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Aspirine électorale?

Aspirine électorale?

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‘‘Le comprimé’’, avant d’être démodé, décoiffait, jusqu’à être consacré comme titre phare de l’un des meilleurs tubes d’Antoine Agbepa alias Koffi Olomidé. Ladite chanson n’est que trop connue pour y revenir. Mais, ici, pour mettre les points sur les “i”, aspirine fait référence finalement à la molécule administrée au mal politico-électorale de la République Démocratique du Congo depuis le 5 novembre 2017 via le calendrier électoral. Oui, il s’agit bien de ces élections en vue et attendues depuis avant le 19 décembre 2016.

A en croire le tableau que présente actuellement le ciel politique congolais, si le mal électoral au pays était le  paludisme, les élections du 23 décembre passent plus pour l’aspirine que la quinine et autres antipaludéens. Pas convaincu de cette lecture? Tenez! Comment les élections en cours, voulues pourtant irréversibles, peuvent résoudre la crise alors qu’elles sont porteuses des germes de contradiction en amont sur la machine à voter dite machine à tricher par les uns et simple imprimante à bulletin par d’autres ; sur le fichier électoral où près de dix millions d’enrôlés n’ont pas d’empreintes et sont qualifiés d’électeurs fictifs par l’Opposition ; sur l’inclusivité du processus conduit par les barbouzes de la Commission Electorale Nationale Indépendante? Cette interrogation fait couler encre et salive dans les QG politiques, antichambre et même aux coins des rues à Kinshasa et ailleurs. De la fièvre électorale prévisible à l’aube de la campagne, de l’électricité se concentre dans l’air. Contre une parodie électorale en décembre, le Comité Laïc de Coordination -CLC- hausse déjà les enchères et rien n’indique que les opposants, ce 29 septembre, avec ou sans candidat commun à la présidentielle, ne vont pas mordre à ces sirènes maintenant que le Gouverneur de la Ville-Province de Kinshasa a pris acte de la tenue de cette manifestation politique. Des évidences s’imposent sur les enjeux politiques de l’heure. Un, puisque la centrale électorale, le Gouvernement central et le Raïs le disent,  sauf imprévu de taille, il y aura élections le 23 décembre 2018. Secundo, puisque de Katumbi à Bemba en passant par l’Udps/Limete et l’UNC à GB, crédibilité et inclusivité des élections posent problème, il sied de prédire une contestation postélectorale. Donc, un choc de différentes logiques est en vue. Si d’usage, l’on croit que du choc d’idées jaillit la lumière, de ce choc-là, Dieu seul sait ce qu’il en sortira. Mais, le schéma des élections de décembre paraît  à ce stade comme aspirine cache-douleur du mal électoral né en 2016 plutôt qu’une pilule thérapeutique. Certains grattes papiers subodorent que la thérapie sera d’actualité lors de la gestion dès janvier 2019 de la chose publique par celui qui aura été consacré Président par la CENI puis la Cour Constitutionnelle.

La question de qui prend la Primature pourrait être donc de nouveau mise sur la sellette. Ce fantôme roderait déjà dans les âmes de plus éclairés à l’Opposition. Opposition radicale et modérée ont des voies prédestinées face à cette problématique, mais le sujet est à débattre lorsque le temps l’exigera. Pour l’instant, cap sur les élections à venir.

La Pros.

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