Bonne gouvernance et lutte contre la corruption. RDC : Azarias Ruberwa martèle sur l’éveil de conscience

Bonne gouvernance et lutte contre la corruption. RDC : Azarias Ruberwa martèle sur  l’éveil de conscience

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Le 10 août de chaque année est célébrée la Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local. En marge de ce moment de réflexion sur l’effectivité de ce système au niveau des pays africains, le Ministère de la Décentralisation et Réformes Institutionnelles, que chapeaute Me Azarias Ruberwa, a organisé des séances d’échanges dont l’accent était particulièrement placé sur la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption cette année. Pour y parvenir, la société civile et les médias ont ainsi un rôle capital dans cette bataille. ‘’On a beau avoir des principes, mais si l’exercice du pouvoir repose sur la corruption, la course au développement est vaine. Et la bataille de la décentralisation sans résultats positifs‘’, a soutenu le Ministre d’Etat.

Une poignée des membres du Gouvernement accompagnés des députés et sénateurs ainsi que des gouverneurs de provinces étaient présent à ces assises dont les interventions n’ont pas été moindres. ‘’La décentralisation conduit inéluctablement au développement‘’, a affirmé M. AzariasRuberwa. Ainsi, aussi longtemps que cela n’aboutit pas aux résultats envisagés, elle doit être repensée sans nul doute. Toutefois, entre le D de la Décentralisation et celui du Développement, un troisième autre s’avère indispensable : le D de la Démocratie. Et c’est le triangle parfait pour réussir cet exercice. Le but, en fait, est d’atteindre le développement local qui permet à chaque citoyen d’avoir accès à des soins appropriés même dans le fins-fond des villages. Et l’accroissement de l’espérance de vie en est un résultat.

Ceci doit servir, en fait d’exemple à tous les niveaux dans le but de rapprocher l’administration des administrés. Aussi, a-t-il souligné, que la décentralisation c’est tout simplement de la responsabilisation. Les textes sont bons, mais la mise en pratique pose problème. Et c’est là qu’intervient la problématique de la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption.

‘’Où va la RDC si le niveau reste le même dans 10, 20 ou 30 ans ?‘’, s’est interrogé le Ministre de la Décentralisation et Réformes Institutionnelles. En effet, c’est la déchéance intellectuelle…

Depuis la Constitution de 2006, la décentralisation est devenue la plus grande réforme en RD. Congo. Elle consacre ainsi plusieurs articles et chapitres quant à ce. Certes, c’est depuis la Conférence nationale souveraine qu’a été décidé le démembrement du pays en 26 provinces dont 15 nouvelles, mais il a fallu attendre près de trois décennies pour palper son effectivité pincée de surcroit d’une volonté politique. Cette rénovation rejoint donc plusieurs pays africains qui s’y sont déjà accommodé, avec une longueur d’avance bien entendu. Ce, à la seule différence qu’en République Démocratique du Congo les gouverneurs de provinces sont élus alors qu’ailleurs ils sont nommés.

La bonne gouvernance est la manière dont le pouvoir est exercé pour gérer les ressources nationales, provinciales économiques et sociales consacrées au développement. Son aspect essentiel réside dans une action gouvernementale prévisible, transparente et éclairée dotée d’une bureaucratie induit d’éthique professionnelle d’un exécutif comptable de ses actions.

La forme du régime politique et la manière dont l’autorité est exercée pour gérer les ressources nationales, économiques et sociales consacrées au développement sont l’un des aspects de cette gouvernance.

Parmi les avantages qui s’allient au contenu de la décentralisation, à savoir : le transfert de compétences et transfert de fonds. Elle crée, en effet, des richesses à la base des entités et à partir des provinces dès lors qu’elle est bien appliquée. Selon le Ministre de tutelle, il est également important d’être assez imaginatif au niveau des finances pour générer des ressources internes sans forcément dépendre des rétrocessions émanant de Kinshasa. A ce niveau, le choix des dirigeants par le peuple doit être conséquent et sans appel. Lorsque les élus ne se sentent pas redevables vis-à-vis de leurs électeurs, la sanction du souverain primaire s’impose dans ce cas. ‘’Si les maires de villes et autres ne travaillent pas correctement, n’appliquent pas correctement le budget et n’est pas capable de susciter des richesses à travers les redevances, impôts et taxes, la censure la plus grave est de ne pas les élire. C’est de dire que nous ne sommes pas condamnés à vous subir comme notre maire, député, etc‘’.

Cependant, un œil extérieur sur les dirigeants est très nécessaire pour maintenir cette volonté de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption. Les médias et la société civile, qui ne sont pas corrompus, demeurent les mieux placés pour cette manœuvre. Les médias ne doivent aucunement taire l’information au profit d’un intérêt quelconque.

La Pros.

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