De la craie au micro, Mi-Amor fête ses 35 ans dans Basokin

De la craie au micro, Mi-Amor fête ses 35 ans dans Basokin

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Au départ, il n’avait aucune intention de faire carrière quoi qu’il sache exécuter quelques mélopées en les accordant sans peine. Il était plutôt préoccupé par un autre bon métier, qui est celui d’enseigner. En 1983, précisément au mois de novembre, de passage à Kinshasa, Hubert Mputu Ebondo, dit Mi-Amor, sera persuadé par son ami intime à prendre en main le destin de l’orchestre Basongye de Kinshasa qui était créé par le Professeur Katanga huit mois plutôt. L’objectif assigné à ce nouveau recru bourré des talents multiformes était de faire éclore la culture de busongye qui était autrefois confondue avec celle de Baluba, Lulua, Tetela et tant d’autres. Voilà, 35 ans  de carrière discontinue, Mi-Amor se réjouit d’avoir accompli fidèlement sa mission. Aujourd’hui, au travers de TG Basokin, la culture Songye a traversé les frontières. Elle a conquis d’autres races notamment, celles du vieux continent. Ainsi, pour joindre l’utile à l’agréable, Mi-Amor et ses poulains ont livré un grand concert le mercredi 15 août dernier dans son légendaire lieu de répétition situé dans le couloir Madiakoko, dans la commune de Kalamu. La communauté Songye, fidèle et jalouse de sa culture, est venue remercier Mi- Amor pour le sacrifice consenti.

Un peuple sans culture est appelé à disparaitre quel que soit son influence. Le professeur Katanga, l’une des figures de proue du TG Basokin, avait compris cela. C’est ainsi que cet orchestre avait vu le jour. Cependant, il avait une vision de l’aigle, car le choix qu’il avait opéré pour placer Mi-Amor n’était pas anodin et mérite du jour au lendemain, quand on parlera de Basokin, ovation. Grace à l’engagement de Mi-Amor et ceux qui l’ont accompagné dans ce long voyage, aujourd’hui la culture Songye est bien connue et les Basongye sont mieux représentés dans toutes les institutions du pays.

Et voici comme le souligne cette citation : ‘’une bonne plante ne peut produire que des meilleurs fruits’’  Basokin demeure un label incontesté et incontestable de la culture de Busongye. Il a, d’ailleurs, le mérite d’être considéré comme un patrimoine de la culture congolaise parce que Basokin a réussi  là où nombreux ont échoué.

Quant au spectacle qui a sanctionné le couronnement de Mi-Amor, le grand prolixe de la culture Congolaise, puisqu’il a lui seul plus de 260 chansons enregistrées et deux œuvres littéraires dont ‘’l’origine du peuple Songye et MusongyeMukelenge’’. Le public venu à la porte rouge a trouvé son compte. Avant qu’il ne monte au podium, l’un des ses plus grands amis a pris la parole pour remercier le grand Pharaon et ses musiciens pour le grand travail abattu et qui restera une fierté non seulement pour la grande famille Songye mais, également, pour le peuple Congolais. Au podium, Mi-Amor a respecté la tradition qu’il a mise en place, de chanter la toute première chanson de l’orchestre et celle de la dernière. L’ambiance était sublime, le public a chanté et dansé jusqu’à fatiguer. Quant au bilan, l’artiste souligne qu’il n’a que des bons souvenirs. Basokin lui a permis de voyager partout dans le monde et lui a ouvert les portes dans le monde de relations. Sur ce, il est vraiment reconnaissant à ceux qui ont cru en lui et lui ont confié cette grande mission qu’il a réussi à conduire à bon port grâce à Dieu. Il croit dur comme fer sur sa longévité, et ne songe pas encore à son après. Il promet de servir Basokin jusqu’à son dernier souffle. Pour ceux qui viennent à peine d’embrasser la carrière musicale, leur aîné Mi-Amor n’a qu’un seul conseil à leur prodiguer : c’est d’être amoureux de ce qu’ils font. Et, par ailleurs, de faire montre d’une grande patience, le reste l’avenir en sait quelque chose.

Le désir d’aller à plus

Faut-il signaler que Mi Amor est candidat à la députation nationale aux élections du 23 décembre 2018. Il explique cette motivation, si pas ambition, du fait qu’il a toujours fait une musique d’engagement et a toujours prôné le développement. Il a comme impression, qu’il n’a pas été bien saisi au moyen de l’art d’Orphée, c’est ainsi qu’il veut accéder au cercle des décideurs pour mieux apporter sa touche, pour qu’enfin, tant soit peu que le développement devienne une réalité palpable.  Mais, il souligne que son élection en tant que député n’entravera en rien sa carrière musicale, au contraire ça va d’ailleurs la renforcer.

Francis Sengeyi 

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