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A 21 jours du lancement de la campagne électorale, Nangaa fonce, l’opposition réclame toujours, l’opinion sur l’usage de la machine à voter demeure jusqu’à ce jour diviser. Pas de consensus entre Nangaa, le président de la CENI et les opposants  autour de la MAV. Comme la CENI confirme avec fermeté la tenue des élections ce 23 décembre 2018, il y a deux camps avec les opinions différentes qui se pointent. Il y a, d’un côté, la majorité qui soutient la machine à voter et l’Opposition qui dit non. Que faire ? Selon  l’Accord de la Saint Sylvestre conclu le 31 décembre 2016, les élections restent irréversibles.  Que dit Nangaa ? Jusque-là, Corneille Nangaa  tient à sa décision de tenir ces élections tant attendues  le 23 décembre 2018,  comme programmé dans le calendrier électoral, avec la MAV s’il faille s’en tenir à ce délai. Ces élections semblent être paralysées puisqu’à l’aube du lancement de la campagne électorale il n’y a toujours pas de consensus sur l’outil même par lequel l’on est censé voter en République Démocratique du Congo. Est-ce une simple imprimante de bulletin de vote ? Non, crient les détracteurs de la MAV. Argument ? Ils soutiennent qu’une imprimante ne peut contenir ni une mémoire, ni un port USB. Des équipements qui aux côtés du VSAT sont incrustés dans la machine fabriquée en Corée du Sud. D’où, ces derniers estiment qu’il y a eu des arrangements particuliers entre le duo CENI-Pouvoir pour maintenir l’usage de cet outil afin de valider le ticket gagnant du candidat du Front Commun pour le Congo –FCC- avant même que vote n’ait eu lieu. En sus d’un débat technique, les arguments d’ordre juridique tombent comme une véritable pluie. Aucun aspect de la loi électorale n’accepte l’utilisation de cette machine à voter qui ferait des élections de décembre un vote électronique. Du côté du camp qui soutient la MAV, les arguments ne manquent pas. D’où, une fois de plus, au Congo-Kinshasa, les thèses s’affrontent et se neutralisent autour de l’interprétation des textes après les débats houleux sur la révision constitutionnelle de fin 2015 et sur la transition extraconstitutionnelle d’après 2016 tout en n’omettant pas les joutes de juristes sur ce principe de Mirindi sur l’immutabilité constitutionnelle.  Avec la mise à la disponibilité de la CENI d’équipements variés pour le transport des kits électoraux, l’opinion s’apaise quelque peu sur l’épineuse question du défi logistique. Seulement, l’on se demande qu’en est-il du défi d’un consensus politique ? C’est là l’exclamation, bienvenue avions, camions et autres mais après quid du consensus ?

Generose Kifukinsi         

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