Candidate à la Députation nationale à Kisangani, Aline Engbe pour un Parlement qui tient compte des préoccupations du peuple

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Dans une interview exclusive ci-dessous reprise accordée à La Prospérité mercredi 15 août 2018 à Kinshasa, Aline Engbe, journaliste de son état, axe son combat, une fois élue, pour un Congo nouveau et libre où doit régner, désormais, la justice distributive qui reste le socle de tout développement d’une nation. Elle envisage, en plus, ‘’un Congo dont l’essor doit bénéficier au maximum des apports des jeunes et femmes. Un Congo dont le Parlement doit être un lieu redoutable pour les mauvais gestionnaires et les violateurs des droits humains. Un Parlement qui ne doit pas être une caisse de résonnance du pouvoir, mais un lieu où les attentes du peuple doivent être au centre des préoccupations, des orientations politiques, du budget et des lois destinées non pas à assouvir les intérêts des gouvernants, mais plutôt à résoudre les problèmes du peuple’’. Victime de la guerre de six jours de Kisangani, Aline Engbe dont la candidature a été réclamée par les boyomais, laisse entendre la poursuite des démarches entamées pour l’indemnisation de toutes les victimes de cette tragédie vécue à Kisangani.

La Pros.: Chère consœur Aline Engbe, pouvez-vous nous confirmer que vous avez déposé votre candidature en tant que députée nationale à  Kisangani ? Si oui, quel a été votre motivation ?

Aline Engbe: Merci cher confrère. Je confirme avoir déposé ma candidature à la députation nationale depuis le 8 août à Kisangani sur la liste de l’AAD, Alliance pour l’Alternance Démocratique de Pierre Lumbi. A vrai dire, c’est depuis 2011 que plusieurs personnes me demandaient de postuler mais, je ne me sentais pas encore prête et je n’avais pas l’âge requis. A présent, je suis prête à servir mon pays. Ici, ma motivation est double. Sur le plan national, je veux apporter ma modeste contribution à la naissance d’un nouveau Congo. Un Congo libre, puissant, juste et prospère. Un Congo dont l’essor doit bénéficier au maximum des apports des jeunes et femmes. Un Congo dont le Parlement doit être un lieu redoutable pour les mauvais gestionnaires et les violateurs des droits humains. Un Parlement qui ne doit pas être une caisse de résonnance du pouvoir, mais un lieu où les attentes du peuple doivent être au centre des préoccupations, des orientations politiques, du budget et des lois destinées non pas à assouvir les intérêts des gouvernants, mais plutôt à résoudre les problèmes du peuple. Au niveau local, nous devons joindre nos efforts pour que la ville de Kisangani reflète son qualificatif de troisième ville du pays. Ceci passe par les plaidoyers, l’assurance de la part de notre ville dans le budget national, le suivi des contrats et des investissements et, enfin, le contrôle sévère de l’exécution de tout ce qui concerne notre contrée. Le but sera de réduire la pauvreté des boyomais, de combattre les antivaleurs et surtout de lutter pour l’autonomisation des femmes et l’emploi des jeunes.  Kisangani doit aussi revaloriser ses atouts culturels et touristiques qui sont immenses. Nous devons produire des leaders, des savants, des grands artistes, des grands journalistes et des grands sportifs et c’est chez-nous que Lumumba est devenu un leader. Nous devons être la tête et non la queue du pays. Toujours au niveau local, il y a un devoir de prendre conscience de la situation actuelle de Kisangani et de lutter ensemble pour l’amélioration sur le plan économique, des infrastructures, du social, sans oublier la culture, le sport et les arts. Je me battrai pour défendre les faibles et les victimes des injustices.

La Pros.: Quel sera votre apport spécifique au niveau de l’Assemblé nationale une fois élue ?

Aline Engbe: Nous tenterons de porter haut et les voix des jeunes filles et garçons dans la recherche de la grandeur du pays. Nous apporterons notre contribution à la lutte contre les antivaleurs. Le Parlement doit cesser d’être un lieu où on applaudi les ministres qui détournent, et devenir le pire cauchemar des mauvais gestionnaires. Pour moi, je crois que notre devoir est de faire du Palais du Peuple un lieu où les réponses aux attentes du peuple doivent être trouvées et cesser de servir de blanchisserie aux détourneurs des deniers publics.

La Pros.: En tant que victime de la guerre de six jours, quelles sont vos exigences et vos devoirs sur l’évolution de ce dossier ?

Aline Engbe: La guerre de six jours restera un triste épisode de l’histoire de notre pays et une honte pour l’ONU qui n’a pas sanctionné deux pays qui sont venus détruire notre ville en juin 2000. Chose grave, 18 ans plus tard, les victimes n’ont pas vu l’ombre du premier dollar de leur indemnisation mille fois promise. On a perdu des milliers de compatriotes et plusieurs centaines d’immeubles ont été endommagés, sans compter le choc psychologique. C’est inhumain de ne pas avoir fait un geste. C’est depuis l’an dernier, que j’ai décidé d’appuyer ceux qui, depuis 18 ans, réclament nos droits. Nous en sommes au niveau des contacts avec les animateurs des institutions. Il y a quelques semaines que nous travaillons main dans la main avec le Comité qui coordonne les doléances des victimes et nous sommes déterminés à tout faire pour faire figurer notre indemnisation dans le budget du pays. Par ailleurs, nous continuerons à exiger que l’Ouganda, qui a déjà été condamné pour cette horrible guerre, puisse verser effectivement l’argent au Gouvernement congolais. Cependant, le gouvernement ne doit pas attendre les ougandais pour reconstruire Kisangani. Une fois élue, nous devons peser de tout notre poids pour qu’il remplisse son devoir.

Germain Lobo

 

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