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Rusés !

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L’engouement se fait de plus en plus maussade à cette étape du processus électoral. Après les prétendants à la députation provinciale, ceux de la députation nationale et surtout de la présidence de la République sont attendus depuis ce 25 juillet aux BRTC qui ont, tel que prévu et selon le respect du calendrier électoral, ouvert grandement leurs portes. Aucun Fatshi, Tshiani, Kamerhe, Fayulu ou Ndondoboni n’a encore pointé le bout du nez au siège de la Commission Electorale Nationale Indépendante, le seul endroit prévu et indiqué pour déposer les dossiers relatifs à la présidentielle du 23 décembre 2018. Du moins, pour ceux qui sont prêts. Et du côté de la MP, RAS. Le doute est tout entier. Qu’attendent-ils pour mettre à pied d’œuvre ce pourquoi ils se sont tant battu ? Entre hésitation et observation minutieuse, les futurs candidats jouent à la ruse politique. Sous un œil attentif, c’est pratiquement le trois quart de la planète qui guette les pas du premier venu.

Désormais, rien n’est voilé. Les postulants peuvent déjà, tout légalement, aller à la rencontre de leur ambition de diriger le grand Congo à travers les Bureaux de Traitement et Réception de Candidatures. Fini donc les grandes gueules. Ceux qui ont l’énormissime somme de 100.000 USD auront franchi la première étape qui consiste à remplir les documents nécessaires et les déposer à qui de droit, auprès de la CENI. Pour le reste, c’est-à-dire dans l’étape suivante, une équipe de la Centrale électorale aura donc la tâche d’étudier soigneusement chaque dossier pour le valider, ou pas. Dans le dernier cas, bien entendu, ils vont devoir se référer à la Cour constitutionnelle qui a le plein pouvoir de trancher définitivement une affaire.

Certains se sont déjà retirés de la course bien avant, avançant de raisons liées à la ‘’machine à voter‘’ et ses risques de crédibilité. D’autres encore, criant à l’organisation des élections prématurément ensorcelées par des manœuvres du genre à chambarder le processus en question. Et sans citer ceux qui n’ont pas pu, ou ceux qui n’ont pas encore, s’il faut être optimiste, atteint la maudite et colossale somme d’un millions six cent mille francs congolais…

Certes, du côté de l’opposition les choses bougent ça et là, mais au penchant de la Majorité couplée au FCC, le suspense plane encore. Pour plusieurs d’entre eux, Joseph Kabila demeure l’unique candidat pour le compte du pouvoir. Mais, la surprise d’un probable dauphin n’est toujours pas exclue. Dans tous les cas, les lampions sont désormais braqués en direction des murs bleu et blanc de la CENI pour ne rien louper de toute candidature visant la Présidence de la République.

Boris Luviya