Rentrez!

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A ce seul verbe conjugué, la Cour Constitutionnelle a ajouté juste sa petite bénédiction hier lundi 3 septembre lors de son verdict final sur les dossiers de candidatures jugées non recevables par la CENI. Une façon de dire à Samy Badibanga Ntita et à Marie-Josée Ifoku de rebrousser chemin vers Nangaa, et réclamer d’ores et déjà un numéro sur la très prochaine liste définitive de candidats à la présidentielle que rendra public cette commission d’exercice indépendant.

Rentrez ! Cependant, pour Muzito Adolphe que la Cour Constitutionnelle s’est donné du mouron pour le situer tant tôt dans le rang du PALU, soit de celui de l’UREP, cette phrase porte la morbide signification de rebrousser chemin d’où il vient, c’est-à-dire loin, mais très loin de ce processus qui file sans plus regarder derrière lui.

Dans tous les cas, cela ne devait-il pas être prévisible ? Possible. Hier, le Premier Président près la Cour Constitutionnelle n’a pas eu froid aux yeux, pour révéler ce qui restait encore voilé par les propos lancés contre Nangaa et cette Majorité qu’on lui colle à la peau depuis son investiture au poste de président de la CENI. En effet, le fameux conflit d’intérêt qui a emmené la CENI à accrocher la candidature de Muzito a eu sa raison d’être, au fait que l’ancien Premier ministre et toujours Député national, n’ait pas démissionné de sa fonction actuelle. Difficile de continuer à cracher dans la sauce, lorsque la vérité est cependant révélée aux yeux de tous. Mais, qu’à cela ne tienne, s’il est vrai que ce candidat qui se bombe le torse d’être de l’opposition, ses tribunes à l’appui, garde en lui l’intention d’appuyer une candidature unique de l’opposition, il va de soi de dire qu’à ce jour, la seule perte de Muzito aura été, les cent mille dollars lâchés à la CENI de Corneille Yobeluo.

Pour ce qui suit, c’est-à-dire, du verdict de tous les dégâts, soit l’invalidation définitive de Jean-Pierre Bemba dans la course à la présidentielle cette fois par la Cour Constitutionnelle, la réalité n’est plus une chimère pour qui que ce soit. Regardant le soulèvement des uns comme des autres, réfutant farouchement la machine à voter dont le stock final tend à être déversé sur la RDC et l’éducation que Nangaa s’apprête à donner aux masses convaincues par cette imprimante, afin que ces dernières puissent la manipuler sans équivoque aux joutes électorales que la vidéo-surveillance devra affirmer à tous la tenue effective à la date prévue par la CENI, il y a de quoi ramasser des doutes dans ce dernier virage.

Car, actuellement que Bemba est mis hors-jeu, les dynamiques comme le CLC, ou la DEK, trouveront, il faut se le dire, une raison pour reprendre du service et réclamer cette inclusivité qu’ils ne trouvent pas dans les seules participations des opposants comme Fatshi à ces élections. A craindre, il n’y en aura à max, il faut croire. Aussi, au-delà du fait que la sécurité et le bien-être du peuple soient suspendus sur les prochaines décisions de la CENI et du Président de la République, comme le disait dans son discours récent, la diplomate américaine, Nikki Haley, il y a de quoi repenser à repasser les tissus froissés par l’exclusivité qui vient de porter un sceau de confirmation hier, à la Cour et voir comment emprunter la voie de la fiabilisation des résultats de ces scrutins qui passeront de manière sine qua non par la trop controversée ‘‘machine à voter’’.

La Pros.

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