Journal la Prospérité

Médard Muyaya : les adieux du journal Le Potentiel

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ORAISON FUNEBRE À MEDARD MUYAYA DU JOURNAL LE POTENTIEL

Lue par Pitshou MULUMBA, Rédacteur en Chef-adjoint

Honorables,

Excellences,

Mesdames, messieurs, en vos titres et qualités tout protocole observé ;

Estimés consœurs et confrères ;

Je n’insisterai pas sur les détails de la biographie du regretté Médard Muyaya.

Je me contenterai de commenter quelques éléments de cette vie exceptionnelle qui fut la sienne, et d’en tirer des significations. C’est parce que la mort est une pause et les rites qui nous rassemblent est plus destiné à faire renaître à jamais les souvenirs que l’image de l’illustre disparu nous ont inspirés.

Médard Muyaya est né à Kananga dans l’actuel Kasaï Central, le 3 août 1964. 7ème enfant dans une famille de 10 enfants de Papa Benoit Tshiawu et de maman Bernadette Nkanu.

Marié à Madame Mireille Mbiya Yowa, Médard laisse derrière lui 7 enfants dont 4 garçons et 3 filles.

À cette famille biologique, s’est ajoutée sa famille professionnelle du Journal Le Potentiel. C’est là même qu’il achève son parcours, parce qu’après son diplôme de Licence en Philosophie à l’Université de Lubumbashi, il avait, tour à tour, été enseignant à l’École secondaire Kapiku/Tshikula à Kananga et au Grand Séminaire de Kabwe.

Au journal Le Potentiel, Médard Muyaya est arrivé en 2001. 7 ans après, il obtiendra une mise en disponibilité pour aller prester comme Assistant administratif en Passation des Marchés pendant 4 ans à l’UC-PFCN (un projet de la Banque mondiale).

Il regagne finalement sa maison de presse Le Potentiel en 2016 pour y boucler son parcours le 2 septembre dernier.

Au-delà de l’énorme vague d’émotion suscitée par la nouvelle de sa mort, son parcours nous rappelle inévitablement l’absurdité de l’existence et la fragilité des ambitions humaines face à la permanence du destin.

C’était un homme remarquable même dans sa vie discrète. Il est parti après avoir marqué la rédaction de son journal. Médard Muyaya qui signait également par ses initiales «MM», nous a marqué par son dévouement au travail, surtout ses interviews avec les hommes politiques.

Au sein de la Rédaction, il avait toujours fait preuve de convivialité et même dans des échanges des plaisanteries.
A moins de deux semaines avant sa disparition, il semblait sans force c’est vrai quand il s’est présenté à la Rédaction de son journal, mais il est resté serein. Une sérénité qui a nourri nos espoirs de le voir se remettre et reprendre sa place avec sa plume, hélas !

Son passage ce jour là, après quelques mois d’absence à cause de la maladie, était plutôt pour nous dire Au-revoir… C’était nos derniers moments d’ensemble…
Larmes aux yeux, nous réalisons que la vie à la rédaction, notre Rédaction Le Potentiel, ne sera plus jamais la même sans Médard Muyaya.
Et pour ce qu’il a été, sa mémoire ne mourra jamais. Oui, elle ne mourra pas parce que déjà ses initiales «MM» se greffent pour la dernière fois à l’édition du journal Le Potentiel n°7394 paru samedi 18 août 2018 au bas de la page 16. Il suffira de remonter les articles publiés par Le Potentiel pour voir Médard Muyaya vivant auprès de ses lecteurs.

En ces instants de séparation, nous sommes consolés par le fait que sa vie représente d’une certaine façon le dévouement au travail, l’humilité et la simplicité.

Pour terminer, nous aimerons transmettre un message à la famille de Médard Muyaya, la veuve et les enfants qui sont encore dans les traumatismes de sa disparition. Prenez courage parce qu’aucune mort ne peut survenir si elle n’est pas autorisée par Dieu, et que les êtres humains ne doivent pas juger le Jugement de Dieu. Notre espérance doit venir du fait que la mort, aussi cruelle soit-elle, vue par nos yeux humains aux faibles lumières, est un passage vers la renaissance.

C’est vrai que Médard va nous manquer. Cependant, consolons-nous en nous répétant qu’il a merveilleusement rempli sa tâche. Il a œuvré pour rester pendant longtemps dans la mémoire et dans les cœurs de tous ceux qui l’ont connu.

Pars en paix, cher ami, frère, estimé Confrère Médard Muyaya !

Que l’Eternité emplisse ton repos de sérénité.

Merci pour votre attention.