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Big-bang ?

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A six jours de la clôture du dépôt des candidatures à la présidentielle jumelée aux législatives nationales et provinciales du 23 décembre 2018, telles que prévues par la CENI, depuis la publication de son calendrier, le  5 novembre 2017, l’étau se resserre sur les acteurs politiques.

Tous les états-majors sont ébullition. Pendant qu’il y a levée des boucliers chez les kabilistes, avec cette histoire de dauphin qui, désormais, tient en haleine l’essentiel de l’actualité pour autant qu’elle permettrait, de manière définitive, d’en finir avec le suspense autour du fameux 3ème mandat, Bemba est arrivé hier à Kinshasa, sur le coup de 9 heures.  Alors que Katumbi, annoncé pour demain à la Loano, à Lubumbashi, chef-lieu de l’ex-Katanga, peine à obtenir l’autorisation d’atterrissage de son avion. L’Autorité de l’Aviation civile est, pourtant,  saisie. Et, la lettre circule sur la toile. Mais, José Makila, le Ministre des Transports et Communications, dit, curieusement, qu’il n’aurait reçu aucune demande en ce sens-là. A moins d’un miracle, cette petite confusion va, sans nul doute,  rendre  quasiment hypothétique,  le  retour du leader de l’Ensemble pour le changement  pour le dépôt de sa candidature à la présidentielle.

Tout compte fait, la CENI n’aurait enregistré à ce jour qu’une seule candidature de Seth Kikuni, un tout jeune né en 1981 qui, vraisemblablement, fourbit ses biceps pour affronter quiconque tenterait rivaliser d’ardeur pour s’emparer du fauteuil qu’occupe actuellement,  Joseph Kabila, depuis 17 ans.

Donc, les jours passent et ne ressemblent point. Les minutes et secondes sont comptées à la loupe. A chaque instant, la CENI met son chrono en marche. Qui ? Mais, qui vraiment, succèdera à Kabila à la suite des prochaines joutes électorales ? La question, si lancinante soit-elle, reste suspendue sur toutes les lèvres. Et tant que le mystère autour du dauphin demeura et aussi longtemps que les brouillards persisteront sur les candidatures de Bemba et Katumbi dont l’un serait sur le point d’être récalé en raison d’une certaine ‘’inélligibilité’’ déclarée  par la Majorité alors que  l’autre, lui, serait bloqué à Johannesburg, faute d’autorisation d’atterrissage de son avion,  la question de la décrispation et, même, dans une certaine mesure, celle qui en est corrollaire  en termes de  la  crédibilité des élections, aggraveront la crise politique endémique et feront basculer, si l’on n’y prend garde, le pays vers un big-bang aux conséquences protéiformes.

Mais, comment  peut-on l’éviter ? A quel sain se vouer ? Le peule, le souverain est encore-là, à la croisée des chemins. Avant de trancher, les règles de jeu doivent, en principe, être acceptées. En clair,  seule, la classe politique doit  encore faire quelque chose, pour sauver les meubles.  Sinon, il y a toujours cette épée de Damoclès du CLC dont la menace d’organiser les manifestations de rue du 12 au 14 août prochain, qui  est encore intacte.  Il n’est pas exclu, dans des pires des acceptions, que les ingérences, longtemps décriées, au summum de l’Etat, refassent surface. Oh, Dieu ! Où es-tu ?

LPM