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RDC : est-ce l’ère du nationalisme light?

RDC : est-ce l’ère du nationalisme light?

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Dans une scène politique tendue, ce speech là était attendu  comme le tout dernier tube signé Koffi, Fally, Fab ou Gim’s sur la scène musicale. Et, mieux même. Depuis le jeudi 19 juillet 2018,  enfin, l’économie des idées dudit oral a été dévoilée abordant tout à la Sherlock Holmes mais, sans dire tout ainsi, sans clouer, en définitif, le bec au suspense du fantôme qui hante l’Opéra politique congolais. Ce, parce que n’ayant pas répondu en clair à une et une seule interrogation : y aura-t-il oui ou non quête d’un 3ème mandat fin juillet début août ou même plus tard? Non! “Pas de comprenez mon émotion ” comme Mobutu jadis dos au mur mais, plutôt, une nouvelle touche, une nouvelle formule qui,  foi de plume, certainement, restera dans les annales ; “comprenez ma passion…”. La récupération sur la toile est depuis devenue virale. C’était fait. Après “sous réserve” et ‘’que les médiocres dégagent’’, une nouvelle intro de phrase explique-tout, excuse-tout venait de voir le jour ; entendez “… comprenez ma passion…”. ” Ici, c’est pour l’écriture”. Soit! Au-delà de simplement confirmer l’évidence d’un désormais août 2018 corsé au Congo des Lumumba-Mzée, Deschade-Rossy et Cie, une vérité s’impose, maintenant, au pays. Quoi ? Ce qu’il appert que la RDC soit projetée, enjeux et jeu politico- diplomatique de l’époque obligent au Sud du Sahara comme ailleurs, à l’ère du nationalisme light. Celle, des opposants, patriotes d’une nation pillée par des multinationales et …, qui se réunissent çà et là sur le globe sur fonds puis bénédiction souvent des mains obscures du monde des impérialistes pour trouver le modus operandi et leur (leurs) modus vivendi pour l’alternance dans le Congo de toutes les convoitises. Qui, en sus, fatigués avec leurs sympathisants d’être victimes d’intolérance prient pour que le bloc anti-3ème  mandat constitué de Paris-Kigali-Luanda-Bruxelles et d’autres groupes de pression puissent passer aux actes sans saisir -ou en fermant les yeux sur- le fait qu’il y aura comme il y a toujours eu une note. Car, en politique rien n’est gratuit. Bien souvent, le prétexte humanitaire cache bien des envies inhumaines. L’épisode AFDL est éloquent. Les sauveurs se sont avérés être “un conglomérat d’aventuriers”, parole de Mzee. C’est l’ère, pire encore, des gestionnaires de l’Etat qui, dans un état et élan nationaliste amphibologique, disent non à ces  “impérialistes  faiseurs de Roi” alliés d’hier, sans dire oui, hélas, en vrai, par des actes historiques, au peuple, ultime allié de tout mandaté par le souverain primaire. Eish. Puisque c’est l’ère des nationalistes lights, l’heure vient d’ici là où le Congo-Kinshasa devra boire la coupe  “de ses bienfaiteurs” lights jusqu’à la dernière goute, jusqu’à la lie. Ce, pour le meilleur ou le pire qui, là, ne sera pas du tout light. L’édito est sans passion mais avec compassion, en toute objectivité, pour ces nationalistes devenus sous-patriotes, sous-congolais car victimes des bras de fer des nationalistes lights.

Danny Ngubaa