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Quiproquo !

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Tout le latin du monde mis sur papier pour peindre la situation politique actuelle en République Démocratique du Congo ne pourra que mettre à nu une et une seule chose. Savoir qu’au pays, deux logiques s’affrontent avec, en vue, la juteuse récompense de rafler l’imperium. Les politiques, naturellement en cette période des élections, bavent comme jamais. La résultante de cet état d’esprit est toute naturelle. Sur l’agora politique, c’est rien de moins que la guerre qui se trouve d’actualité. Il faut se le dire. Et, au feu des contradictions autour de la MAV (Machine à voter) et le fichier électoral, l’heure du forcing semble sonner sur fond de deux logiques. Un, de l’Opposition aile dure. Deux, du FCC et compagnie. Les uns soutiennent la CENI dans sa logique de foncer avec le processus électoral dans les conditions actuelles. Tandis que les autres crient halte pour une rectification d’usage afin de crédibiliser, véritablement, les élections du 23 décembre, en ôtant la machine à voter et radiant les électeurs sans empreintes dans le fichier électoral. La collision de ces deux courants, d’ici le 23 décembre, est redoutée. Surtout, pour ses effets scrofuleux sur les joutes attendues depuis 2016.

Le ton monte déjà à l’Opposition où les Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe, Bemba Jean-Pierre, Martin Fayulu, Moïse Katumbi, et Freddy Matungulu, à moins de 45 jours du lancement de la campagne électorale, haussent le ton et programment ainsi des manifestations des grandes envergures sur toute l’étendue du territoire national pour contester le fichier électoral et la machine à voter à laquelle s’accroche Nangaa, avec le soutient assumé du FCC, qui refuse toute discussion juridique autour de cet outil. C’est même cet aspect qui a planté la dernière réunion CENI-Candidats à la présidentielle 2018. Ce week-end, le langage des actions de terrain sera d’usage pour les opposants qui comptent faire un meeting populaire à Lubumbashi où, certainement, Kyungu wa Kumwanza jouera un grand rôle de mobilisation comme d’habitude.  Après cette manifestation, c’est une marche grandeur nature de protestations qui profile à l’horizon ce 26 octobre 2018. Pendant ce temps, le son de cloche de New York, donc de l’ONU, sur la situation congolaise est attendu et l’OIF qui, loin de simplement de réunir des francophiles, devient une grande institution d’observation électorale, est en pleine 17ème sommet. Qu’est-ce qui peut bien sortir de ces dernières manœuvres ? Est-ce que cela saura rectifier le cap du processus électoral dans le temps ? En effet, c’est ce 22 novembre que la campagne électorale devra être lancée pour 30 jours avant que le jour-j des scrutins, le 23 décembre, arrive. Les regards scrutent le Ciel politique congolais qui s’étale aux yeux sans confier le secret du lendemain, mais livrant au moins une certitude : ce que si rien n’est fait pour harmoniser les vues d’ici le 23 décembre, il y aura collision des logiques. Les politiques ne peuvent-ils pas se surpasser ? Cette collision est-elle obligatoire ?

 

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