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Illusion d’optique !

Illusion d’optique !

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Il n’y a que trois résultats en football. La victoire. Un match nul. Une défaite. Voilà tout. Si, de bien de manières et à bien d’égards la scène politique rivalise d’ardeur avec tant un terrain de foot qu’un ring de boxe, la comparaison avec le football, l’image des penaltys signée Katumbi est encore dans les esprits, il n’est pas aisé de trancher qu’en politique, après match, il y a eu un nul, une victoire ou une défaite. Faut pas trop se triturer les méninges, c’est encore là un beau coup de la magie de cet art de gérer la Cité, hier, la République, aujourd’hui. Cependant, dans le cadre de la bataille des tranchées en vue de la course électorale de Novembre-Décembre 2018, l’agora politique laisse croire que certains sont convaincus de remporter une victoire quasi promise par Elohim Yahvé lui-même. Pas convaincu ? Les arguments sont simples à détecter et sautent à l’œil de tout bon voyeur à moins d’être un y-vois-rien. Tenez ! Primo, prenons la Commission Electorale Nationale Indépendante qui, à en croire des opposants, parait vouloir organiser ses élections à elle sans tenir compte des parties prenantes, exception faite du FCC avec qui les violons paraissent toujours accordés. Juste une question : est-ce que la CENI peut organiser des élections en cas de refus de vote des électeurs et de participation des éligibles ? Peut-elle vraiment tenir des joutes qu’avec des candidats du FCC et les dire crédibles ? N’est-ce pas là le lit d’une crise postélectorale aguerrie ? Bien. De ce point de vue, la démarche sans cesse de concilier les vues par rapport au processus électoral malgré vent et marrée semble être ce qu’il y a à faire. La CENI dans ce match électoral n’a ni victoire à avoir, ni défaite à encaisser même pas pour un nettoyage du fichier électoral et le recours au vote papier en ultime palliatif à la machine à voter qui divise. Cette donne n’est pas transposable pour les politiques rangés en camps tant derrière les lignes du FCC que du côté de l’Opposition où les clivages éclatent peu-à-peu au grand jour avec les dernières prises de position de l’Udps et autres sur l’usage de la machine à voter. En effet, dans la logique de chacun pour soi et ‘’tous pour un’’ chère jadis aux mousquetaires de la France des Rois Soleil et Cie, les politiciens, eux, livrent un match où le verdict quoique toujours discutable peut atteindre une masse critique afin d’avoir une cote la classant dans le registre défaite, victoire et nul. Qui remportera la présidentielle 2018, si élections il y a ? Qui aura par après et par devers les alliances la Primature ? Qui aura l’Assemblée Nationale et qui le Sénat ? Voilà, souvent, des marqueurs d’un match politique assaisonné par les élections en perspectives. Seulement, est-ce là une bonne manière de percevoir les choses ? N’est-ce pas que seul le bien du peuple congolais devrait être l’ultime marqueur ? Si, tout calcul et passe d’armes enregistrés, un tel gagne ceci, l’autre cela, quels sont les biens destinés au peuple, aux congolais qui ne peuvent être Président, Ministre, Député, Sénateur, et Cie ? Penser que les politiques et leurs fratries peuvent se payer part belle de tout et tout le temps, glissement et élections compris, sans que le peuple ne donne de la voie, c’est faire une mauvaise lecture des choses à cause d’une illusion d’optique causée par une absence de contact avec le souverain primaire.

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