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Babandoa, Makombo, Bope et Likunde au front. FELPO : les femmes leaders de l’Opposition pour une transition spéciale en RDC

Babandoa, Makombo, Bope et Likunde au front. FELPO : les femmes leaders de l’Opposition pour une transition spéciale en RDC

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Point n’est besoin de faire un saut dans le vide devant les réalités factuelles qui conduisent lentement mais sûrement vers la catastrophe  au pays de Lumumba. Il n’est nullement altruiste ni patriotique de se voiler la face et d’attendre de vivre des conséquences douloureuses avant d’agir. Il est temps de mener une réflexion prospective aux fins d’éviter à la nation un sinistre de trop. Tel est le SOS que lancent, ici, les femmes leaders de l’opposition RD. Congolaise chapeautée par Anne-Marie Makombo, Odette BabandoaEtoa, Gabrielle Bope et Fifi LikundeMboyo. Pour elles, en effet, nombreux signaux annoncent le report des élections ou, à la limite, la tenue des élections chaotiques suite au décor mal planté d’avance. D’où, tranchent-elles, en faveur d’une transition spéciale. 

Faut-il souscrire à un processus électoral dépourvu de tout consensus, quant à moult questions à l’épicentre des différends dont fait montre la classe politique, à trois mois de la tenue des élections dans le délai imparti par la CENI? Des potentiels prisonniers politiques, des compatriotes exilés sont d’office exclus du processus en cours. Doit-on aller aux scrutins non consensuels dont les résultats seront contestés pour perpétuer l’actuelle crise sociopolitique, sans nul doute, aux conséquences pénibles ? Des élections où les dignes fils du pays sont exclus, à tort ou à raison ; où les querelles persistent autour de la machine à voter, du fichier électoral accusé d’être corrompu ; où certains candidats à l’élection présidentielle sont invalidés, pour des raisons purement politiques ? Les femmes leaders de l’opposition disent non au processus en cours, et tranchent en faveur d’une transition spéciale qui devra être gérée par un fils du pays, technocrate de préférence. Dans leur déclaration rendue public hier lundi 27 août 2018, elles donnent de la voix au travers ce SOS décisif lancé non seulement à la classe politique, mais aussi à l’ensemble du peuple congolais. Crient-elles dans le désert, à moins de 4 mois de la tenue des joutes électorales ? Il y a lieu de répondre par la négative, si leur sentence relève de la sagesse.

Ton décisif

Vraisemblablement, l’horizon du processus électoral en cours ne rassure guère la paix et l’éradication des maux sociaux actuels, clament les leaders femmes de l’opposition congolaise. Au-delà des intérêts subjectifs, celles-ci pensent qu’il est temps de prévenir le pire, en lieu et place, de recourir, tôt ou tard, aux mesures curatives, du reste, peu souhaitables pour un si grand et majestueux pays comme la RD. Congo. Une chose est d’aller aux élections. Une autre, en effet, est de promouvoir la paix postélectorale en misant sur l’alternance démocratique au sommet de l’Etat. D’où, le bien-fondé de l’Accord de la Saint Sylvestre signé en 2016, sous la férule des Prélats catholiques du Congo, au Centre Interdiocésain de Kinshasa, considéré comme la seule feuille de route pour la prévention du chaos, mieux, l’éradication de l’actuelle crise fâcheuse qui ne cesse de perdurer.

L’heure d’une transition spéciale 

Anne-Marie Makombo, Odette BabandoaEtoa, Gabrielle Bope et Fifi LikundeMboyo, signataires de cette déclaration conjointe, au nom du collectif des leaders femmes de l’opposition, usent de la voix des milliers de sans voix, prêtent à remuer ciel et terre pour les bonnes élections en RD. Congo, elles disent non à la parodie électorale d’ici la fin de l’année 2018, au détriment des acquis démocratiques qu’il faille jalousement préserver. Ces femmes de fer du microcosme politique congolais appellent à la mise en place de la transition en vue des élections inclusives, crédibles, transparentes et apaisées.   Il est redoutable que le processus en cours est à une phase déterminante. En décembre prochain, la CENI prévoit la tenue des élections généralisées sur l’ensemble du pays. «La vigilance doit être de mise car, en plus d’un processus électoral qui n’inspire pas confiance mais auquel, malgré tout, nombreux de ceux qui y ont souscrit l’ont fait sous réserve de son amélioration, les comportements des compatriotes au pouvoir laissent entrevoir leur volonté de confisquer le pouvoir par tous les moyens, y compris par des manœuvres antidémocratiques», sermonnent-elles, dans leur déclaration conjointe, en appelant la classe politique et des forces vives de la nation, dans un élan de patriotisme, à pouvoir se mettre autour d’une table et définir les meilleures conditions pour la tenue des scrutins.

Jacques Kitengie

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