Identifier les besoins macro-budgétaires : les Experts d’administrations économiques et financières en atelier de formation

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Les experts de la Direction de Trésor et Ordonnancement (DTO), la Banque Centrale du Congo, l’Institut des Recherches Economiques et Sociales (IRES), l’Institut National de la Statistique, la Direction des Etudes macroéconomiques, le Comité Technique de Suivi des Réformes et des Programmes, la Direction Générale des Impôts (DGI), la Direction Générale des Douanes et Accises  (DGDA), la Direction Générale des Recettes Administratives, Domaniales, judiciaires et de participation (DGRAD), la Direction des Etudes Nationales Prospectives RDC 2035 ainsi que la Direction de Préparation et de Suivi du Budget (DPSB), participent depuis lundi 30 juillet 2018, à l’atelier d’identification des besoins de la fonction macro-budgétaire et l’opérationnalisation du modèle quasi comptable centré sur les tableaux des ressources emploi avec l’appui d’Afritac Centre (FMI). Organisé par le Ministère du Plan, en collaboration avec le Comité d’Orientation de la Réforme des Finances Publiques (COREF), sur financement du Projet de Renforcement de la Redevabilité et de la Gestion des Finances Publiques (PROFIT – CONGO), cet atelier se déroule depuis lundi dernier dans la concession de Caritas Congo Développement, à Gombe et prendra dix jours, soit du 30 juillet au 10 août. Au cours de ces assises, il sera question de mettre à jour la feuille de route du processus de cadrage du Comité Permanent de cadrage macroéconomique, des réformes économiques en vigueur en RD. Congo, de la mobilisation des ressources ainsi que des comptes nationaux. Ces travaux permettront au Gouvernement d’avoir des outils nécessaires de prévision macroéconomique et budgétaire, afin d’évaluer les ressources de l’Etat qui doivent être impliquées dans le financement du développement.

Dès l’entame, Jean-Pierre Bokeli Eale, Directeur des études macroéconomiques au ministère du Plan, de surcroît Représentant personnel de la Secrétaire générale au Plan, a remercié les partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale, à travers le projet PROFIT CONGO, pour leur appui dans le déroulement de cette formation.

De plus, il a salué le travail technique abattu par les cadres évoluant dans les administrations économiques et financières. Travail qui a permis à alimenter le modèle de cadrage macroéconomique et budgétaire afin qu’il puisse servir au processus de décision politique et économique. Comme il fallait s’y attendre, le speaker a rappelé que la RD. Congo comme la plupart de pays couverts par Afritac Centre, présente la nécessité d’un suivi macroéconomique dans un contexte en mutation marqué notamment par le passage du budget des moyens au budget des programmes, la mise en place des dépenses à moyen terme et la mise en œuvre de nouveaux programmes économiques.

Ainsi, il est nécessaire que les outils actuellement opérationnels dans ce processus de cadrage macroéconomique budgétaire soient confortés. Parmi ces outils figurent, les analyses conjoncturelles aux prévisions économiques, aux simulations des politiques économiques et à l’impact des chocs exogènes sur les performances macroéconomiques et budgétaires, ainsi que les scénarii économiques à long terme.

Utile de signaler que dans son laïus, Jean-Pierre Bokeli a rappelé que le Gouvernement de la République avait, sous l’accompagnement technique du FMI, initié une mission de renforcement des capacités des experts du comité permanent de cadrage macroéconomique en Avril 2014.

A l’issue de cet exercice, une feuille de route destinée à l’orientation de la suite de l’action avait été élaborée sans pourtant être suivie à la lettre.

Quatre ans après, cette même feuille de route tombait en veilleuse et se devait de subir une mise à jour qui devrait permettre de remettre à niveau les experts du CPCM, afin qu’ils soient en mesure de contribuer à la mise en place d’un modèle quasi comptable, centré sur le tableau ressources emplois et l’identification des besoins de la fonction macro budgétaire en RD. Congo.

Aux participants, le représentant de la Secrétaire Générale au Plan les a invités à plus de compréhension et de maîtrise dans le fonctionnement du modèle afin d’en devenir des utilisateurs et vulgarisateurs avisés.

Pour Séverin Yves Kamgna, Conseiller résidant, en charge de la gestion macro budgétaire à Afritac Centre, le cadrage macroéconomique et budgétaire est un nouveau chantier qui permet d’améliorer les dispositifs institutionnels et techniques des pays d’Afrique Centrale.

Depuis janvier 2018, dit-il, le Fonds Monétaire International avait décidé de regarder de près les dispositifs de cadrage macroéconomique et budgétaire de neuf pays que couvre Afritac Centre, parce que ces dispositifs sont non seulement au centre des programmes économiques et financiers du FMI, mais aussi des négociations. Selon ce dernier, la mission du FMI est subdivisée en deux manches.

La première porte sur l’identification des besoins de la fonction macro-budgétaire pour tous les dispositifs mis en amont pour élaborer le budget. Dispositifs en termes de collecte d’information, d’analyse, d’élaboration d’un cadrage macroéconomique, des notes trimestrielles et qui accompagnent le budget.

La deuxième, quant à elle, évalue les ressources et cerne les dépenses.

C’est comme ils le pensent, le moment opportun pour comprendre comment le dispositif est mis en œuvre ainsi que le besoin de renforcement des capacités.

Il y a lieu, ici, de noter que ces assises connaissent la présence de formateurs tels que M. Rolf Meier, Severin Yves Kamgna, Conseiller résident en charge de la gestion macro-budgétaire à Afritac Centre.

Christine Ngalula 

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