Inciter la RDC à soumettre son rapport au CIDPH. FOPHAC : Me Pindu Patrick sensibilise les OPH

Inciter la RDC à soumettre son rapport au CIDPH. FOPHAC : Me Pindu Patrick sensibilise les OPH

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En sa qualité du Coordonnateur de la Fédération nationale des associations des personnes vivant avec handicap du Congo (FENAPHACO) et du Directeur Exécutif du Forum des défenseurs et des organisations des personnes handicapées en Afrique Centrale (FOPHAC), Me Patrick Pindu-di-Lusanga a organisé, le vendredi 10 août 2018, un forum citoyen avec les organisations des personnes handicapées de la RDC en vue d’inciter le Gouvernement congolais à soumettre, en toute l’urgence, le rapport initial au Comité des Droits des personnes handicapées à Genève. Cela, pour la mise en œuvre de la convention des Nations Unies relative aux droits des Personnes Handicapées ratifiée depuis le 7 juillet 2013 et les instruments de ratification ont été déposés depuis 2015. En effet, l’heure est à la mobilisation des OPH de la RDC pour mettre, d’une manière légale, la pression sur le Gouvernement de la RDC en vertu de l’article 35 de ladite Convention qui stipule que la RDC devrait soumettre son rapport initial complet à l’organe de suivi de la convention dans les deux ans après son entrée à la CIDPH. C’est dire que la RDC devrait déposer son rapport depuis 2017. Ce qui taraude les esprits des personnes handicapées qui se demandent d’où se trouve le blocage du rapport initial du Gouvernement.

Pour ce faire, les représentants des 11.600 millions de personnes handicapées que compte la RDC, dans leur pétition adressée au gouvernement via les ministères des Affaires Sociales, Affaires Etrangères et Droits Humains, ont demandé à ces derniers de faire tout leur possible pour accélérer le travail de préparation dudit rapport initial pour sa soumission au Comité des Nations Unies sur les droits des personnes handicapées, au plus tard le 3 décembre 2018.

Sinon, ce retard ne viole pas seulement les obligations de la RDC en vertu de la Convention mais, il obscurcit donc à la bonne réputation aux yeux de la communauté internationale. Aussi, il entrave les droits et intérêts légitimes des personnes handicapées protégées par ladite Convention.

Pour Me Pindu-di-Lusanga Patrick, Coordonnateur national de la Fédération nationale des associations de personnes vivant avec handicap, les dirigeants congolais violent régulièrement les lois tant nationales qu’internationales. Primo, l’article 49 de la Constitution, dans son alinéa 2. Secundo, l’article 29 de la convention des Nations Unies relative aux droits des personnes vivant avec handicap et son protocole facultatif ratifiée par la RDC.

Intégralement, l’article 49 de la Constitution de la RDC stipule, en son alinéa 2 deuxième, que : ‘’l’Etat a le devoir de promouvoir la présence de la personne vivant avec handicap au sein des institutions nationales, provinciales et locales’’. Tandis que l’article 29 de la convention des Nations Unies relative aux droits des personnes vivant avec handicap qui exige la participation à la vie politique et à la vie publique stipule que : ‘’les Etats parties garantissent aux personnes handicapées la jouissance des droits politiques et la possibilité de les exercer sur la base de l’égalité avec les autres, et s’engagent : à faire en sorte que les personnes handicapées puissent effectivement et pleinement participer à la vie politique et à la vie publique sur la base de l’égalité avec les autres que ce soit directement ou par intermédiaire de représentants librement choisis, et qu’elles aient le droit et la possibilité de voter et d’être élues.

C’est dire que les Etats ayant ratifié la convention sur les droits des personnes handicapées ont l’obligation de promouvoir activement un environnement dans lequel ces derniers peuvent effectivement et pleinement participer à la conduite des affaires publiques sans discrimination et sur la base de l’égalité avec les autres, et à encourager leur participation aux affaires publiques. Cela à travers leur participation aux organisations non gouvernementales et associations qui s’intéressent à la vie publique et politique du pays. Aussi, les encourager dans leur participation aux activités et à l’administration des partis politiques. Car, ils existent certaines personnes handicapées capables de gérer les institutions du pays.

Rappel sur le FOPHAC

L’analyse des pays de l’Afrique Centrale a fait ressortir une série de problèmes majeurs auxquels tous les pays de la sous-région sont confrontés.

Et, il vise de manière générale à contribuer à la protection et à la promotion des droits des personnes handicapées en Afrique Centrale et, en particulier, à l’autonomisation des femmes par l’accès aux structures sociales de base d’éducation et l’augmentation de leur pouvoir économique. Au fond, le projet se veut, par le plaidoyer, apporter un changement au niveau des politiques par l’adoption de loi organique pour la protection et la promotion des droits des PVH.  Ceci, à travers le renforcement des capacités des personnes en situation de handicaps en vue de leur autonomisation et plein exercice de leurs droits ; l’initiation d’un processus de protection et de promotion des droits des PVH par les organisations des personnes handicapées (OPH) à travers le plaidoyer et le lobbying au Parlement et au Gouvernement pour la prise en compte des questions de l’Handicap dans les différents Programmes Nationaux en Afrique Centrale : Démocratie, Elections, Droits de l’Homme, Education, Santé, Emploi etc.

Jules Ntambwe

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