Rififi autour du processus électoral. RDC : le Conseil de Sécurité de l’ONU pour des élections à large consensus

Rififi autour du processus électoral. RDC : le Conseil de Sécurité de l’ONU pour des élections à large consensus

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Hier, dimanche 7 octobre 2018, la délégation du Conseil de Sécurité en séjour au Congo-Kinshasa a animé une conférence de presse au siège de la Mission Onusienne au pays. Aux termes des consultations à Kinshasa avec les parties prenantes au processus électoral en République Démocratique du Congo, l’heure était aux grands avis. A la fin de sa mission de deux jours à Kinshasa, il ressort de ce point de presse que le Conseil de Sécurité appelle les parties prenantes à dialoguer pour parvenir à une entente sur les sujets qui fâchent notamment, la machine à voter et le fichier électoral. «Nous n’avons rien laissé sous la table. Nous avons évoqué toutes les questions avec tous nos interlocuteurs dans la plus grande  transparence. La machine à voter a été évoquée. Nous avons rappelé la position du Conseil de Sécurité et appelé par le dialogue à trouver les voies d’un consensus le plus large possible permettant de créer les conditions d’élections réellement crédibles et transparentes se déroulant dans un climat apaisé», a dit François Delattre, Ambassadeur, Représentant permanent de la France auprès de l’Organisation des Nations Unies.

Du Président Kabila à la CENI en passant par les têtes couronnées de l’Opposition, la délégation du Conseil de Sécurité des Nations Unies au pays de Lumumba n’a pas manqué d’évoquer des questions de l’heure. Ainsi, ladite délégation balançant les contradictions qui perdurent s’est exprimée en faveur des pourparlers censés baliser les voix et accorder les violons car, le 23 décembre 2018, après des années d’attente, le peuple congolais avait droit d’aller s’exprimer dans les urnes afin de couronner de nouvelles autorités au pays. En effet, face à l’absence de consensus sur l’usage de la machine à voter qui fait couler encre et salive et, par ailleurs, fait l’objet d’une campagne lancée dimanche 7 octobre 2018 par le Comité Laïc de Coordination.

Pour François Delattre, “il est crucial que les élections soient transparentes, apaisées et crédibles”. D’où, faut-il en amont que les vues soient harmonisées et qu’un consensus soit dégagé. Il sied de signaler que la mission du Conseil de Sécurité s’est achevée dimanche 7 octobre 2018.

Une fenêtre ouverte ?

A l’issue du dialogue CENI-Candidats Président, il ressort, malgré les dissonances, qu’une commission technique est en marche afin d’essayer d’accorder les violons autour des dossiers à problème des élections à venir notamment, la machine à voter et le fichier électoral. Ce mercredi 10 octobre 2018, une deuxième rencontre est prévue. Et, face aux appels de la CENCO comme à présent du Conseil de Sécurité via sa délégation,  des observateurs se demandent si la commission technique en vue ne serait pas cette petite fenêtre ouverte pour baliser la tenue des élections apaisées et crédibles. Soit ! Mais, du côté de la CENI, Nangaa a déjà précisé les choses. “La commission technique, selon lui, ne vient pas pour négocier les décisions de la CENI. Elle vient pour procéder aux vérifications approfondies qui ont été exigées par les recommandations de l’OIF et de la Fondation britannique en ce qui concerne la machine à voter”.

La Pros.

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