Médias : des Hommages de Joël Cadet à l’éditeur Marcel Ngoyi…

Médias : des Hommages de Joël Cadet  à l’éditeur  Marcel Ngoyi…

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Je l’ai connu par sa plume avant de le voir. Je suis assistant à l’Unilu, je lis un journal dont la devise est :”Je préfère que tu prospères à tous égards…” tirée de 3 Jean 1-2. Riche en vocabulaire, il signe un éditorial : ”Le Rasoir”.

Le style est simple, limpide, digestif, mais riche en enseignements. Quand je lis son éditorial, non seulement que je dois apprendre beaucoup de leçons à la fois, autant en politique, en journalisme qu’en sociologie, mais aussi, je dois ajouter un mot à mon vocabulaire, une formulation à mes ”attaques” dans ma manière d’écrire pour moi qui venais de l’ACP où j’ai appris à écrire peu,-dépêche- pour tout dire.

Mais,  La Prospérité m’apprend. Il est représenté à Lubumbashi par une équipe de trois journalistes dont une internationaliste (qui a traversé le voile. Paix à son âme). La correspondante, se charge de m’apporter régulièrement un numéro qu’elle m’oblige d’acheter. Je me sens obligé parce que je dois apprendre.

C’est tard qu’un jour, on est convié pour recevoir une délégation des journalistes venus de Kinshasa, que je vais découvrir l’homme.

Taille moyenne. Masse de boss. Voix imposante. Doux, mais exigeant dans son regard. Il écrit différemment son nom : Ngoyi au lieu de Ngoie que l’on connait au Katanga à l’époque.
Il parle franc avec un accent pointu, comme s’il voulait bégayer. Que non. Vous sentez que c’est quelqu’un qui réfléchit beaucoup avant de sortir un mot. Il doit se rassurer que ce mot portera bonheur plutôt que du mal.
Il me rappelle un conseil d’un de mes encadreurs: “Quand tu parles, il faut avoir pitié de ceux qui t’écoutent”

Cordial, ouvert, crédule, Marcel Ngoyi, puisque c’est de lui qu’il s’agit, m’adopte sans beaucoup de peines. On réalise avec lui deux, trois ”coups: publi-reportages” dans le secteur minier. Il repart sur Kin-. Les journaux arrivent, il demande à sa collaboratrice de penser à moi. Certains de mes articles à faire publier dans les journaux de Kinshasa passent désormais sous la signature de Kamenga.

A  mon arrivée à Kinshasa, le destin nous fait croiser dans une enquête. Aviation civile. L’homme n’est pas du genre, lorsqu’il t’a retrouvé quelque part, il doit se faire prévaloir contre toi. Non. Son journal a quitté d’être Tri-hebdo pour devenir Quotidien. Un quotidien qui reste professionnel sans ”proximité”.

C’est sur le même pied qu’il traite celui qu’il appelle ”Mon jeune frère”. La responsable de la compagnie aérienne nous reçoit. C’est Marcel Ngoyi qui gère la presse. Je suis ”gâté”.

Marcel Ngoyi est élégant lorsqu’il est votre co-débatteur dans un forum médiatique. Plusieurs fois, je l’ai rencontré dans ”Tribune de la Presse”, Dialogue entre Congolais sur la Radio Okapi.
Il vous respecte. Il vous appelle ”Mon confrère Joël”. Il contredit avec élégance et sagesse. Il ne blesse, ni n’humilie ses co-débatteurs. Il a le sens de l’honneur. autant pour lui que pour la profession.

Il respecte le présentateur. Il est succinct, concis et précis.
Ses idées, quand il les avance, c’est comme s’il lisait. Quelqu’un qui le suit à la radio, croirait qu’il lit. Parce qu’il parle avec conviction, accent pointu.

Il se fait toujours accompagner d’un stagiaire. Ce qui m’a fait convaincre de sa passion d’enseigner, de rester modèle. Pas seulement en paroles, mais en actes. Il demande à l’équipe du ”Dialogue entre Congolais” de permettre au stagiaire d’assister à l’émission. Kelly Stony Nkute ,  Samuel Katshak MuhadiaAlain Irung savent que lorsqu’il est l’invité de la Radio Okapi, il se fera accompagner dans sa Mercédès.

Ce qui fait de ses journalistes ou collaborateurs ”des meilleurs”.

Tous ceux que je connais, qui sont passés à ses pieds, écrivent très bien. Ils ont une belle main. Ils savent aussi respecter les autres: Danny Ngubaa, Kévin Inana, Judith Asina, …sont parmi les meilleurs…

Marcel Ngoyi est très solidaire. Il est toujours au chevet de ceux qui sont en difficultés. Son journal relaie toujours les alertes des organisations professionnelles sur les atteintes à la liberté de presse. Il répond toujours aux invitations de la profession. Il est comme Séverin Bamany.

Je me rappelle, il a publié plus de trois articles dans son journal, lors de l’assassinat de ma mère l’année passée. Ces articles ont été précédés de tous les communiqués que j’avais rendus publics quant à ce.
Il m’a vraiment marqué. Je ne sais quoi lui rendre pour cette marque d’amour.

C’est aussi un très bon père. Un bon responsable de famille. Il est un des rares Editeurs à avoir non seulement une rédaction logée, mais aussi et surtout il est bailleur. Propriétaire terrien. Il a une rédaction organisée.

Avec ce qu’il a ou ce qu’il est, il devrait être orgueilleux. Que non. Il reste humble, prospérant à tous égards, comme j’imagine, prospère l’état de son âme.

Je n’ai jamais appris qu’il a humilié un confrère ou a été cité dans des combines contre les confrères ou consœurs. J’ai croisé un patron d’un quotidien dans Grands Titres de Robert Ndaye Tshisense, il m’a traité d’alchaïda. Ce que ne fera jamais l’Editeur Ngoyi, qui rend honneur aux autres confrères. Il est aussi très libéral, ai-je appris. Mécène, mais en silence.

Tous ceux qui ont travaillé chez lui et qui ont quitté lui vouent un indéniable respect. Ils se limitent à louer ses mérites.

Il a un faible dans l’accoutrement: il aime des safaris… Comme sur la photo ci-dessous. Il est toujours souriant…

Peut-être qu’en vie, c’est ma dernière fois de lui rendre hommages.

Tutu, tout mon profond respect.

Joël Cadet Ndanga

Editeur d’Impact News

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    Marcel Ngoyi



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