RDC : l’espace politique et d’expression reste toujours restreint

RDC : l’espace politique et d’expression reste toujours restreint

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En plus de tous ces cas qui sont cités dans les médias, il y en a d’autres, plus nombreux, dont on ne parle presque pas alors que des cas comme tels, continuent à se multiplier à l’approche des élections attendues au mois de décembre.

Alors que la communauté nationale et internationale plaide pour l’avènement d’un Etat de droit en RDC  notamment,  par la libération de l’espace politique et celui d’expression, des actes posés continuent à démonter la volonté du pouvoir de rétrécir ces dits espaces, pour le motif facile à deviner. Et, les services de sécurité, la justice, la police voire l’armée, sont utilisés pour ce soucis, alors que cela est contraire à leur mission.

Dans la plupart de cas, les agents de ces services dits de sécurité font l’excès de zèle et vont même au-delà de ce qui est de leur compétence ou ce qui est attendu d’eux, dans le cadre de leur mission, en vue de vouloir plaire à la hiérarchie.

C’est dans ce cadre que de nombreux Congolais sont inquiétés, souvent accusés, à tort ou à raison, d’être hostiles au pouvoir en place alors que dans des faits, ils sont loin de ces activités portées à leur charge. Les inquiétudes manifestées par la famille de Madame Jolly Pweto Mbombo, épouse du journaliste indépendant Pweto Emmanuel, et cadre du parti politique SCODE, rentrent dans ce cadre.

Selon des sources familiales, la famille a perdu les traces de cette dame depuis la malheureuse situation qu’a connue son couple, à leur domicile situé dans la ville de Goma, dans la province du Nord-Kivu, au cours de laquelle des personnes non autrement identifiées ont fait intrusion dans leur maison.

Selon le communiqué de cette formation politique, c’était le 3 décembre, vers 1 heures  du matin, que commençait le calvaire des Pweto dont le sommeil avait été brusquement interrompu par l’entrée en fracas, dans leur domicile, des hommes armés en uniforme, non autrement identifiés qui ont fait irruption dans la chambre à coucher.

A en croire ce document signé par le Secrétaire général de ce parti politique, le journaliste a subi une bastonnade sans précédent jusqu’à en perdre connaissance, alors que sa femme, qui n’avait trouvé comme moyen de défense que de crier et appeler au secours, avait été frappée à mort, ligotée et bien immobilisée, puis violée, tour à tour, par deux de ses bourreaux.

Admise dans un hôpital dans la ville de Goma, Jolly Pweto Mbombo, a disparu et ne fait plus signe de vie ni à sa famille, ni à son parti politique, ni à ses proches, après avoir été victime des exactions commise par des éléments en uniformes non autrement identifié qui ont fait intrusion dans leur domicile.

Un véritable calvaire pour le couple et pour la famille

Curieusement, la famille, située à Kinshasa, reçoit, depuis le mois décembre jusqu’à ce jour, des visites des personnes qui demandent, sous menace, des nouvelles de Madame Jolly Mbombo. La dernière en date, les proches de cette famille sont tombés sur un document, un avis de recherche, des services dits de sécurité, datant du 27 décembre, dans lequel il est demandé à ce que Madame Jolly Mbombo Pweto soit arrêtée et amenée devant l’officier signataire de cet avis. Dans ce document, il est reproché à cette congolaise de ne pas avoir satisfait à un mandat. Notant qu’il y aurait contre elle des indices graves de culpabilité ainsi que la crainte de se soustraire aux poursuites par la fuite. Ce document sur lequel est indiquée l’adresse de la famille, à Kinshasa, au lieu de celle du couple situé à Goma, augmente à la stupeur de la famille, la crainte de voir leur fille subir encore de préjudice par cesservices ou être soustraite définitivement de la vie.La question qui reste posée est celle de savoir pourquoi, s’il était reconnu à charge de Madame Jolly Mbombo Pweto des actes qui menaçaient la sécurité de l’Etat, les services étatiques doivent-ils recourir aux méthodes des groupes armés. « Pourquoi, au lieu d’envoyer directement une convocation, ces services ont procédé par des enlèvements, des menaces, des bastonnades et le viol ? », se demande un proche de cette famille, qui pense que cette affaire reste floue. Aussi, les proches de cette famille qui déplore que le viol et les enlèvements soient utilisés par les détenteurs du pouvoir public ou les groupes armés comme de nouvelles armes de répression politique aussi bien à Kinshasa que dans les territoires situés dans l’est du pays, regrette que cette militante du Parti SCODE soit la cible de ces actes pour le seul fait qu’elle soit de l’opposition.

Les proches de cette famille se disent, en outre, convaincu que le calvaire de ce couple vise à imposer le silence à ce journaliste qui, malgré que l’on ne sait affirmer sur sa vie ou sa mort, parce que disparu depuis, continue à faire peur. Pourquoi alors s’acharner sur sa femme ou sur la famille de celle-ci, alors que, elle également ne donne plus signe de vie. C’est la question qui se pose et qui attende des réponses.

Au regard de la persistance du climat d’insécurité installé dans l’est du pays et ce qui est arrivé au couple Pweto ainsi que le rebondissement de cette affaire, qui prend des ramifications, l’opinion reste convaincue que pour réduire au silence la presse et décourager toute contestation politique, le viol et le kidnapping semblent être les nouvelles armes adoptées par les oppresseurs, qui, de fois, utilisent les services de l’Etat et le pouvoir public pour étouffer ceux qui soutiennent une opinion contraire à la leur.

CB/CP

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