Conseil de Sécurité : la RDC au menu ce jeudi 11 octobre !

Conseil de Sécurité : la RDC au menu ce jeudi 11 octobre !

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Il y a de la suite dans les idées du suivi de ce qui se passe au Congo-Kinshasa. En effet, après la 73ème session de l’Assemblée Générale de l’ONU, les entretiens Kabila-Guterres et même la descente de la délégation du Conseil de Sécurité à Kinshasa, le pays de Lumumba sera de nouveau au menu des discussions à New York, siège des Nations Unies. ‘’La RDC sera au programme de travail du Conseil à New York. Il s’agira d’aborder la situation générale dans le pays avec la présentation du rapport trimestriel du Secrétaire général de l’ONU qui couvre la période allant de fin juin à fin septembre. La Représentante spéciale du Secrétaire général en RDC, Leila Zerrougui, interviendra lors de cette session par vidéo conférence depuis Kinshasa. La session sera retransmise en direct, à partir de 15 heures, heure de Kinshasa, sur le site web de l’ONU’’, a confirmé hier Florence Marshall, porte-parole de la Monusco, lors de la conférence de presse de cette mission onusienne au Congo-Kinshasa. Que pourra attendre l’opinion tant nationale qu’internationale de ce énième rendez-vous ? Si, selon la Monusco, ces assises passeront en revue ‘’la situation politique, sécuritaire et humanitaire’’, in globo, il va sans dire que le politique pourrait primer sur tout. Ce, puisqu’à l’aube des élections du 23 décembre et du go de la campagne électorale, les contradictions sur la scène politique quant au processus électoral restent de plus poignantes.

MAV et fichier électoral

L’usage, lors des scrutins du dimanche 23 décembre, de la MAV, entendre Machine à voter, de même que la problématique du fichier électoral corrompu, restent des sujets préoccupants à Kinshasa et les recoins de la République Démocratique du Congo. Lors de son passage à Kinshasa, la délégation du Conseil de Sécurité, après échanges avec les parties prenantes au processus électoral au pays, des autorités gouvernementales à celles de la CENI, en passant par les têtes couronnées de l’Opposition, avait fini par appeler à un dialogue autour des dossiers qui fâchent notamment, la MAV qui fait couler encre et salive. Et, puisque l’appel est tombé juste à quelques heures de l’annonce d’une mise en place d’un comité technique par le tandem CENI-Candidats présidents, une certaine opinion entrevoyait là une belle perspective d’harmonisation malgré les dissensions persistantes.

Désillusion ?

Ces espoirs d’hier sur cet horizon semblent être douchés depuis l’électrique seconde rencontre entre Nangaa, Basengezi, Kalamba et les Fayulu, Kamerhe, et autres. Oui, parce que le tête-à-tête de ce mercredi 10 octobre 2018 aura connu une fin en queue de poisson comme disent ceux qui ont bien appris le latin. Alors qu’ils sont menés eux et leurs experts sur un débat technique autour du fichier électoral dit infecté de millions d’électeurs fictifs ainsi que la machine à voter qualifiée de machine à voler, la grande partie des opposants candidats à la présidentielle du 23 décembre 2018 a prôné un débat, avant tout juridique, sur le recours même à la machine à voter qui ferait des joutes de fin d’année, le mode de vote électronique. Chose non prônée dans le corpus des lois du pays.  Voilà une position tranchée, menée par les opposants qui a fini par faire capoter les concertations. Alors que ces opposants ont pris part au face-à-face avec la CENI pour claquer la porte aux nez d’un Nangaa au ton infléchi, Madame Marie- Josée Ifoku, également prétendante à la magistrature suprême, avait opté pour le boycott même de la rencontre. Cette Dame a justifié son acte en confiant ‘’qu’aller à une réunion avec la CENI est une perte de temps dans la mesure où les recommandations de la première n’ont jamais été mises en œuvres. Notamment, le retrait de la machine à voter, le traitement équitable des candidats, la diffusion des éléments de tous les candidats sur la chaîne nationale et tant d’autres. Aller à cette réunion ressemble à une promenade touristique ‘’.  Même si la CENI s’est voulu rassurant, il saute aux yeux que les espérances de voir le duo centrale électorale-candidats à la présidentielle boite, surtout qu’aucune date n’a été avancée pour le troisième exercice.

Qu’attendre de l’ONU ?

Pendant qu’à 15 heures, heure locale, sauf imprévu, les regards seront rivés vers New York, l’opinion s’interroge sur ce qu’il faudra attendre de l’ONU. Entre appel depuis les Usa à un dialogue sur la MAV et le fichier, message lâché déjà à Kinshasa par la délégation du Conseil de Sécurité, et formulation des recommandations dans une résolution à venir, les observateurs pronostiquent. Seulement, une fois encore, comme le disait Lumumba, l’histoire du Congo, de l’Afrique, devra s’écrire au Congo même et au-delà en Afrique par des africains. D’où, par un sursaut d’orgueil au lieu d’attendre un ‘’l’ONU l’a dit’’, il y a lieu de voir les politiques congolais faire un sursaut patriotique pour dépassionner le débat et trouver une voie de sortie de crise.

Danny Ngubaa

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