Elections crédibles et inclusives. RDC : Kabila lâche, de nouveaux appels se multiplient !

Elections crédibles et inclusives. RDC : Kabila lâche, de nouveaux appels se multiplient !

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*Et pourtant, le 8 août 2018  en début d’après-midi, il avait lâché  le fameux  3ème mandat. Apparemment, ce n’est pas tout. Car, en dépit de la désignation de Shadary,    Luanda, New York et autres milieux de haute influence, y compris les  opposants,  continuent à  l’acculer  et à accentuer  des pressions de toutes sortes.  Et, aujourd’hui,  ce n’est ni la simple redynamisation de la CENI, telle que recommandée par l’Accord de la Saint Sylvestre,  mais  plutôt,  la vraie décapitation qui est remise à la surface. Le tout dernier cheveu dans la soupe vient de tomber avec la trouvaille de  Cohen qui,  remuant  dans la plaie alors qu’elle était béante, exige carrément la tête de Nangaa Yobeluo. De l’inclusivité à la crédibilité, la voix du consensus est bien  loin de s’ouvrir dans cet environnement sans cesse  politiquement crispé. Comment voter, sans se mordre le doigt ? Comment atteindre l’alternance démocratique et  pacifique tant recherchée au summum de l’Etat congolais ? Que d’épais brouillards  à l’horizon !  Mais, Nangaa rassure que tout ira mieux…

 Viseurs 

Luanda n’aura pas fini de livrer ses secrets lorsque le Diplomate américain, le tonitruant Herman Cohen avance, curieusement, de nouvelles conditionnalités. Deux préalables sont, à ses yeux, majeurs pour la tenue des élections en RD. Congo. D’abord, Moïse Katumbi qui devrait, selon lui, être autorisé à déposer sa candidature. D’où, il faudrait lever toutes les entraves et mesures qui, jusqu’ici, l’ont bloqué dernièrement à Kasumbalesa alors qu’il était question de fermer les portes de BRTC, le 8 août 2018. Puis, défaire la CENI de son staff dirigeant actuel, avec à sa tête, Corneille Nangaa Yobeluo.  En clair, il n’est plus question, du moins dans l’entendement de toutes les pressions extérieures, d’aller aux élections sans Katumbi, ni avec Nangaa.

Rejet en bloc

Chose que ce dernier a rejeté d’un revers de la main, ce mardi lors d’une rencontre avec les responsables des médias à Kinshasa. Il affichait, ce jour-là, un air rassurant ainsi qu’une détermination sans failles. A l’en croire, il n’est plus question de perdre même une petite minute. Car, quelles   que soient  la méfiance politique ou les peaux de banane, la CENI ne démordra pas. Bien, par contre, elle ira jusqu’au bout. Le 23 décembre 2018, les élections auront bel et bien lieu sur l’ensemble du pays. Nangaa, se voulant sérieux dans sa démarche, dit, d’ailleurs, que toutes les conditions sont, désormais, réunies pour rendre réalisable le processus. Le calendrier existe. Le budget, quoique la conjoncture soit caractérisée par un marasme sans précédent, est progressivement libéré sur fonds propre du gouvernement congolais. Ce dont il se félicite, du reste, pour  l’option ainsi  levée afin de  préserver l’indépendance  et éviter, à tout prix, des ingérences extérieures et immixtions farfelues dans ce que l’on considère comme étant une question relevant de la souveraineté de tout Etat moderne.

Discordances

Mardi 14 août, le mini-sommet régional exigeait, pourtant, l’application intégrale et complète de l’Accord de la Saint Sylvestre. Lundi 13 août dans la soirée, le Conseil de Sécurité de l’Onu revendiquait la même chose. Ici, à Kinshasa, la CENCO, le CLC, les candidats de l’Opposition, les partis, plateformes et autres organisations moulées dans l’Opposition et dans les forces de  la société civile haussent le ton.

A un rythme endiablé, à travers le monde, c’est le même credo. Donc, des appels et pressions continuent. Mais, la CENI, quant à elle, dit niet. Ainsi, doit-on noter que la machine à voter sera utilisée. Le fichier, tel qu’il est jusqu’à ce jour, sera utilisé. Et, enfin, la CENI, dans son format actuel, avec le duo Nangaa et Kalamba, tiendra les manettes des opérations électorales. Comme quoi, le langage se corse. Alors que le temps passe si vite.

A 4 mois et 7 jours du 23 décembre, le climat est de plus en plus délétère. Ce qui, vraisemblablement, commence  inquiéter tout le monde. D’un côté, tous les tireurs des ficelles, tapis dans l’ombre, s’agitent et inventent  des concepts pour transmettre le même message ; celui de l’inclusivité et de  la crédibilité des élections. Et, de l’autre côté, les tenants du pouvoir et la CENI campent sur leurs positions.  Kamerhe, dans sa vitalité légendaire, conseille, tout de même, que l’on revienne à un minimum de consensus pour déblayer le terrain et apaiser  les esprits. Il tient la CENI pour responsable de tout ce qui pourrait arriver, si après tout, les élections crédibles et inclusives  n’étaient pas  organisées dans des conditions  susceptibles de garantir la paix et la sécurité pour tous.

Levée des boucliers  

De façon générale, tous les calculs culminent vers  un nouveau regain de tensions. Il ne faut pas être devin, ni  prophète pour le pressentir. L’horizon paraît tellement  sombre que les élections qui, en réalité, n’ont jamais été une fin en soi, risquent d’être hypothéquées sur l’autel des intérêts partisans, des  discours dithyrambiques ou acérés. Où va-t-on ? La question reste, toutefois,  posée. Mais qui est capable aujourd’hui d’y  répondre, sans tourner la cervelle mille et une fois ?  Tant que les acteurs politiques s’épient et se regardent en chiens de faïence, tant qu’ils n’auront pas privilégié la paix et, surtout, tant qu’ils n’auront pas compris qu’il fallait respecter  la Constitution et, en même temps, appliquer intégralement   l’Accord de la Saint Sylvestre, la levée des boucliers  persistera.

LPM 

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