Journal la Prospérité

Alerte générale à quatre mois des élections. DCUD : Odette Babandoa pour une transition préventive!

This post has already been read 14463 times!

Au-delà des controverses qui s’observent, de plus en plus, au sein de la classe politique, le patriotisme oblige, il n’y a pas mieux qu’un processus électoral géniteur d’un Congo nouveau où il fera mieux vivre, dans la paix et la justice. C’est sous ce ton qu’Odette Babandoa Etoa lance un cri d’alerte générale aux acteurs politico-sociaux de toutes les tendances confondues. Elle en appelle à la conscience de chacun à souscrire au schéma de l’instauration d’une courte transition préventive qui concourra à baliser une voie sûre de la tenue des élections authentiquement inclusives, crédibles et apaisées  en vue d’un cap définitif sur la reconstruction du Congo et la cure des maux sociaux en présence.     

Mieux vaut prévenir que guérir car, il n’est pas encore tard pour relever les défis, tance la Présidente de l’UPR et Secrétaire Exécutif de la DCUD. Pour elle, le moment est venu de mettre de côté les différends afin de préserver les acquis, tant soit peu, de la démocratie et, tout compte fait, prévenir le chaos qui résulterait du processus électoral actuellement menacé. La voie qui rassure est celle de la nécessité d’instaurer une transition, si courte soit-elle ; mais qui doit être gérée par un patriote technocrate faisant consensus au niveau national. Elle précise que la mission fondamentale de ce dernier se résumera en l’organisation des élections susceptibles de mettre fin à la crise sociopolitique et au chaos. Ce message fort de la Secrétaire Exécutif de la Dynamique Chrétienne pour l’Unité et le Développement, DCUD, dénonce d’innombrables limites émaillant le processus en cours.

Processus inclusif, apaisé

Pour Odette Babandoa Etoa, point n’est besoin d’être devin pour dénoncer les dégâts relativement liés au processus électoral et qui guettent l’avenir radieux du peuple congolais dont le seuil de la précarité des conditions de vie s’amplifie, remarquablement, du jour le jour. La célèbre femme de fer de l’arène politique congolaise s’est donné l’ardent devoir de hausser le ton en vue de l’éveil de conscience générale face aux enjeux de l’heure. Rien ne sert de continuer à foncer à l’aveuglette, martèle-t-elle décidément. L’urgence se pose et s’impose au pays de Lumumba. Il s’agit de l’instauration sans délai d’une transition utile à l’éradication de l’actuelle crise sociopolitique et électorale, clame-t-elle. Convient-il d’indiquer que les Intelligences rodées de la DCUD ne sont pas partie prenante au présent processus qu’elles vont bafouer à cause d’innombrables défis qui émaillent son parcours, bien plus que, des menaces autour du changement qualitatif souhaité par tous dans la construction d’un Congo nouveau où il fera beau vivre à la hauteur de sa grandeur et ses immenses richesses profitant, jusqu’ici, très peu aux dignes fils du pays.

Des grands défis électoraux  

Le cri de ralliement, ‘’tout fait social est potentiellement politique’’, celui cher aux Spécialistes des sciences politiques et administratives, a ses corollaires en ce qui concerne le processus électoral en cours. Force est de rappeler que la problématique de la machine à voter divise jusqu’ici les camps politiques; celle du fichier électoral dont les 16,5% des personnes se retrouvent enrôlées sans emprunte digitale, continue également à préoccuper et, par ailleurs, une opinion importante dénonce le silence de la CENI. La question relative à la redynamisation de la CENI et du CSAC, y compris la dépollution réelle du climat politique, du moins, conformément à l’Accord du Centre Interdiocésain, constituent autant d’écueils, potentiellement politiques, de nature à nuire, bon gré malgré des efforts qui auront été consentis durant plusieurs mois, à la réussite du processus électoral. C’est ce que fait voir, en clair, Odette Babandoa Etoa en lançant une alerte générale à la classe politique et à tout le peuple congolais pris à témoin. Cette grande voix de la DCUD articule sur le fait que la paix au pays et l’éradication de l’actuelle crise inquiétante et protéiforme, demeurent, in fine, l’essentiel à rechercher par l’organisation des bonnes élections. Ainsi, soutient-elle, l’heure est venue d’accepter, ensemble, la responsabilité, de manière à mettre en place un gouvernement de transition spécial qui aura pour mission essentielle d’organiser des élections consensuelles au profit de l’intérêt général.

Jacques Kitengie