Requête !

Requête !

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Qui ne l’a jamais fait ? Qui depuis son enfance sur cette terre des hommes, n’a jamais réclamé quoi que ce soit, ni aux hommes ni à Dieu ? Eh bien, à cette question, nombreux n’oseront même pas bomber le torse, ou encore, soulever leur petit doigt devant le public. Car, sans faire trop de commentaires, le concept « Requête », intervient à un moment précis de la vie d’un être humain. D’ailleurs, même les protagonistes politiques, ne sont nullement épargnés quant à ce. Il n’y a pas plus tard que le lundi 27 août dernier, les candidats invalidés par la Centrale électorale, lors du dévoilement des listes provisoires pour le compte des élections présidentielles, ont introduit pour la plupart leur requête à la Cour Constitutionnelle, en présentant des preuves palpables pour trouver une suite favorable, quant à leur participation aux joutes électorales de 23 décembre 2018.

Eh non ! Ils n’ont pas tardé. Les candidats invalidés, ont déjà saisi la Cour constitutionnelle. Il reste à savoir si l’instance suprême de justice va répondre positivement ou pas à leurs requêtes. Toutefois, d’ici le 19 septembre, date prévue pour la publication des listes définitives de candidats qui pourront concourir aux joutes électorales à venir, les invalidés majeures seront-ils réintégrés à la course ? D’autres seront-ils débarqués ? Tant de questions sans réponses. Bemba, Muzito, Badibanga et Cie, qu’en sera-t-il de leur sentence? Mystère… ! La SG du MLC, Eve Bazaïba, avait laissé entendre que son parti politique pourrait quitter le bateau électoral en cas de refus de candidature de Bemba. Redoutant ainsi la main noire de la Majorité cachée derrière les institutions.

Comme si cela ne suffisait pas, loin de la patrie de Lumumba, au pays de l’oncle Sam, au cours d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies, l’évolution du processus électoral en RDC était inscrite à l’ordre du jour. N’étant pas un pandémonium, certains membres de la communauté internationale n’ont pas manqué d’instruire plusieurs requêtes à l’ordre du jour. Justement pour la tenue des élections inclusives, transparentes et crédibles en RDC. Est-ce une coïncidence ? Pas du tout. Puisque, depuis 2016 et 2017, tous les regards sont tournés vers la RD Congo. Encore que le Président Kabila, au nom de la souveraineté, avait confirmé le financement exclusif des joutes électorales prévues au mois de décembre 2018, par les fonds propres du Gouvernement RD Congolais, en  dénonçant l’ingérence extérieure dans les affaires intérieures, cela fait couler beaucoup d’encres.

Pour le reste, il est sans ignorer que le pays est en train de passer une période décisive de son histoire. Organiser des élections crédibles, inclusives et transparentes, dans un climat de paix est sine qua none. Déjà, avec l’intervention de l’ambassadrice américaine aux Nations Unies, Nikki Halley, il y a de quoi penser que les élections vont tout droit au mur. A l’en croire, l’usage de la machine à voter et l’idée de l’autofinancement des élections par la RDC, sont des prétextes, pour consommer un énième mandat à la tête du pays. Comme requête, elle estime que la Monusco devrait rapidement être autorisée à fournir son appui logistique à la Commission Electorale. A cette requête, Kinshasa ne voudra aucunement, répondre positivement. Mais, où allons-nous ? Enigme !

Merdi Bosengele

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