Journal la Prospérité

Droits humains et promotion culturelle. FIPA 2018 : les autochtones réclament la représentation dans les institutions publiques !

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Les Peuples Autochtones ne sont pas du tout moins hommes. Leur distinction des autres espèces humaines dont les bantous ne peut, aucunement, faire l’objet des discriminations baroques.  Hélas ! Loin de conclure que la société est injuste, Il a fallu la tenue du Festival International des Peuples Autochtones, FIPA édition 2018, pour réfléchir sur les principales questions qui suscitent débat autour de la promotion des valeurs culturelles de ces peuples et leur évolution au regard du monde moderne. Que des cris d’alarme dans le chef des organisations de défense des droits de ces peuples, du reste, peu représentés dans les institutions publiques, à tort ou à raison. Ainsi, justifie-t-on, d’innombrables réclamations des autochtones congolais qui plaident pour la reconnaissance réelle de leur culture et leurs droits fondamentaux dont leur représentation au Parlement. 

Au cours de la troisième édition du FIPA 2018, tenue du vendredi 7 août au dimanche 9 août, ce sont des plaintes et réclamations qui ont pu jaillir dans le chef des organisations de défense des droits de Peuples Autochtones. Retenez ! Minoritaires certes, les autochtones ont le droit de jouir de tous les privilèges dont bénéficient les congolais tout bord, selon l’esprit du Constituant. D’où, fustigent-ils leur insuffisance dans les institutions publiques et plaident pour leur active représentation dans les institutions à venir.

Triduum des segments

Durant ces trois jours qui ont été si riches en évènement, il a été question, pour les autochtones de lever le ton et rappeler qu’aucune culture n’est au dessus des autres. Tout compte fait, chacune des cultures mérite, pour se faire, d’être respectée, protégée et conservée, conformément, aux textes légaux nationaux et internationaux. L’occasion faisant le larron, dans cette optique, l’édition du FIPA 2018 en sigle, a été le cadre idéal pour les autochtones de la RD. Congo valablement  représentés de soumettre leurs doléances au Gouvernement de la République et à toute l’opinion mondiale. En clair, ils en appellent à la conscience collective de reconnaitre leur identité et valeurs culturelles de manière à digérer positivement leur représentativité dans les institutions respectives. Ils s’appuient, bien entendu, sur la Constitution de la RD. Congo et tant d’autres documents juridiques internationaux qui  reconnaissent, par dessus tout, leur particularité culturelle et exhortent à la prise en compte de celle-ci. De ce fait, congolais de tout acabit comme tout digne fils du pays, bénéficient, tous et au même titre, des droits fondamentaux et prérogatives constitutionnelles. Toutefois, à en croire le Ministère congolais de la culture et arts, le Gouvernement se propose de faire de la culture un levier de développement durable.  L’Etat congolais a intérêt à soutenir le développement.

Jacques Kitengie