Santé mentale de l’enfant congolais. CNPP : le Pr Mbiya et son équipe proposent des pistes de solutions

Santé mentale de l’enfant congolais. CNPP : le Pr Mbiya et son équipe proposent des pistes de solutions

This post has already been read 357 times!

Le 10 octobre de chaque année, le monde célèbre la bonne santé mentale. En marge de celle-ci, l’équipe  de l’Unité de soins et de recherche en Psychiatrie Infanto-Juvénile, l’un des pavillons du Centre Neuro Psycho Pathologique-CNPP- à Kinshasa, par le biais de son chef, le Professeur Florence Mbiya Muadi, a reçu votre Quotidien, pour un échange sans tabou. ‘’Jeune et santé mentale dans un monde en évolution’’, c’est  la thématique pour cette année. A celle-ci, lors de cet entretien, il était question de saisir les quelques pistes de solutions  pour sortir la jeunesse  congolaise du  marasme mental proposées par l’hôte. Et, tout en mettant une apostrophe sur la santé mentale de l’enfant congolais, le Pr Mbiya a répondu aux questions acérées de La Prospérité. ‘’Négliger la santé mentale  des  enfants et les faire dépister tardivement sont  des attitudes qui se retrouvent à la base du raté du développement normal de ces derniers qui deviennent victimes de certaines maladies plus tard dans la vie’’, a indiqué ce Professeur expert dans la Psychologie de l’enfant et de l’adolescent à l’Université de Kinshasa.

Solutions 

Voici les pistes de solutions que proposent Florence Mbiya Muadi et son équipe pour nourrir la santé mentale des jeunes. Il faudra un,  rendre effective l’éducation pour tous. Cette dernière serait  un moyen, estiment-ils, d’occupation de tout jeune pour éviter le dérapage. Deux, mettre des garde-fous. A ce niveau, le législateur congolais est appelé à voter des lois pour la protection de l’enfant et veiller à l’application tout en se fixant des objectifs. Trois, veiller au sens  de responsabilité des parents. Ici, si un enfant manifeste des troubles de conduite sociale ou santé mentale, il  vaudra mieux, selon leurs recommandations, l’orienter vers les structures spécialisées pour une rééducation  sociale. Quatre, sensibiliser sur la protection de  l’enfant par la famille.

Appel

Ils ont profité, lors de ce face-à-face, pour interpeller particulièrement le Gouvernement et les parents. ‘’Je voudrais d’abord que les parents  et le Gouvernement  prennent au sérieux leurs responsabilités par rapport  aux jeunes. Parce que très  souvent, le problème de santé mentale  que développent les jeunes  sont les résultats  de situation  qu’ils vivent dans  leurs milieux: familiaux et environnementaux et cela provoque un  problème de santé  mentale’’, explique cette  spécialiste en Psychologie de l’enfant et de l’adolescent. Face à l’actuelle situation sévissant au sein de la jeunesse congolaise notamment, la prise de la boisson alcoolique appelée communément ‘’Zododo’’ et le phénomène ‘’Ujana’’, Florence Mbiya Muadi et  son équipe n’ont pas maqué de placer quelques mots allant dans le sens des recommandations ci-haut explicitées.

Rappel

L’unité de soins et de recherche en Psychiatrie Infanto-Juvénile comporte une équipe multidisciplinaire composée  de : médecins, infirmiers, psychologues, assistant social, logopède, éducateurs, cuisinière. Cette unité résout une panoplie de cas,  renseigne Florence Mbiya. De ce fait, au sein de cette unité, tout enfant venu pour des soins sort  guéri, à la grande satisfaction de ses responsables  et toute l’équipe soignante, a-t-elle renchéri. Par un coût dérisoire, l’Unité de Soins et de Recherches en Psychiatrie Infanto-Juvénile apporte un soulagement à ses patients. Un vibrant appel est  lancé à tous les parents et tuteurs à orienter leurs enfants au sein de cette  unité se trouvant  au sein du CNPP pour des résultats rassurés, a conclu ce professeur de l’Université de Kinshasa.

Lambert Saïdi

Contactez-nous !

  • Editeur - Directeur Général :

    Marcel Ngoyi



  • Phone: +243818135157
  • Mobile: +243999915179
lgo-data-consult Site web réalisé par dataconsult-rdc.com