Les choses sérieuses commencent. Elections 2018 : les listes définitives attendues aujourd’hui !

Les choses sérieuses commencent. Elections 2018 : les listes définitives attendues aujourd’hui !

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*Au total, 21 candidats sont engagés dans la course à la Présidentielle 2018. Dès le départ, sur 25 inscrits, la CENI avait retenu 19. Puis, après l’examen des recours, la Cour Constitutionnelle a, quant à elle,  repêché Samy Badibanga Ntita et Marie-Josée Ifoku. Tandis que Bemba, Muzito, Antoine Gizenga et Jean-Paul Moka ont été, de manière définitive, recalés.  Ils rejoignent ainsi au banc de touche, Moïse Katumbi Chapwe  qui, après tout, n’aura pas été autorisé à fouler le sol congolais, ni à faire déposer sa candidature, comme cela avait été, pourtant,  initialement annoncé par Delly Sessanga, le Secrétaire Général d’Ensemble pour le changement. Quoi qu’il en soit, la CENI publie les listes définitives des candidats à la Présidentielle et aux législatives nationales aujourd’hui, le 19 septembre 2018, conformément à son calendrier.

Donc, les carottes sont cuites. En dépit du débat, si houleux soit-il, sur la machine à voter, la mise en œuvre des mesures de confiance en termes de décrispation politique, d’ouverture de l’espace des libertés individuelles et collectives, de garantie de participation à chances égales des candidats et, surtout, du fichier électoral à virus des électeurs sans empreintes digitales   et de la redynamisation de la CENI, selon que l’Accord de la Saint Sylvestre l’avait ainsi recommandé, sous la barbe des Evêques, les choses semblent bouger autrement.

La CENI, faisant fi de tous les appels à l’abandon de cette machine à l’usage controversé, fonce à une vitesse de croisière. Pendant ce temps, alors que le climat politique demeure tendu, comme il fallait s’y attendre, les jours passent vite, voire très vite. A tel point que tous les Etats-Majors sont vraiment en ébullition.

Au Front Commun pour le Congo, plus rien ne peut empêcher, retarder, ni bloquer le processus électoral. Tout ce qu’il faut, de l’avis des sociétaires du camp actuellement au pouvoir, c’est de se préparer pour les empoignades électorales du 23 décembre 2018. Les affaires du dialogue ou du consensus ne sont, de ce point de vue, que pure baliverne.

Mais, dans les rangs de l’Opposition, toutes les batteries sont mises en action, pour défaire la CENI de l’idée d’organiser les élections avec la machine à voter.

Concrètement, sans dire comment, les Opposants multiplient, à tout le moins, des réunions. Tout récemment, en effet, Katumbi, Bemba, Muzito, Kamerhe, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et, même, un certain Antipas Mbusa Nyamwisi concoctaient quelques stratégies à Bruxelles.  Un peu après, l’on a entendu parler d’autres rencontres à Waterloo, avant que l’ANC, s’introduisant furtivement  dans l’arène politique congolaise, n’y apporte du sien, en flirtant avec quelques-uns de ces Opposants radicaux.

Parallèlement, les Evêques ont vu Edgar Lungu de la Zambie alors qu’au même moment, Didier Reynders discutait, à sa manière, avec Joâo Lourenço, le tout nouveau Président Angolais qui, depuis quelques jours, détient l’essentiel des arcanes du pouvoir, à la fois, politique et d’Etat, dans ce pays frère et voisin. Le même Didier Reynders, parlant au nom de l’ancienne puissance métropolitaine, comme au beau vieux temps des années  60, a   continué ses contacts avec Sassou Nguesso et consorts.

A New York, Nikki Haley,  devenue la Présidente tournante du Conseil de Sécurité,  ne se montre pas pour autant tendre vis-à-vis des acteurs politiques congolais qu’elle appelle, du reste, à tout faire, pour que la participation aux prochaines élections  soit massive  et non entachée  de germes de conflictualité.

Même si, à l’en croire, l’exclusion de certains candidats de la course à la présidentielle 2018  répondrait, selon elle,  à quelques agendas cachés, elle n’est, cependant, pas disposée à acquiescer l’hypothèse d’un  probable report de ces  élections au-delà du 23 décembre 2018.

A tout prendre, entre le travail titanesque attendu de la CENI pour l’effectivité de ces élections, les moyens faramineux à la charge exclusive du gouvernement congolais, la nécessité de négocier un dernier virage avec la classe politique se fait de plus en plus sentir. Loin d’être devin, ni prophète, la simple exégèse de la situation politique du moment fait peur.

Déjà, l’Opposition, celle-là même qui, il y a quelques années, lorsque le mandat du Président Kabila            avoisinait le 20 septembre 2016, avait fait couler beaucoup d’encre et de salive, peut toujours, contre toute attente, regimber en rééditant le même exploit  hideux.  En dehors d’un meeting  annoncé pour le 29 septembre prochain, elle envisage toute une litanie d’autres actions de grande envergure. Le Comité Laïc de Coordination qui avait, lui aussi, mis un bémol sur les activités, aurait tendance à refaire surface.

L’on craint, dans ce cas comme dans bien d’autres, la résurgence de la logique de la confrontation ou du chaos  avec ses effets tragiques pervers  et ses soubresauts aux conséquences imprévisibles.

Où va-t-on ?

Comment alors gérer la situation ?  Et, finalement, quelle pourrait être l’issue définitive ? Que des questions à mille inconnus…Apparemment, des étincelles risquent de recommencer.  D’ailleurs, mieux que quiconque,  les sémiologues lisent déjà des signes avant-coureurs dans le firmament politique congolais. Qu’en pense Kabila, le garant de la nation ? Comment sauver le peuple congolais des affres d’un nouveau cycle de violence avant, pendant ou après les élections tant attendues ? Voilà la question à laquelle tous les acteurs politiques, quelques que soient leurs tendances, doivent répondre.

LPM

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