Journal la Prospérité

Advertance… !

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Et ben… nul n’aurait parié qu’il serait question de hocher la tête à quelque deux mois et demi de la date prévue pour les élections sous toutes leurs formes. Hocher la tête ? Pour indiquer que l’on est d’accord, ou pour boycotter ces scrutins électoraux, fruit de tant d’efforts d’une CENI pourtant traitée de tous les noms d’oiseaux ? Des réactions s’écartèlent et divergent à ce niveau. Mais en fait, jusque-là le bateau qui mène à décembre le processus électoral semble tenir bon, malgré toutes les tempêtes qui l’auront secoué depuis sa prise de mer. D’ici le 19 septembre prochain, l’on est tenté de dire que les jours prennent les allures de vol d’oiseaux. Ça coule de source, et donc, une raison pour les invalidés de hocher la tête, et dire oui aux prochaines listes définitives que sortira la Commission Electorale Nationale Indépendante.

Seulement, est-il encore question d’advertance en ce qui concerne la machine à voter, qui ne cesse de susciter moult critiques sur la scène politique congolaise, et de méfiances dans les chefs d’une portion de congolais et de la communauté internationale. Crédibilité, fiabilité, liberté dans ces élections de tous les enjeux forment le maître mot des réclamations de tous ceux qui voient mal venir les révélations de Nangaa si et seulement si, ces joutes électorales étaient bel et bien organisées le 23 décembre.

Avant même d’en arriver là, utile est aussi de signaler qu’il faille de surcroît de l’advertance pour ce qui est du processus lui-même. Car, quoi que certains caprices de l’accord de la Saint Sylvestre aient été pris en compte notamment, la désignation du Dauphin du président Kabila et la présence de certains candidats de l’opposition, gage d’inclusion à ces élections, les dernières tournures dans cette même agora politique, ne semblent pas forcément augurer, bonheur et paix en 2019. La non-décontraction de l’espace politique demeure.

Craignant une sale tournure des choses, des bouches omni fouilles-merdes lançaient déjà le débat d’une nouvelle concertation autour de l’actuel président dont les deux mandats constitutionnels avaient mordu à l’hameçon depuis le 19 décembre 2016.

De l’advertance encore et toujours dans l’arène politique congolaise. Au finish, l’on croira que pour se faire entendre et surtout écouter, il faut à fortiori avoir les allures des gladiateurs et savoir magner l’épée dans cet espace politique réputé pour tous les coups qui y sont permis.

Actuellement que l’opposition fait le deuil de ses potentiels candidats phares invalidés à la Cour Constitutionnelle, il ne serait pas fou, ni pessimiste de faire attention à ce que peut engendrer l’après 19 septembre, soit, le fameux 23 décembre lui-même. Pourquoi ? Parce que l’idée d’ingurgiter cette nouvelle fracassant les gorges n’était pas dans l’ordre du jour des faits à juguler pour le Comité Laïc de Coordination, de la Dynamique Elections avec Katumbi, voire de celui de la Coalition des Congolais pour la transition sans Kabila, même si la présence de Fatshi, président de l’une des grandes branches opposantes congolaises était marquée sur le forum des as des opposants qui auront taraudé comme pas permis, les esprits des membres de la majorité au pouvoir par leurs simples présences.

Attention, à ne pas mettre en péril l’espoir du pays d’emprunter la voie de la prospérité éternelle après ces élections de décembre que plusieurs, si pas tous, rêvent de voir entacher de crédibilité.