Elections 2018 : Akim Musimwa invite les acteurs à un consensus inclusif

Elections 2018 : Akim Musimwa invite les acteurs à un consensus inclusif

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Il est vrai que l’homme sage voit le mal de loin et se méfie. D’aucuns n’ignorent que ce pays, la République Démocratique du Congo, traverse des moments de fortes agitations politiques dont les conséquences, fâcheuses au plus haut point, se répercutent sur tous les domaines de la vie, engendrant une série de crises protéiformes qui rongent le souverain primaire, tel un rat de brousse. A quelques encablures de la tenue des scrutins, l’asbl SOCIAL RDC, par l’entremise de son président, M. Akim Musimwa, prévient, recommande mieux, interpelle les acteurs sociopolitiques, sans exception aucune, face au processus électoral en cours qui, sans solution inclusive, fonce droit vers le précipice.  Ainsi, mûris de leur objectif de promouvoir la culture de la paix sociale en RDC, ils accentuent la pression sur la nécessité et l’urgence de trouver un consensus définitif et inclusif sur le processus électoral. C’est la condition, sine qua non, pour amener le peuple congolais vers des élections apaisées, estiment-ils.

En tant qu’organisation de la société civile, SOCIAL RDC œuvre pour la paix sociale qui, par ricochet, ne peut être possible sans la paix sur toute l’étendue de la République. Cette organisation non-gouvernementale reste sur le qui-vive et monte au parapet pour anticiper le chaos post-électoral qu’il est possible d’éviter pendant qu’il est encore temps.

Sans surprise, la persistance des points de désaccord sur le processus électoral demeure, jusque-là, au centre des préoccupations de cette asbl qui, lors d’un point de presse le samedi 4 août 2018, a martelé sur ces maux qui feront des résultats finals aux élections, un cercle vicieux incrédule. Akim MusimwaCizige interpelle, cependant, la Nation congolaise entière, particulièrement les acteurs politiques de la nécessité d’avancer avec un processus électoral consensuel. Ce qui est très important en cette période. Il y a des points de divergences qui nécessitent une clarification notamment, en ce qui concerne la machine à voter, le fichier électoral, la décrispation politique,…

La paix avant tout

Les acteurs se doivent d’avoir une position fixe et commune là-dessus. La majorité, l’opposition et la CENI ont cet impératif d’arriver à une décision finale sans en imposer à qui que ce soit. Les contraintes sont nombreuses certes, mais il est possible que tout le monde soit d’accord sur la manière de faire.

La population congolaise se doit ici d’encourager toutes les solutions pacifiques et inclusives. Et éviter à tout prix de mettre le feu sur la paix et la stabilité de la RD. Congo. Pour cela, il ne faut donc pas basculer dans les discours politiques et partisans. Déjà que le développement rapide de l’actualité politique souffre de la mal-information dans son contenu fortement mal relayé.

Partant des risques de non-inclusivité de l’expression libre des candidatures à l’absence jusqu’à ce jour d’unanimité dans les discours et stratégies électorales de l’opposition, Akim Musimwa se meut dans la peau d’un porteur et défenseur des droits sociaux pour tenter de sauver le processus électoral qui, semble-t-il, n’a pas encore trouvé le bon rail.

En effet, la frange de l’opposition est appelée, plus que jamais, à faire union face une majorité au pouvoir bien organisée. Non seulement par risque de perdre fatidiquement ces scrutins, mais surtout pour qu’elle ne soit pas elle-même un risque de trouble de la paix et de la déstabilisation de la paix sociale par ses discours et différents agissements.

Cela permettra, entre autres, de rassembler les attentes de toutes les classes et de toutes les communautés culturelles. Quoi de plus normal dans un pays mosaïque de cultures comme la RDC, cette démarche implique une solution politique plutôt que juridique. ‘’Une solution juridique à un moment pourrait s’avérer limitatif. Tandis qu’une solution politique aux expressions de candidatures nous permettra de nous assurer que toutes les expressions libres ont réellement été prises en compte. Et cela contribue à un apaisement‘’.

Maintenant ou jamais…

Ensuite, les intentions et prétentions de candidatures, l’expression doit être libre et rencontrer l’assentiment populaire. Certes, il y a des contraintes juridiques sur cette question, mais la Loi ne doit aucunement être bafouée. ‘’Il y a urgence de trouver une solution politique sur tout le processus électoral ‘’.

Dans le cas contraire, la Communauté Internationale devra donc intervenir en tant que médiateur pour mettre toutes les logiques sur le même pied. Elle est ainsi invitée à accompagner la RD. Congo vers un processus apaisé et inclusif, pour garantir une paix post-électorale. ‘’Nous voulons compter sur elle pour encourager les parties à trouver une solution politique sur le processus électoral et en cas de besoin, jouer la partition de médiateur‘’.

Loin des dialogues qui riment très souvent en RD. Congo avec partage du pouvoir, révision des institutions, il faudrait à tout prix parvenir à une véritable solution politique avec un focus sur les élections.

Cette démarche, également le cas de la décrispation politique, s’éloigne toujours plus de sa mise en application effective. Cependant, les responsables des confessions religieuses et leaders d’opinions sont appelés à prendre la mesure du temps que le pays traverse, et de sensibiliser leurs fidèles et leurs cibles à la culture de la paix. Pas seulement. Mais aussi à la retenue, la tolérance ainsi que la patience afin que la RD. Congo débouche véritablement vers une élection démocratique apaisée.

Boris Luviya

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