Réalisateur du film «Trouble», Dan Scott : «nous devons professionnaliser le cinéma en Afrique avant d’espérer de l’aide de l’Etat»

Réalisateur du film «Trouble», Dan Scott : «nous devons professionnaliser le cinéma en Afrique avant d’espérer de l’aide de l’Etat»

This post has already been read 536 times!

Jeune, dynamique et engagé, Dan Scott est parmi les réalisateurs africains qui montent et s’affirment dans le domaine du cinéma. Ce congolais de Brazzaville a fait ses preuves et a apporté son expertise dans plusieurs clips vidéo des grandes stars de la musique. Curieusement, ses réalisations sont très connues que sa personne. A la fois chasseur d’image- scénariste et producteur, Dan Scott qui dirige la maison « SM Studio », vient de signer son premier long-métrage. « Trouble » est le titre principal de son film qui consacre son entrée dans l’univers du 7ème art africain. Cette œuvre cinématographique a fait l’objet d’une interview avec le journal kinois La Prospérité au cours de laquelle le réalisateur a pris soin d’expliquer au public quelques détails sur son film dont la sortie est pour bientôt.

Suivez-le :

La Prospérité : Que peut-on retenir de votre personne ?

Dan Scott : Humblement ! Dan Scott est l’un des jeunes réalisateurs les plus en vogue du Congo Brazzaville. Par la grâce de Dieu,  j’ai obtenu plusieurs prix et travaillé avec des grandes stars de la chanson des deux Congo mais aussi des artistes d’ailleurs.

La Pros. : Parlez-nous de ce film (synopsis)?

DS : Merci pour l’intérêt porté à mon nouveau projet consacré  à «Trouble» qui est le titre phare de mon premier film. En effet, il s’agit d’un court métrage dont la paternité me revient, car j’ai, à la fois, rempli le rôle de producteur et réalisateur.

La Pros. : Pourquoi donnez-vous à votre premier né dans le cinéma ce titre «Trouble » ?

DS : Parce que nous avons réussi à développer un scénario assez perturbant. Rien n’est linéaire. Tout au long du film, il y a des changements d’ambiances entre quiétude et angoisse.    

La Pros. : Qui en est l’acteur principal ?

DS : Le premier rôle d’acteur est incarné par Michael Thamsy, un Congolais qui n’est pas à son premier coup d’essai. A côté de l’acteur principal, nous avons aussi Amelda Maboueki et Mira Loussi qui sont des cinéastes talentueux.

La Pros. : Qu’entendez-vous véhiculer comme message à travers cette œuvre cinématographique ?

DS : Le synopsis du film sera dévoilé en même temps que la bande d’annonce. Ce sera la meilleure occasion pour le public de découvrir le type de message que nous voulons véhiculer à travers le cinéma. Mais, je peux déjà  vous  dire que c’est du pur divertissement.

La Pros. : Où et quand est-ce que le film a été tourné ?

Le film a été tourné, il y a 3 mois à Pointe Noire, qui est  la 2ème Ville et Capitale économique de la République du Congo- Brazza.

La Pros. : A quand la sortie officielle du film et sa première projection à Kinshasa?

DS : La date de sortie n’est pas encore officialisée. Non pas parce qu’on n’est pas sûr mais rassurez-vous que tout sera dévoilé dans notre plan de communication comme les pièces d’un puzzle. Raison pour laquelle, on a débuté par la publication de l’affiche sans plus. En ce qui concerne Kinshasa, nous avons bel et bien l’intention d’y faire un tour. Faire la projection de mon film dans cette grande Capitale constituera un autre défi pour moi, après avoir travaillé avec Fabregas, Fally Ipupa, F-Victime et Koffi Olomidé. Mais, je crois la date vous sera divulguée ultérieurement. 

La Pros. : Dans quelle condition avez-vous réalisé ce film et quelles sont les difficultés rencontrées pendant le tournage ?

DS : En Afrique, malheureusement,  il n’y a pas que le cinéma qui souffre de plusieurs maux. J’ai réussi au moins à me battre seul pour rassembler les moyens techniques, humains et financiers pour réaliser ce projet. Evidemment, on a rencontré certaines difficultés que je ne préfère pas énumérer ici. Car, nos making-off seront disponibles au public, au moment opportun.  Qu’à cela ne tienne, on a réussi à tirer notre épingle du jeu à chaque étape, et on n’est pas complètement sorti de l’auberge dans la mesure où le film n’est pas encore diffusé.

La Pros. : Avez-vous un message à adresser aux cinéphiles et surtout aux dirigeants africains  qui négligent le cinéma qui est l’expression originale de la culture d’un peuple ?

DS : A tous les amateurs, connaisseurs et amoureux du cinéma africain, mon souhait est de vous voir manifester votre attachement autour des œuvres made in Africa. Plus on en parle, plus l’engouement s’installe. Quant aux dirigeants, je n’ai aucun message à leur adresser à ce sujet. Certes, la culture est l’ossature identitaire d’un pays mais à nous les acteurs de ce mouvement de bousculer les choses de façon professionnelle avant d’espérer de l’aide.

Propos recueillis par Jordache Diala

Contactez-nous !

  • Editeur - Directeur Général :

    Marcel Ngoyi



  • Phone: +243818135157
  • Mobile: +243999915179
lgo-data-consult Site web réalisé par dataconsult-rdc.com