Journal la Prospérité

Paroxysme morbide…?

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Doute, boycott informel, réunions sans révélations concrètes et Cie. Les élections en République Démocratique du Congo portent ces nouvelles couleurs que l’on risque de ne pas pouvoir marier à la tenue effective prévue le 23 décembre prochain. Dire merde aux protagonistes sur la scène politique pour espérer d’eux une entente sur les mêmes sujets qu’il y a deux ans passés avant ces épreuves fatidiques que la CENI combinera ? Pourquoi pas.

Si, enfin de compte, l’intérêt commun est de nature à primer dans un Etat, il va de soi que les dirigeants du pays entrecroisent leurs idées pour accoucher d’une lumière lors de la remise-reprise entre le président de la République entrant et celui sortant que le calendrier électoral a prévu en janvier 2019.

Or, le déraisonnable semble être la politique du politique congolais. Comment recourir à des simples formules pour mater les maux de la nation aujourd’hui lorsqu’au préalable, les intérêts propres priment dans les chefs et emmènent à un tout autre niveau, les débats autour d’un Congo patient depuis son accession à la souveraineté nationale et internationale ? Ardu à dire.
Un jour où l’autre l’on devra se questionner sur ce qu’on a fait de ce Congo hérité de Kasa-Vubu, même si Mobutu en prédisait le déluge après son départ du trône qu’il a réussi pendant son règne trentagénaire à zaïrianiser.

Attention à… réfléchir égal à cette advertance que se doivent les politiques congolais actuellement, pour ne pas plonger dans des élans hâtifs un pays qui en demande à ce stade plus qu’un simple coup de baguette magique afin d’émerger dans le vrai sens du terme.

Demeurer un éternel incompris dans des pareilles situations que traverse le pays depuis un bon moment, n’est guère une option à encourager, si et seulement si les vrais fils et filles de cette terre des autochtones tiennent à prendre pour de bon le plus bel élan dans la paix que seules les élections apaisées crédibles et épinglées des résultats fiables sauront en livrer le vrai parchemin.

Regardant le chemin parcouru pour aboutir à ces élections que souhaitait d’ailleurs Franck Diongo, il y a de quoi rappeler aux politiques congolais l’enjeu de l’heure. Puisqu’ils multiplient des réunions de part et d’autre, certains pour accueillir et porter le bâton de bénédiction à la candidature de Shadary et d’autres, pour continuer le deuil de leurs confrères opposants invalidés par la Cour Constitutionnelle, il leur faut se rappeler du temps insignifiant mais, signifiant qu’il reste à Nangaa pour rebrousser chemin vers Kinshasa et à la CENI pour lancer la campagne électorale en novembre et arbitrer ces scrutins de tous les espoirs en décembre comme prévu.

Ouf… que des soupires dénaturés par le décor morbide de l’agora politique congolaise.

Vers où ? Une transition spéciale ? Un saut dans le parfait néant ? Des affrontements dans cette prison à ciel ouvert ? Que des questions auxquelles seuls les analystes tentent de sanctionner par des éclaircis, à défaut de souffrir pour savoir ce que cache le silence du président de la République depuis la révélation de son dauphin et ses au-revoir à ses pairs africains à Windhoek en Namibie lors du récent sommet de la SADC. Car, s’il est vrai que la lecture des occidentaux par la bouche de Nikki Haley au dernier Conseil de Sécurité soit la mathématique parfaite pouvant solutionner tous les aléas causés dans cette arène politique congolaise, l’on devra d’ores et déjà prier pour que les jours à venir soient ces jours de grâce qui renferment les grandes révélations de la CENI et bien-sûr de Joseph Kabila président en exercice, pour transformer ce processus et ces élections qui persistent à vouloir mener vers un paroxysme morbide le pays tout entier.

La Pros.