de l’Opéra est un roman fantastique français de Gaston Leroux publié en 1910. D’un bout à l’autre, cet opus devenu culte tant dans l’art d’Orphée que dans le 7ème art centre le suspense autour du mystère de l’identité d’un seul personnage qui hante l’Opéra ; un mystérieux “fantôme”.  Loin des Opéras de Paris et des lignes grattées par Gaston Leroux, un mystérieux fantôme hante, au Congo-Kinshasa, la scène politique congolaise et avec tout le pays depuis près de deux ans maintenant. A l’aube du dépôt des candidatures à la présidentielle, le suspense hydre autour de la quête ou non d’un 3ème  mandat pour le Président Kabila crée l’épouvante, tel un fantôme, dans les esprits des observateurs politiques, des lobbyistes, de ses camarades de la MP/FCC comme des opposants. La preuve ? Même les plus radicaux des opposants ont été obligés de jouer la carte de la sagesse lors de la convocation du corps électoral dans la phase de dépôts des candidatures pour la course à la députation provinciale. Les tentatives de couper la tête au silence de Kinshasa sur ce dossier coupe-gorge tant par les assises de Luanda, Nouakchott comme les passages Guterres-Moussa Faki et même  Nikki Haley se sont soldées sur une note peu satisfaisante. A l’horizon du dépôt des candidatures pour la présidentielle, seuls deux rendez-vous restaient dans les agendas. Primo, le speech du Président Kabila devant le congrès. Secundo, les quatre vérités des BRTC après dépôt. Le premier rendez-vous est à présent à la portée de l’opinion tant nationale qu’internationale. Trêve donc de mystère, s’écrient désormais certains car, aujourd’hui, jeudi 19 juillet 2018, Joseph Kabila Kabange, le Président de la RDC depuis 2001, sera devant Députés et Sénateurs pour tenir un des speechs les plus importants de sa vie politique, décor d’août oblige. Ce, sur fond d’une et une seule demande du suspens suspend-tout du fantôme de l’Opéra politique congolais par le dévoilement de son verdict s’il sera oui ou non candidat à sa propre succession. Jusque-là, cela a été un secret bien gardé connu que de Dieu. L’homme de nature, du moins d’après l’entendement du commun des congolais, est maître dans l’art du silence, optant de ne parler que lorsque le silence ne suffit plus. Puisqu’il délie ce jeudi sa langue, les intelligences du pays se lancent dans des devinettes pour savoir que peut-il dire. Question : est-il candidat ou pas? Mille et une personnes s’y sont penchées. Le bal des dauphins si pas requins n’a de cesse de faire couler encre et salive. Qui est-ce donc ce dauphin, s’il y en a? Matata ou Minaku? Est-ce Ramazani Shadary ou le Dircab Néhémie? Depuis peu, le nom de l’ex Chef d’état-major général circulerait. Serait-ce lui l’ultime trouvaille? Est-ce que, enfin, toutes ces vues d’esprits ne sont pas fausses et que, ainsi, discours de jeudi ou verdict des dépôts oblige, les sirènes du 3ème  mandat ont déjà conquis… Seul le temps saura le dire. Les rendez-vous, de demain comme du 25 juillet au 8 (13)  août, sont pris. Donc, aujourd’hui ou demain, le temps saura déshabiller le fantôme de l’Opéra politique congolais.