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Bemba, Katumbi et Muzito face au real politique. Candidature unique : le choix s’impose à l’opposition !

Bemba, Katumbi et Muzito face au real politique. Candidature unique : le choix s’impose à l’opposition !

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Il est clair que si la grande révélation qui fait impatienter tout le monde rate d’être faite aujourd’hui ou demain, il n’en demeurera pas moindre qu’elle soit faite, peu avant le début des propagandes prévues le 22 novembre dans le calendrier électoral. Quelques heures avant le meeting de l’opposition le samedi 29 septembre, l’on se questionnait pour savoir, qui de Bemba, Katumbi, Tshisekedi, Kamerhe ou Muzito prendrait la parole de prime abord pour dompter tous les militants confondus et fondus dans la masse qui regorgeait autant de partis politiques de l’opposition, pour la toute première fois de l’histoire, en RDC. En lisse, il en reste encore deux, qui portent le flambeau de l’espoir de cette opposition au cas où, les élections se tenaient de toute évidence en décembre comme le confirme à fortiori le Président de la CENI Nangaa Corneille. Pour les autres, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito puisqu’ils ont appris à voler la vedette aux autres opposants, le choix s’impose. Car, face au real politique, autant éviter le manichéisme et faire preuve de responsabilité si vraiment toutes les réunions faites à l’extérieur du pays, épinglées de moult tentatives de come-back au pays, dans le cas de Moïse Katumbi, étaient des signes avant-coureurs du témoignage de leur passion pour l’alternance avec alternative, au sommet de la nation.

Sur la piste politique en République Démocratique du Congo, les acteurs ne se voilent plus le visage. Tous, de la majorité comme de l’opposition ont les regards rivés vers l’horizon 23 décembre de tous les enjeux. Dangereux puisqu’autant qu’un chômeur manque de quoi relier les deux bouts du mois, le pouvoir et l’opposition ne trouvent toujours pas de terrain d’entente autour des élections qu’ils ne veulent étonnement pas reporter. Bizarre.

A l’opposition, le choix s’impose. « On verra, on verra qui gagnera… » La course de la séduction pour mériter d’être choisi continue de faire essouffler Fatshi et Kamerhe, deux actuels bourreaux que cette opposition a planté sur la liste définitive de présidentiables, après les expulsions de Bemba et Muzito à la Cour Constitutionnelle.

Bien que l’information aura fait une flopée de contestations, la CENI autant que la Cour Constitutionnelle qui a tranché en dernière position, ont pu braver la tempête. Actuellement au-delà des contestations, il faut ajouter des stratégies sur les désirs. Et oui ! Si Bemba a eu à anticiper la question il y a quelques jours en révélant qu’il soutiendrait le candidat de l’opposition avec qui il signerait un accord, il va de soi que Muzito et Katumbi suivent l’exemple et élucident leur pensée chacun.

Pour background, c’est à la place triomphale que projetait depuis, l’opposition de tenir son meeting. Une occasion pour eux, de humer de l’air qu’a humé lors de son dernier meeting, l’opposant historique Etienne Tshisekedi, satanisait le médiateur Edem Kodjo.

A moins que cela ne soit dans le strict respect de tactique de l’opposition, ces acteurs qui en exigent un trop à la CENI et son processus électoral, ont tout intérêt de sortir le grand jeu, dans les derniers instants, pour affronter les autres candidats.

Scénarios

Les déroulements des évènements on habitué la masse à s’attendre à tout. Admettant que Kamerhe soit le choix des leaders de ces partis de l’opposition, des bouches fouilles-merdes révèlent qu’il sera difficile pour les militants de suivre. Pourquoi difficile à dire, mais le simple refus d’un parti de soutenir le candidat unique de l’opposition n’amènerait-il pas une crise dans cette opposition ? Ardu à dire. Le scénario qui semble porter des fruits, est celui de voir Fatshi représenter cette frange de l’opposition. Avec un peu de chance, il pourra faire le poids face au dauphin de Joseph Kabila que tout le FCC porte sur les épaules.

Seulement pour en arriver à ce point, il faut choisir l’un des deux. Si le choix semble s’éclaircir encore davantage, autant le dire aujourd’hui, puis revoir le sujet de crédibilisation du processus électoral à problème puis que c’est de son amélioration ou pas que dépendra la suite logique des choses.

Marco Mongolu